Le conseil de
sécurité de l’ONU entérine la mise sous tutelle des Palestiniens
Communiqué AFPS – 21 novembre 2025
https://www.france-palestine.org/Le-conseil-de-securite-de-l-ONU-enterine-la-mise-sous-tutelle-des-Palestiniens
La proposition de
résolution américaine visant à mettre en œuvre la seconde partie du plan
Trump a été adoptée au Conseil de sécurité de l’ONU, lundi 17 novembre,
par 13 voix pour et deux abstentions de la Russie et de la Chine.
Donald Trump et les
États-Unis n’ont eu ces dernières années que mépris à l’égard de l’ONU.
Ils ont voté contre toutes les résolutions exigeant un cessez-le-feu et
l’application des ordonnances de la Cours internationale de Justice (CIJ)
par Israël. Mais ils ont soudainement retrouvé de l’intérêt pour
l’instance internationale, afin d’obtenir l’aval d’un maximum de pays.
Ce vote est une
victoire diplomatique pour Trump qui nie le droit international et
l’applications des résolutions des Nations unies. Il se caractérise par
l’absence totale d’exigences à l’égard d’Israël à qui aucun compte n’est
demandé pour ses crimes contre l’Humanité et ses crimes de guerre.
Génocide, occupation, colonisation, nettoyage ethnique, apartheid sont
totalement occultés. Cette mise sous tutelle néocoloniale du peuple palestinien
que l’ONU a entérinée est illégale, elle nie son droit à
l’autodétermination, elle viole la Charte des Nations unies.
Ce droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes est repoussé aux calendes grecques pour le peuple
palestinien : Selon l’article 2, « Une fois que l’Autorité
palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réformes et
que la reconstruction de Gaza aura progressé, les conditions seront alors
peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers
l’autodétermination palestinienne et la création d’un État palestinien. »
Un chemin qui passerait
par un « dialogue entre Israël et les Palestiniens pour
s’entendre sur un horizon politique de coexistence pacifique et prospère ».
Une fois de plus, l’oppresseur et l’opprimé sont renvoyés dos à dos alors
que le droit était dit. Le Conseil de sécurité a trahi l’application de
l’ordonnance de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, qui
exigeait la fin immédiate de l’occupation illégale et le démantèlement
des colonies.
Aucune mention du droit
au retour des réfugiés, qui représentent pourtant la moitié du peuple
palestinien. On se demande quelle est dans ce contexte la signification
réelle de la solution à deux États affirmée comme la seule solution
politique, Netanyahou venant quant à lui de rappeler son « opposition
à un État palestinien sur quelque territoire que ce soit ».
Non seulement la
population palestinienne devra encore supporter l’occupation illégale
israélienne de 60 % de la bande de Gaza, mais elle se voit imposer
la mise en place d’une administration dirigée par ceux qui ont le plus
soutenu Israël. Une force militaire relevant d’un soi-disant
« Conseil de paix » présidé par le président nord-américain,
allié militaire, économique et diplomatique d’Israël et principal
complice du génocide à Gaza. Un instrument de domination qui impose par
la force les intérêts américains et israéliens et ceux des puissances
régionales.
A contrario, il n’y
aura pas d’issue juste et durable sans un cessez-le-feu définitif et la
fin du génocide en cours, la levée du blocus, la garantie de l’accès à
l’aide humanitaire, le soutien à une gouvernance dirigée par les
Palestiniens et la garantie du droit au retour.
Enfin, cette résolution
occulte totalement la Cisjordanie, son annexion de fait et le nettoyage
ethnique à l’œuvre.
Israël a parfaitement
compris que son impunité lui est garantie pour longtemps : en moins
de 48 heures, il a commis de nouveaux massacres à Gaza et au Liban, après
avoir violé chaque jour le cessez-le-feu (plus de 300 morts depuis le 10
octobre).
L’AFPS appelle toutes
et tous à rester vigilant·es et mobilisé·es contre l’effacement du peuple
palestinien par l’instrumentalisation de l’ONU avec l’aval du monde
occidental et des États arabes. En votant cette résolution au Conseil de
sécurité, la France s’est placée du mauvais côté de l’histoire. La loi du
plus fort ne doit jamais supplanter le droit international ni les droits
humains. C’est l’esprit même de la Charte des Nations unies qui est ainsi
trahi.
Il est encore possible
d’imposer à Israël le respect des droits fondamentaux du peuple
palestinien, la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid
conformément à l’avis de la Cour Internationale de Justice et de la
résolution du 18 septembre 2024 qui impose aux États de prendre des
sanctions à son égard.
C’est le sens de
l’appel lancé par l’AFPS pour une manifestation nationale largement
unitaire à Paris le 29 novembre. Soyons une foule immense et
déterminée dans les rues de Paris pour l’autodétermination du peuple
palestinien !
Manifestation
nationale Solidarité Palestine à Paris samedi 29 novembre (14h,
place de la République)
Avec la liste des organisations : https://www.france-palestine.org/Manifestation-nationale-Solidarite-Palestine-a-Paris-samedi-29-novembre
Après le cessez-le-feu
à Gaza, Israël poursuit l’occupation et la colonisation de la Palestine,
l’oppression du peuple palestinien. Cela doit cesser !
Nous manifesterons le
29 novembre à Paris pour la défense des droits du peuple palestinien sur
la base du droit international :
– Auto-détermination
du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et
droit au retour des réfugiés palestiniens
– Fin de
l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid
– Sanctions contre
Israël
– Cessez-le-feu
définitif et fin du génocide
Justice
pour la Palestine – stop génocide
Des bus sont organisés
au départ de nombreuses villes de France.
>>
Voir la liste des villes et des bus
Si votre ville ne
figure pas encore sur la liste (mise à jour au fur et à mesure),
renseignez-vous auprès du groupe local AFPS, d’une union locale d’une
organisation, d’un syndicat ou d’un parti politique appelant.
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