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Le gouvernement français doit exiger la convocation d’urgence du conseil de Sécurité de l’ONU

            Depuis plusieurs jours les troupes d’occupation israéliennes mènent à Gaza la plus vaste opération d’envergure depuis celle menée à partir du 25 juin dernier, pendant laquelle des centaines de Palestiniens furent tués,  un millier blessés, les ministres et députés de l’autorité palestinienne arrêtés, tandis que l’infrastructure économique était détruite.

            Depuis le 1er novembre ce sont déjà plusieurs dizaines de morts, des centaines de blessés, dont une majorité de civils, qui sont à relever dans un bilan tragique à Beit Anoun. Cette cité est menacée de catastrophe humanitaire : non seulement les infrastructures y sont  saccagées et la zone bouclée, mais la situation est extrêmement grave : les habitants ne peuvent se réapprovisionner ni en eau et en nourriture, ni en médicaments. Les forces d’occupation israéliennes ont arrêté plus de 1500 jeunes palestiniens, et elles ont réprimé de façon sauvage, une manifestation pacifique de Palestiniennes, provocant la mort de deux d’entre elles.

            Le gouvernement israélien montre ainsi sa volonté de destruction de la Palestine, au mépris du droit international. Il sait d’autre part qu’il peut compter sur le soutien actif  des Etats Unis et la passivité complaisante de l’Union européenne. L’entrée dans le gouvernement israélien de Liebermann, membre du parti fasciste « Israël Beitenou », apparaît moins comme un changement que comme une confirmation de la politique israélienne.

            La France et son gouvernement ont les moyens d’arrêter l’engrenage de crimes et les menaces sur la paix dans cette région du monde. La France doit condamner les crimes contre le peuple palestinien. Elle doit exiger la réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’arrêter le massacre que commet Israël en Palestine.

            Les organisations signataires appuient cette exigence, comme elles renouvellent les principes qu’elles avaient formulé le 23 septembre lors de la « journée internationale pour la paix » et la « semaine européenne contre la guerre » :

  • Pour l’arrêt total des hostilités et un cessez-le-feu définitif, impliquant des garanties pour la sécurité de toutes les populations civiles.

  • Pour une médiation internationale immédiate permettant l’échange de tous les prisonniers.

  • Pour le déclenchement de poursuites pénales devant un tribunal international, afin de juger les auteurs de crimes de guerre et l’utilisation d’armes prohibées

  • Pour la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, ce qui passe par  l’instauration d’un État souverain, à côté de l’État d’Israël, sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale ; pour l’évacuation totale des colonies de Cisjordanie et la destruction du mur qui annexe une importante partie de ce territoire ainsi que Jérusalem-Est ; pour le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza ; pour le rétablissement des aides européennes à l’Autorité palestinienne ;.

  • Pour des sanctions contre le gouvernement israélien tant qu’il bafouera le droit international et humanitaire, ce qui passe en premier lieu par l’application du vote du Parlement européen, en 2002, décidant la suspension des accords d’association entre Israël et l’Union européenne.

  • Pour une conférence internationale, sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations unies, destinée à faire appliquer toutes les résolutions des Nations unies concernant les territoires occupés en 1967 de Palestine, du Liban ou de Syrie, à faire respecter les droits des peuples concernés et ceux des réfugiés, dans le but d’instaurer une paix juste et durable dans la région, dans une sécurité partagée.

RASSEMBLEMENT
VENDREDI 10 NOVEMBRE

à  18h30 GRAND  PLACE à LILLE

 

Premiers signataires : AFPS 59/62, LDH, MRAP, CSP 59, FSU, Union Syndicale solidaire, PCF, UEC, LCR, Les Verts, la communauté palestinienne, les Alternatifs…

 

Ces organisations préparent la rencontre d’Hind KHOURY, déléguée de la Palestine en France, avec la communauté palestinienne, les étudiants, les salariés, les élus, la population de la région Nord Pas de Calais. Elles placent las rencontres du 27 novembre et du 6 décembre à Douai et Lille sous le signe de la solidarité avec le peuple palestinien qui vit des heures tragiques et affirment leur volonté de mobiliser afin que les exigences qu’elles formulent soient entendues et respectées.

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