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Mercredi 14 février à Lille 1

Mobilisation réussie contre

l’ « escale israélienne » à Lille !

AFPS Nord-Pas de Calais

Lille 18 février 2018

 

Dimanche 11 février au soir, l’AFPS 59/62 apprenait par un concours de circonstances, l’existence d’une « Escale israélienne » à Lille et à l’Université Lille 1 dans le cadre d’un « festival culturel » organisé par Pankultura, une association d’étudiants en master de l’IAE de Lille.

 

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Ce festival s’inscrivait dans la « saison France-Israel 2018 » décrétée par l’Institut Français.

Outre plusieurs associations, on trouve parmi les sponsors de l’opération, la Ville de Villeneuve d’Ascq (déjà épinglée par l’AFPS 59/62, suite à l’affichage d’une banderole au fronton de la mairie pour la libération de Gilad Shalit, caporal franco-israélien dans l’armée d’occupation).

 

Un courrier de l’AFPS 59/62 est aussitôt adressé au président de Lille 1; un communiqué est rendu public et envoyé à la presse.

Deux professeurs de Lille 1 s’adressent également au président de Lille 1 demandant l’annulation de cette opération. Celui-ci répond que l’université requiert le retrait des logos de l’Université de Lille 1 des supports de communication mais ne sollicitera pas son annulation.

 

Tentatives de contacts avec les organisateurs du « festival » via leur facebook. Nos messages sont bloqués et ignorés.

 

L’AFPS 59/62 appelle à un rassemblement à la Maison des Etudiants (MDE) le mercredi à partir de 18h30 pour exiger l’abandon de cette « escale israélienne à Lille 1 ».

 

Radio Campus, radio locale non loin de la MDE et dont « L’heure de l’mettre » chaque mercredi de 18h30 à 20h donne la parole à ceux qui luttent, nous invite à intervenir en direct.

 

Le mercredi, devant la MDE, plus d’une cinquantaine de personnes répondent à notre appel.

 

Echanges à l’intérieur de la MDE où se tient « l’exposition photos » avec la quinzaine d’étudiants organisateurs du « festival », pour lesquels la « culture » n’a rien à voir avec la politique menée par l’Etat israélien… L’une des photos de leur exposition représente un site du plateau du Golan ; les étudiants en master ignorent que le Golan ne se trouve pas en Israel. Tout comme le Dôme du Rocher sur leur affiche publicitaire.

 

Puis prises de paroles de l’AFPS, de profs et d’étudiants, de militants solidaires… rappelant que nous nous plaçons sur le plan de la Justice, du respect du Droit international, des Droits humains, contre l’apartheid et les complicités de la France avec la colonisation de la Palestine.

 

Des témoignages aussi, afin d’éclairer les jeunes étudiants de l’IAE sur « la société israélienne contemporaine », thème de la conférence qui devait être donnée par Emmanuel Persyn, journaliste et enseignant à Lille 3.

Témoignages d’une jeune étudiante villeneuvoise expulsée dès l’aéroport de Tel-Aviv, d’un étudiant palestinien qui rappelle la situation des réfugiés et du blocus criminel de Gaza, témoignage aussi d’une jeune franco-israélienne qui dénonce la violence coloniale et celle de l’occupation, ainsi que l’endoctrinement de la société israélienne.

 

L’AFPS annonce que la mobilisation se poursuivra les jours suivants, lors des « activités culturelles israéliennes, culinaires et musicales ». Elle rappelle que cette action, comme toute mobilisation contre la banalisation de l’apartheid, s’inscrit dans la campagne internationale BDS.

 

Le rassemblement s’est déroulé dans le plus grand calme.

 

Les initiateurs de ce « festival », devant l’échec de leur opération, décident de renoncer à leur « conférence et dégustation de vins et mets israéliens ».

 

C’est un succès incontestable lié à la mobilisation rapide des soutiens du peuple palestinien en particulier de l’AFPS Nord-Pas de Calais et des universitaires de Lille 1.

 

A noter qu’il a été fait appel à la police nationale, alors que la dispersion du rassemblement, devant l’échec de l’opération pro israélienne, était en cours. Nous n’avons toujours pas d’explication satisfaisante de cette présence policière qui met en cause les franchises universitaires. La responsable administrative du site nous a assuré que le Président de l’Université n’a pas été sollicité à ce sujet.

 

 

 

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