COMMUNIQUE DE PRESSE DE CAPJPO ET EURO-PALESTINE
21 octobre 2004 - La Coordination des appels pour une paix juste
au Proche-Orient (CAPJPO) et le mouvement Euro-Palestine demandent la
levée immédiate de la scandaleuse garde à vue dont sont victimes,
depuis mercredi matin, deux militants de l'association Palestine 33,
dans les locaux de la police à Bordeaux.
Il leur serait reproché d'avoir mis, dans un supermarché de cette
ville, des auto-collants marqués « Made in Israel - Apartheid -
Boycott » sur des produits alimentaires portant la mention « origine
Israël », alors même que ces produits sont dans une large mesure
originaires des colonies installées par Israël sur des terres volées
au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.
La CAPJPO avait elle-même été l'objet d'une tentative d'intimidation
judiciaire avec un procès en référé intenté par la LICRA, la
chambre de Commerce France-Israël en septembre 2002, après avoir appelé
elle aussi au boycott des produits de l'apartheid. Les juges déboutèrent
les parties civiles qui furent condamnées à payer les frais de
justice, soit 3.000 euros à la CAPJPO.
Nous constatons que l'aggravation continue des crimes du gouvernement et
de l'armée dirigés par Ariel Sharon s'accompagne, en France, de
tentatives liberticides pour criminaliser toute dénonciation de ces mêmes
crimes. Nous ne cèderons pas à ce chantage et si le gouvernement français
souhaite redonner un nouvel élan au boycott des produits israéliens,
il trouvera certainement un large écho.
Nous nous indignons notamment du fait que l'argent du contribuable ait
pu servir à la confection d'un rapport absolument délirant, celui du
nommé Jean-Christophe Rufin.
Commandité par le ministre de l'Intérieur, ce rapport préconise entre
autres des poursuites pénales contre toute personne osant dénoncer
l'apartheid mis en ouvre par Israël à l'encontre des Palestiniens, et
va jusqu'à assimiler la campagne de la Confédération Paysanne contre
les organismes génétiquement modifiés (OGM) . à de l'antisémitisme
! Ledit rapport était censé traiter « du racisme et de l'antisémitisme
», mais son auteur a montré la profondeur de ses propres préjugés,
en se définissant, en préambule à l'exposé de sa prose nauséabonde,
comme « un Français de souche ».