AFPS Nord Pas-de-Calais CSPP

   


 

Communiqué de l'union des associations civiles arabes (Ittijah) dont le siège est à Haïfa

 
Nous participons en ce jour à la grève du deuil et de la colère
Le massacre de Shafa Amrou ne passera pas sans riposte
Nous sommes de tout coeur avec les familles des victimes
et nous sommes déterminés à stopper le terrorisme israélien
 
Participons massivement aux cortèges funèbres des martyres et martyrs
Dina Turki, 21 ans
Hazar Turki, 23 ans
Nader Hayek, 55 ans
Michel Buhuth, 56 ans.
 
Le massacre de Shafa Amrou, la nuit dernière, commis avec les armes de l'armée israélienne n'est pas le fait d'un criminel individuel, ce n'est pas le crime des seuls colons, mais c'est un massacre dont la responsabilité entière incombe à l'Etat et ses appareils et ses médias. Il est la conséquence de la réalité israélienne et de son comportement avec notre peuple palestinien, où qu'il se trouve, et avec tout Palestinien car il est Palestinien.
L'institution qui a reliée le plan israélien du désengagement avec le projet de judaïsation du Naqab et de la Galilée, a la même logique que le lien fait par ce criminel qui a commis ce massacre entre le désengagement et le sang arabe palestinien de Shafa Amrou.
Nous n'avons pas confiance dans l'Etat d'Israël ni dans ses institutions pour enquêter sur les responsables de ce massacre, et nous appelons à une enquête externe pour savoir qui se cache derrière les mains ensanglantées du soldat ayant commis le massacre de Shafa Amrou.
Au moment où les masses de notre peuple se tiennent à un tournant décisif, nous affirmons que d'autres massacres pourront suivre si les masses de notre peuple ne se lèvent pas pour la défense de notre droit à la vie, notre droit à la patrie et à notre existence dans notre patrie.
Nous appelons les associations arabes, les institutions et les individus à participer massivement pour la réussite de cette grève générale le vendredi 5 août 2005, de participer aux cortèges funèbres et aux rencontres du haut comité de suivi des masses arabes, afin de faire face à l'Etat et à ses appareils et ses criminels.
 
Haïfa, le 5 août 2005
 
 
Le conseil municipal de la ville de Shafa Amrou s'est réuni ce vendredi matin suite au massacre commis par un terroriste juif, ayant conduit au décès de 4 martyrs des habitants de la ville. Ont participé à la réunion les membres du conseil en présence des hommes religieux des trois communautés (musulman, chrétien et druze, ndlt) et des représentants des institutions populaires. Il a été décidé : que le cortège funèbre des deux martyres, Hazar et Dina Turki se fera à 14 heures, suivi par la prière. Les participants poursuivront par un cortège funèbre des deux martyrs Michel Buhuth et Nader Hayek, vers 16 heures de l'après-midi suivi par une messe funèbre à l'église, avant d'être enterrés dans le cimetière catholique.
- le conseil municipal a décidé d'adresser un message à l'ensemble des communautés de la ville pour affirmer l'unité de la population de Shafa Amrou qui fut évidente et claire lors et après le massacre, et affirmer la volonté de poursuivre cette unité et vie commune.
- A 12 h, l'appel à la prière sera lancé du minaret de la mosquée de la ville en même temps que les cloches des églises sonneront, exprimant le deuil de la ville.
Les participants ont affirmé que ce massacre est un coup très dur à tous les Palestiniens de 48 qui resteront unis.
 
Dans un communiqué, le député Azmi Bishara a déclaré : "nos estimations étaient justes, hier au soir, disant que ce terroriste était connu par les services de renseignements israélien, il était actif dans la droite extrémiste parmi les colons. Nos questions portaient hier sur ce que faisait un homme comme lui, en vêtements militaires, dans un bus se dirigeant vers un village arabe. Ces questions étaient à leur place. Ce qui est paru ce matin dans la presse israélienne montre une situation pire. L'homme est connu en tant qu'extrémiste, l'armée sait qu'il a passé quatre mois de service militaire, soit fuyant l'armée, soit dans la colonie de Gush Qtayf, avec les armes de l'armée, et celle-ci n'a pas informé les services de renseignements à ce propos.
Les deux (la Shabak et l'armée) n'ont pas informé la police, il n'a pas été recherché, il trouve sa route librement vers Shafa Amrou, bien que les renseignements savaient que la droite extrémiste avait l'intention de commettre des actions terroristes pour empêcher l'évacuation et le désengagement".
"Nous devons nous poser la question à propos du rôle des services sécuritaires israéliens par rapport à ce massacre. Nous exigeons que ne soient plus dorlotés les colons et leurs organisations terroristes, nous exigeons une enquête sur ce massacre, sur le rôle de la Shabak et des appareils sécuritaires israéliens".
 
 
Après le massacre, la colère est grande parmi les Palestiniens de 48. Une grève générale a été décrétée par toutes les institutions civiles palestiniennes.
Un communiqué du bureau du premier ministre sioniste, Ariel Sharon, a déclaré que ce massacre était "un crime odieux commis par un terroriste assoiffé de sang". Le communiqué a considéré que cet acte terroriste visait les relations entre les citoyens israéliens. "le terrorisme entre les citoyens est plus dangereux sur l'avenir d'Israël et la stabilité de la démocratie". De son côté, le président de l'Etat sioniste a déclaré que tous les citoyens de l'Etat d'Israël dénoncent ce crime odieux.
Ces déclarations des dirigeants sionistes sont cependant suivies d'un état d'alerte de leurs forces armées et de la police dans la région de Galilée, encerclant la région. D'autre part, les forces de l'armée et de la police ont également encerclé la vieille ville d'al-Quds pour empêcher que les masses arabes ne protestent.
 
 
d'après agences, www.ittijah.org  et www.arabs48.com

 

Source : Palestine en marche

 

Ce texte n'engage que son auteur et ne correspond pas obligatoirement à notre ligne politique. L'AFPS 59/62,  parfois en désaccord avec certains d'entre eux, trouve, néanmoins, utile de les présenter pour permettre à chacun d'élaborer son propre point de vue."

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