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AFPS Nord Pas-de-Calais CSPP |
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Communiqué du 8 septembre 2003:
Paris, le 8
septembre 2003
COMMUNIQUÉ
ISRAËL
CHOISIT LA « GUERRE TOTALE »
La
guerre totale. Telle est la stratégie revendiquée et mise en œuvre par le
gouvernement israélien au mépris de la vie humaine.
Tout l’été, alors que
Mahmoud Abbas était parvenu à obtenir une trêve unilatérale de 3 mois (le 29
juin), l’armée israélienne a multiplié les raids, les provocations, du camp
de réfugiés d’al-Aksar, au cœur de la ville de Naplouse… Refus de
restituer leurs villes aux Palestiniens et de permettre la libre circulation en
Cisjordanie, refus de libérer les prisonniers politiques, nouveaux appels
d’offres pour la construction de colonies, poursuite de la construction du réseau
de murs d’annexion à l’intérieur de la Cisjordanie, tentative
d’assassinat de Rantissi… Et un cycle de vengeance prévisible :
attentat du Hamas à Jérusalem, l’un des plus meurtriers de ces dernières
années (23 morts, des dizaines de blessés), assassinat par Israël d’Abou
Chanab, l’un des leaders réputés modérés du Hamas, rupture de la trêve en
réponse du Hamas, refus d’Ariel Sharon d’une trêve bilatérale…
Dans ce contexte, le 6
septembre, le Premier ministre palestinien Abou Mazen a démissionné.
Mettant en évidence deux
raisons principales à ce choix : en tout premier lieu le refus d’Israël
de se conformer à la « feuille de route », en second lieu
l’absence d’investissement de la communauté internationale.
Ariel Sharon, lui, annonce
d’ores et déjà qu’il ne négociera qu’avec un Premier ministre
palestinien que lui-même aura adoubé. Il menace de nouveau le Président élu
Yasser Arafat. Et il prend la responsabilité d’une nouvelle escalade, tentant
d’assassiner un religieux, Cheikh Ahmad Yassine, faisant des dizaines de blessés.
L’Union européenne
(membre du quartette), qui se refuse toujours d’appliquer le vote du Parlement
européen demandant la suspension de l’accord d’association entre l’Union
européenne et Israël (tant que le gouvernement israélien continue à occuper
la Palestine, à violer les droits humains et le droit international, à
assassiner) vient en revanche de décider de sanctions contre le Hamas…
Ce deux poids deux mesures
nie les coordonnées mêmes de l’équation : mettre un terme à la
violence, c’est mettre un terme à l’occupation.
Il faut mettre un terme à
l’occupation, à la guerre coloniale, à la logique du sang, éviter une
nouvelle escalade.
Nous exigeons du
gouvernement français et de l’Union européenne :
-
L’intervention d’urgence au sein de l’ONU et
du quartette pour l’envoi d’une force de protection internationale en
Palestine,
-
La suspension de l’accord d’association entre
l’Union européenne et Israël comme l’a voté le Parlement européen le 10
avril 2002, et pour la suspension de toute coopération scientifique et
militaire tant qu’Israël refusera de respecter ses obligations
internationales.
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