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COMMUNIQUE DU 12 JUIN 2003
SHARON TORPILLE LES NEGOCIATIONS
Ariel Sharon a fait le choix de la guerre et du cycle de
violence.
Quelques jours seulement après sa rencontre avec Mahmoud Abbas et
Georges W.Bush à Aqaba, tandis que « la feuille de route » prévoit
dans
sa première phase la fin de toutes les violences (à commencer par les
assassinats ciblés) parallèlement au démantèlement des colonies
construites depuis deux ans et demi, Ariel Sharon organise un nouvel
assassinat au plus haut niveau, en tirant plusieurs missiles contre
Rantisi, porte-parole du Hamas avec qui Abou Mazen négocie une trêve.
Bilan, trois morts dont une fillette.
Ariel Sharon a fait le choix de torpiller tout espoir de cessez-le-feu,
tout espoir de paix.
Il porte la très lourde responsabilité d'un nouveau cycle de violence
que subiront, quelle que soit la dissymétrie des proportions, le peuple
palestinien et le peuple israélien.
Il en fait le choix, espérant rendre la paix impossible, espérant le
chaos, espérant gagner du temps, celui des faits accomplis, celui de la
colonisation, celui des murs d'annexion. En fait, celui du sang, auquel
il est urgent de mettre un terme.
Il faut au contraire renouer avec l'espoir. Celui-ci ne peut se fonder
que sur la perspective sérieuse et garantie d'une paix reposant sur la
légalité internationale.
Tel était officiellement le plan du Quartette : celui-ci,
collectivement, comme chacun de ses membres, doit réagir au plus vite.
D'urgence, il faut déployer une force de protection internationale du
peuple palestinien.
Paris, le 12 juin 2003
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