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COMMUNIQUE DU 29 février 2004:
COMMUNIQUÉ
DE L’ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITÉ
Le
mercredi 25 février 2004, des hommes armés se sont introduits par la
force dans plusieurs banques de Ramallah, brutalisant les personnels,
s'emparant des ordinateurs et repartant avec, amassés dans des sacs,
plusieurs millions de dollars volés dans les coffres.
Au même moment, d'autres hommes armés pénétraient à Ramallah dans les
locaux d'une importante ONG médicale, l'UPMRC (secours médical
palestinien) internationalement reconnue pour son efficacité auprès de
la population, et pillaient également les locaux, volant au passage
ordinateurs, disques durs, et données médicales indispensables au
fonctionnement de l'ONG.
Dans le même temps, ils empêchaient tout accès à la Muqata'a, le
palais présidentiel où le président élu palestinien est emprisonné de
facto.
Ces hommes armés sont en fait des soldats de l'armée d'occupation israélienne.
Durant cette opération mafieuse, l'armée du gouvernement d'Ariel Sharon
a tué un habitant et blessé plusieurs dizaines d'autres.
De tels pillages, de tels actes de vandalisme, de violation de la vie
humaine, de telles atteintes au fonctionnement d'une ONG médicale, de la
part de l'armée d'occupation nécessitent pour le moins une condamnation
ferme et des mesures de rétorsion.
Ce n'est pas le choix des autorités françaises. Nous en sommes profondément
indignés.
Non seulement la diplomatie française ne condamne pas cette rapine
meurtrière, mais sa réaction s'apparente à un encouragement, pour peu
que les vols s'inscrivent dans le cadre de la mission de l' OLAF
(Organisme de lutte anti-fraude)! Le point de presse du quai d'Orsay du 26
février est
hélas trop clair de ce point de vue : " Dans ce contexte, nous
regrettons que l'opération israélienne menée hier à Ramallah, dans des
banques, ne se soit pas inscrite dans ce cadre... ".
La diplomatie française se garde de mettre en évidence que la volonté
d'occupation est la source de ces nouvelles escalades, et ne les condamne
pas.
De la même manière, qui paraît dangereusement partisane, notre
diplomatie " déplore " la mort des Palestiniens, mais "
condamne vigoureusement et sévèrement " celle d'Israéliens.
La vie des victimes aurait-elle moins d'intérêt que celle des coupables
?
Ainsi de l'assassinat des deux fermiers palestiniens qui s'opposaient
pacifiquement aux bulldozers qui venaient détruire leurs terres à Abiddu,
près de Jérusalem.
Ainsi des trois assassinats extra-judiciaire commis par les forces israéliennes
à Gaza le 28 février 2004, entraînant de graves blessures pour quinze
passants civils dont une fillette et deux garçonnets.
Rapines, raids aériens, assassinats, construction d'un réseau de murs
qui vise à annexer un territoire occupé, à en déplacer la population
ou à lui infliger des punitions collectives, tout ceci est en
contravention totale avec le droit international, et reste impuni.
Il appartient aux citoyens de notre pays d'intervenir auprès du Président
de la République et du gouvernement pour exiger de la diplomatie française
qu'elle se conforme, y compris lors de ses déclarations, à ce droit
international qu'elle affirme respecter et faire respecter.
L'AFPS demande au Président de la République, au gouvernement qu'ils
condamnent avec détermination tous les actes illégaux au regard du droit
international, mais surtout qu'ils prennent les mesures nécessaires à
l'encontre de l'Etat israélien.
Il faut au plus vite :
- Mettre en ¦uvre la motion des parlementaires européens demandant la
suspension de l'accord d'association, votée à la majorité le 10 avril
2002.
- Exiger de l'ONU l'envoi d'une force internationale de protection.
Paris le, 29 février 2004
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