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 Mahmoud Darwich nous a quittés le 9 août 2008

l'oeuvre de Mahmoud Darwich 

Un poème de Mahmoud Darwich : "Identité"

 

06-2009

Catalogue de films et documentaires au sujet de la Palestine

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11-2008

Apartheid et Israël par DEREK COHEN

Actes sud

13-11-2008

Un bouleversant chant d’adieu à la Palestine :
Je serai parmi les amandiers  d’ Hussein Al Barghouti

L'Humanité

03-09-2008

LE SEL ET LA MER,
d’Annemarie Jacir,
Palestine, 1 h 49.

« Un film réalisé entre clandestinité et coups de chance »

Jaffa, la fiancée de la mer

L'Humanité

19-07-2008

Une traversée géographique et poétique du vieux monde musulman avec Muqaddassi
Tribune libre à propos du livre d'André Miquel "Un Palestinien sur la route..."

L'Humanité

27-04-2008

Israël et les Territoires palestiniens - Lonely Planet

La Croix

12-04-2008

Israël, une "normalisation" inachevée
(critique de livres par Michel Bôle-Richard)

Le Monde

21-03-2008

Il était un pays. Une vie en Palestine de Sarih Nusseibeh et Anthony David
Entretien réalisé par Françoise Germain-Robin

L'Humanité

23-02-2008

Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)

Dominique Vidal avec Sébastien Boussois

L'Humanité

16-02-2008

Un candide en Terre sainte (Régis Debray)

le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

L'Humanité

07-02-2008

Un candide en Terre sainte

Régis Debray sur les pas de Jésus

Le Monde des livres

29-05-2007

Une sélection de livres à mettre entre toutes les mains

http://www.france-palestine.org/article6317.html

AFPS national

28-05-2007

Israël, une société bousculée
25 ans de reportages sur le terrain

>>

Dominique VIDAL
préface Leila Shahid

10/01/2007

   LES EMMURES - La société israélienne dans l'impasse

>>

Sylvain Cypel

09-12-2006

UN MUR EN PALESTINE de René Backmann

>>

Critique Le Monde

Octobre 2006

De l'autre côté  n°2

>>

UJFP

Automne 2006

REVUE D'ETUDES PALESTINIENNES  N° 101

>>

Editions de Minuit

Octobre 2006

- Notes sur l’occupation : Naplouse, Kalkilyia, Hébron

- Le sionisme du point de vue de ses victimes juives.
             Les juifs orientaux en Israël

>>

Editions La tribune

- Eric Hazan

- Ella Shohat

Mai 2006

Le PCF et le conflit israélo-palestinien (Cahier de formation)

>>

Jacques Fath

27-04-2006

L’héritage de Sharon : Détruire la Palestine, suite

>>

Tanya Reinhart

13-03-2006

Les banlieues, le Proche-Orient et nous

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Shahid-Warschawski-Vidal

8-03-2006

Ne t’excuse pas de Mahmoud Darwich

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Télérama n° 2930

Film

Paradise now

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Hany Abu-Assad

 

Les emmurés- la société israélienne dans l'impasse

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 Sylvain Cypel

 

Israéliens – Palestiniens, que peut le cinéma ?

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Janine Halbreich-Euvrard

15.12.05

Critique de Pierre Vidal-Naquet sur "BÂTISSEURS DE PAIX"

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David Chemla
LE MONDE DES LIVRES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.actes-sud.fr/couv_jpg/9782742778782.jpgApartheid et Israël

par DEREK COHEN

Essai traduit de l’américain par Elise Argaud

Préface d’Amira Hass

ACTES SUD Nov. 2008  -  10 €

http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742778782

LES EMMURES

La société israélienne dans l'impasse

Sylvain CYPEL , journaliste du Monde

Nouvelle édition Octobre 2006 - 125x190 - 462 pages - 13,50 € - La Découverte Poche / Essais, n°234 - 2-7071-4976-4

Le PCF et le conflit israélo-palestinien
par Jacques Fath.

Une publication AFPS

Au sommaire de ce dossier :

  • Le PCF, le Proche-Orient et la guerre froide
  • Le PCF et le mouvement national palestinien qui s’affirme
  • De l’accord d’Oslo à la victoire du Hamas : l’espoir d’un règlement politique
  • Le positionnement du PCF en quelques mots
  • Hommage à Leila Shahid (M.-G. Buffet)

45 pages, 5€.  Pour passer commande : tél. : 01 43 72 15 79 ou afps@france-palestine.org

Les banlieues, le Proche-Orient et nous

publié le lundi 13 mars 2006 http://www.monde-diplomatique.fr/livre/banlieues/

Dominique Vidal, Leila Shahid et Michel Warschawski

Depuis trois ans, le Proche-Orient s’enfonce dans le drame. En France, les quartiers dits «sensibles » s’embrasent. Pendant ce temps, Leila Shahid, Michel Warschawski et Dominique Vidal dialoguent avec plus de 18 000 personnes au cours d’une « tournée des villes et des banlieues ».

Leur but : dépassionner afin de mieux comprendre... et mieux agir sur la situation, là-bas comme ici, pour que l’emporte le taayoush - ce terme arabe qui signifie « vivre ensemble ».

De grandes assemblées en rencontres plus intimes, tout a été mis en débat : les sociétés palestinienne et israélienne, l’occupation militaire, attentats-suicides, la résistance populaire, la solidarité des pacifistes israéliens et internationaux...

Le dialogue a aussi porté sur ces inégalités qui rongent le modèle républicain français - une crise sociale doublée d’une crise postcoloniale, symbolisée par les discriminations qui, dans tous les domaines, frappent les enfants de l’immigration.

C’est ce débat que Leila Shahid, Michel Warschawski et Dominique Vidal poursuivent ici. Pour contribuer à faire tomber tous les murs, réels comme symboliques, qui nous empêchent de sortir de nos tribus et de vivre ensemble.

Leila Shahid est anthropologue. Déléguée générale de la Palestine en France de 1993 à 2005, elle est actuellement à Bruxelles ambassadrice de la Palestine auprès de la Belgique, du Luxembourg et de l’Union européenne.

Michel Warschawski est journaliste, militant israélien anticolonial, fondateur du Centre d’information alternative palestino-israélien.

Dominique Vidal est historien et journaliste au Monde diplomatique.

Leila Shahid, Michel Warschawski et Dominique Vidal,
Les banlieues, le Proche-Orient et nous,
éditions de l’Atelier, 17 € . (ISBN : 2-7082-3855-8)


L'Humanité - samedi 25 mars 2006

Vivre ensemble, en France et au Proche-Orient

Leïla Shahid, Dominique Vidal et Michel Warschawski publient un recueil d’entretiens

les Banlieues, le Proche-Orient et nous.

http://www.humanite.fr/journal/2006-02-28/2006-02-28-825126

Jeter un «pont virtuel entre le centre-ville et les banlieues », promouvoir le taayoush (vivre ensemble en arabe). C’est ainsi que l’ancienne déléguée générale de la Palestine en France Leïla Shahid, le journaliste français Dominique Vidal et le militant pacifiste israélien Michel Warschawski justifient leur tournée d’explication sur la situation au Proche-Orient. Entre 2003 et 2005, ils se sont rendus dans vingt-cinq villes et ont rencontré près de 18 000 personnes. De cette expérience est issu un livre sous forme de conversations avec la journaliste Isabelle Avran : les Banlieues, le Proche-Orient et nous (1).

Si les habitants des banlieues sont plutôt « sensibles à la situation en Palestine », ils sont les grands absents des débats et mobilisations sur le sujet. D’où l’idée d’aller à la rencontre de ces « jeunes auxquels personne ne s’adressait ». Ainsi, depuis 2003, chaque fois que le trio est invité, il demande aux associations hôtes que les réunions soient organisées non seulement dans les centres-villes mais aussi dans les banlieues.

De grandes assemblées rassemblant plus d’un millier de personnes en réunion confidentielle avec une trentaine de participants, les discussions passent au crible la situation générale dans la région, l’historique du conflit, l’antisémitisme en France, les religions. Ces rencontres sont l’occasion pour les conférenciers de se rendre compte de ce qui intéresse vraiment ceux qui sont venus les voir : comment vivent le conflit les sociétés israélienne et palestinienne. En effet, notent-ils, « les médias traitent le sujet de façon essentiellement politique ou religieuse ». La société est trop souvent représentée par les extrémistes des deux bords, à qui est accordée facilement la parole.

« Pourquoi on ne nous montre pas plus souvent des Israéliens comme ce monsieur », s’interroge à la fin de l’une de ces rencontres une jeune fille à propos du pacifiste israélien Michel Warchawski. « C’est mon préféré », a-t-elle ajouté à mi-voix à Leïla Shahid. Et voilà un pont de créé.

(1) Les Banlieues, le Proche-Orient et nous, Leïla Shahid, Michel Warchawski, Dominique Vidal, Isabelle Avran, les Éditions de l’Atelier (2006), 17 euros.

Gaël De Santis

Ne t’excuse pas

de Mahmoud Darwich

Ce poète-là vole vers la liberté avec les semelles de vent de celui qui sait qu’il va mourir. De plus en plus aérien après avoir été si terrestre, Mahmoud Darwich est palestinien, né dans une Galilée où il ne peut plus poser le pied. Depuis, il porte sa terre en lui et dans sa langue : « J’appartiens à la route », écrit-il. L’histoire a obligé son art et le poète est l’obligé du destin qui l’a fait poète, jamais son prisonnier. Et si la poésie de Darwich a la pureté et le souffle du classicisme, elle pourrait se raconter comme la tension perpétuelle entre la contrainte et l’élan. Contrainte d’un territoire contrôlé, contrainte de la métrique, contrainte de la fidélité aux siens, contrainte du rôle de héraut de la Palestine qu’on voudrait lui voir jouer, contrainte aussi d’un corps qui ne suit pas toujours, d’un cœur qui lâche, d’un moi parfois perdu par tant de contraintes – « je ne m’appartiens pas, je ne m’appartiens pas », écrivait le poète à la fin de son précédent recueil, Murale.

Il faut alors s’appuyer sur l’élan de la vie – « Vis ! que la vie t’entraîne à la vie » – et sur la liberté comme un devoir poétique. Ce nouveau recueil de Mahmoud Darwich franchit un pas de plus vers cet affranchissement. On y retrouve le lyrisme qui est sa marque, le goût sensuel du concret, des fleurs, des odeurs et des arbres, et sa musique perceptible même en français (grâce à la traduction de son ami Elias Sanbar). On y décèle, plus brûlante encore, la quête d’un lieu, la volonté d’être plus encore que d’exister : à une soldate aux portes de Jérusalem qui lui crie : « Encore toi ? Ne t’ai-je pas tué ? », il répond : « Tu m’as tué… mais, comme toi,/j’ai oublié de mourir. En attendant, restent – veine inhabituelle chez Mahmoud Darwich – le minuscule quotidien, la présence frissonnante et drôle de la vie dans les gestes ordinaires, le regard d’un inconnu au café, l’attente de l’aimée, en retard, un cyprès qui se brise.

« Ne t’excuse qu’auprès de ta mère » d’avoir été élevé par les vents plus que par elle-même, écrit le poète. Ne t’excuse pas d’être et d’être toi, semble dire tout le recueil avec ce titre choisi par l’éditeur libanais. Dans son affirmation de présence, Darwich vise plus haut, ailleurs, plus insaisissable, plus modeste et plus absolu. La trace du poète est celle de l’oubli inoubliable, « comme un amour passager, comme une rose dans la nuit ». « On t’oubliera comme si tu n’avais jamais été », peut-être le plus beau poème de ce précieux recueil, s’achève sur ces mots : « et je témoignerai/ que je suis vivant/ et libre/ quand on m’oubliera ». Le livre est là, inoubliable.

Catherine Portevin

Télérama n° 2930 - 8 mars 2006

Poèmes traduits de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar. Ed. Actes Sud, 144 p., 18 €.

* Ecoutez un extrait lu par Didier Sandre et découvrez des extraits de ce recueil sur le site des éditions Actes Sud

Pour notre patrie

Pour notre patrie
Proche de la parole divine,
Un toit de nuages.
Pour notre patrie
Distante des attributs du nom,
Une carte de l’absence.
Pour notre patrie
Petite comme un grain de sésame,
Un horizon céleste… et un abîme caché.
Pour notre patrie
Pauvre comme les ailes de la grouse,
Des Livres saints… et une blessure à l’identité.
Pour notre patrie
Aux collines assiégées déchiquetées,
Les embuscades du passé nouveau.
Pour notre patrie butin de guerre,
La liberté de la mort par langueur ou consomption.
Pierre précieuse dans sa nuit sanglante,
Notre patrie resplendit au loin, au loin
Et illumine son dehors…
Mais nous, en son sein,
Nous étouffons encore davantage !

 Mahmoud DARWICH


Ne t'excuse pas

Poésie

Traduit de l' arabe par Elias Sanbar

février 2006 / 11,5 x 21,7 / 144 pages

ISBN 2-7427-5908-5 / AS2471

prix indicatif : 18,00 euros

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2937

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"Les emmurés- la société israélienne dans l'impasse"

par Sylvain Cypel (Rédacteur en chef du Monde)

Sylvain Cypel, né en France, a vécu 12 ans dans sa jeunesse en Israël et a effectué et continue d'effectuer de nombreux reportages dans la région.

La société palestinienne est sortie exsangue de 4 années d'Intifada, après une répression sans précédent depuis l'occupation israélienne des territoires palestiniens, en 1967. Mais la société israélienne est, elle aussi, épuisée et désorientée. Même si la violence a reculé d'un cran, rien n'est réglé des problèmes de fond de la relation israélo-palestinienne et, cela même après le désengagement de Gaza.

L'ouvrage (440 pages) que Sylvain Cypel a publié aux éditions La Découverte en 2005 est une plongée dans la société israélienne, qui combine analyses, entretiens et témoignages personnels, étude du passé et lecture du présent.

Sylvain Cypel offre ainsi un portrait lucide et saisissant des Israéliens, dont on ne peut pas parler sans évoquer leur "autre": les Palestiniens.

Peut-on s'attendre à des changements significatifs après les élections palestiniennes du 25 janvier et celles qui doivent se dérouler en Israël le 28 mars? Sylvain Cypel nous en parlera également.

Israéliens – Palestiniens, que peut le cinéma ?

de Janine Halbreich-Euvrard (Préface de Kenizé Mourad)

aux éditions Michalon

[320 pages - 22 euros - ISBN : 284186247X]

Trois ans après le début de la deuxième Intifada (octobre 2000) Janine Euvrard organisait, dans le cinéma parisien des Trois Luxembourg, une manifestation en images, avec la diffusion d’une cinquantaine de films, donnant à voir les deux côtés de la guerre. Il était temps, à travers le cinéma, de réexaminer le sujet, d’évaluer le chemin parcouru, le présent et les perspectives.
Au-delà d’Amos Gitaï et d’Elia Suleiman, le cinéma israélien et palestinien existe bel et bien, vivace, controversé, engagé.
Janine Euvrard est partie cette année à la rencontre de cinéastes en Palestine et en Israël, pérégrination clandestine et éreintante dont elle rapporte des entretiens, des questionnements, des points de vue et un carnet de route.
Ce livre, c’est ce voyage subjectif, personnel, intime à travers les images et les idées d’un conflit de l’Histoire. Le cinéma peut-il et doit-il jouer un rôle dans ce conflit ?
Israéliens – Palestiniens, que peut le cinéma ? veut croire que oui. Que le cinéma a toujours son mot à dire.

Janine Halbreich-Euvrard est critique de cinéma. Elle a organisé, en 1975 à Royan, le premier Festival du film du tiers-monde et des minorités. Et en 1976, la toute première rencontre européenne entre cinéastes palestiniens et israéliens.

Rubrique réalisée avec la collaboration :

- Point d'information Palestine, newsletter publiée par La Maison d'Orient,
abonnement gratuit sur simple demande à : LMOmarseille@wanadoo.fr
 

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- Évelyne du comité MRAP de Vitrolles

- et l'aimable autorisation des responsables  du site Solidarité Palestine : Giorgio Basile et Olivier Roy

- Pour La Palestine (Trimestriel de l'Afps) n°41 (Mars 2004) 7 € ou par abonnement.  >>
- Cahiers de formation de l'Afps  >>
- Histoire de l'Autre Traduit de l'arabe par Rachid Akel de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
96 pages - 21 x 21 cm – Broché Editions Liana Levi 10 € 
>>
- Le guide des égarés de Gilad Atzmon aux éditions Phébus  >>
- Les champs du silence de Majed BAMYA, édition Société des Ecrivains  >>
- Lumière bleue Hussein al-Barghouti Sindbad/Actes Sud, 2004, 172 p., 17 €  >>  
- "Rester sur la Montagne. Moustapha Barghouti Entretiens sur la Palestine avec Eric Hazan". Éditions La Fabrique  >>
- En finir avec le sionisme de Jean Baumgarten aux Editions Baumgarten  >>
- Checkpoint d' Azmi Bishara traduit de l'arabe par Rachid Akel  Actes Sud  >>
-
Chroniques proche-orientales 2001-2005. Pascal Boniface  Dalloz/Iris 18€  >>
- Vers la 4e guerre mondiale. Pascal Boniface Editions Armand Colin  >>
- L’Exode palestinien  par Mathieu Bouchard  Editions L’Harmattan  >>
-
Le cyclamen quand l'injustice se cache derrière la légalité Dominique BREUIL et Jean-Jacques ARCONDEGUY  >>
- Bienvenue en Palestine Anne Brunswic éditions Actes du Sud, mai 2004, 240 pages  >>
- Lettre à Menétrey Michel Bühler Bernard Campiche Éditeur  >>
-
 Les emmurés Sylvain Cypel Ed. La Découverte 2005  >> 
- Le cri des oliviers Sumaya Farhat-Naser Labor et Fides  >>
- Correspondante à Ramallah de Amira Hass aux éditions La Fabrique 128 pages - 13 euros  >>
-
Chronique de la guerre civile " d'Eric Hazan  >> 
- Souvenirs de Jérusalem de Sirine Husseini Shahid (Préface de Edward Saïd) aux éditions Fayard  >>
-
Arafat l'irréductible Par Amnon Kapeliouk Éd. Fayard, 2004, 520 p. >>
 Gaza, la vie en cage de Hervé Kempf et Jérôme Equer. Seuil. 256p. 26 €  >>
- Palestine : mémoires et perspectives. Bichara Khader Editions Syllepse  >>
- L’Empire aveuglé - Les Etats-Unis et le Moyen-Orient de Rashid Khalidi aux éditions Actes Sud >>
- 18 poèmes de Rana El-Khatib aux éditions Transit  >>
- Une enfance à Gaza d'Arlette Khoury-Tadié éditions Maisonneuve & Larose, 275 p. 15 €  >>
- La Porte du soleil d'Elias Khoury Editions actes Sud/Le Monde diplomatique, Arles, 628 p. 24,90  >>
- Être jeune en Palestine de Pénélope Larzillière aux éditions Balland  >>

- Israël Palestine: carnets de Jean-Paul Mari et Yann Le Bechec aux éditions Jalan publications  >>
- Les Secrets de la guerre du Liban - Du coup d'état de Béchir Gémayel aux massacres des camps palestiniens de Alain Ménargues aux éditions Albin Michel  >>
- Le mur de Sharon de Alain Ménargues aux éditions des Presses de la Renaissance  >>
- Côte à côte ou face à face Jean Mohr Labor et Fides  >>
- Chronique d'une terre aliénée de Danièle Ouanès. Editions L'Harmattan  >>
-
Une histoire de l'opposition juive au sionisme Au nom de la Torah de Yakov M. Rabkin  >> Éditions: Les Presses de l'Université Laval 
- Au nom de la Torah de Yakov M. Rabkin Les Presses de l'Université Laval  >>
- Revue d'études palestiniennes n° 94 Hiver 2005  >>
- Revue d'études palestiniennes n° 93 Automne 2004  >>
-
Revue d’études palestiniennes n° 91 Printemps 2004  >>
- Quand on a peur, on perd la vue de Rolland Richa Société des Écrivains  >> 
-
Figures du palestinien. Elias Sanbar Collection NRF Essais, Gallimard  >>
-
Les Palestiniens, Images d'une terre et de son peuple Elias Sanbar Hazan, 56,05 €  >>
- Palestiniens : images d'une terre et de son peuple de 1839 à nos jours Elias Sanbar aux éditions Hazan 400 pages - 59 euros  >>
- Israël-Palestine, une passion française - La France dans le miroir du conflit israélo-palestinien de Denis Sieffert aux éditions La Découverte  >> 
-
Torture blanche de Philippe Squarzoni aux éditions Requins marteaux  >>
- Si vous détruisez nos maisons vous ne détruirez pas nos âmes. Daniel Vanhove. Ed. Oser Dire  >>

Pour les plus jeunes
- Moi et mon enfance de Raba Hana aux éditions Transit  >>
- Soliman le Pacifique. Journal d'un enfant dans l'Intifada de Véronique Massenot   >>
    
Histoires de vie livre de poche jeunesse, à partir de 12 ans, 5€
-
Riki, un enfant à Jérusalem par David Shahar  >> Folio junior, à partir de 10 ans, 5€

PASCAL BONIFACE

Chroniques proche-orientales
2001-2005

Dalloz / Iris - 18 €

Du temps de la guerre froide, le Proche-Orient était une zone de conflit parmi bien d'autres. Importante certes, mais pas capitale. Aujourd'hui, cette région est devenue le point névralgique de la sécurité internationale. Le Proche-Orient est également devenu un enjeu de débat en France, prenant parfois une importance plus dramatique que les clivages politiques habituels. Passion, manipulation, désinformation, mais aussi analyse, réflexion stratégique et intellectuelle s'entremêlent.

"J'ai pris le risque de réunir dans cet ouvrage les différents articles publiés sur ce sujet depuis 2001. Je ne prétends ni à la vérité ni à l'objectivité, mais à la sincérité. Au lecteur de juger si ces analyses sont ou non pertinentes et si elles ont résisté à la critique des évolutions ultérieures."

Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Membre du Comité consultatif du désarmement auprès du Secrétaire général de l'ONU, il a écrit et dirigé une trentaine d'ouvrages sur des questions géopolitiques et de relations internationales.

EN VENTE EN LIBRAIRIE
ou sur

www.iris-france.org

Les emmurés

par  Sylvain  Cypel  
Ed. La Découverte 2005

Cet ouvrage constitue une plongée magistrale dans la société israélienne même si 2 chapitres sont réservés à sa sœur palestinienne.

L’auteur met à jour avec beaucoup de finesse les représentations mentales d’une société en crise et profondément divisée, engagée dans une impasse avec la «barrière de sécurité ».

Pourquoi les Israéliens en sont-ils venus à emmurer physiquement les Palestiniens et à s’emmurer mentalement dans une impasse politique légitimant l’oppression quotidienne de tout un peuple ?

L’occultation mentale de cette réalité que constitue l’occupation afin de préserver son image de soi nécessite un retour sur le passé .

Cypel étudie d’abord quelques mythologies comme « David et Goliath » , « la pureté des armes »( nous avons l’armée la plus morale du monde) ….et leurs conséquences : l’autojustification systématique.

Dans une seconde partie, l’auteur analyse les effets de la victoire de 1967 dont l’installation dans la toute-puissance, puis détaille les accords d’Oslo, les pourparlers de Taba ( l’avancée la plus importante jamais réalisée dans la reconnaissance par Israel de ses responsabilités) et enfin le « pacte »de Genève ».

Concernant la société palestinienne, on apprend comment Israel installe son système de corruption dans les Territoires où il trouve des corrompus et des cadres peu sensibles aux droits de l’Homme qui sauront organiser la répression qu’il exige contre les démocrates Palestiniens..

De la conclusion, émergent quelques lignes directrices :

-         Israël doit d’abord constater qu’il peut lâcher  les Territoires sans aucune conséquence existentielle.

-         Il devra admettre qu’il a contribué à créer un peuple de réfugiés.

-         Si un Etat palestinien viable voit le jour, il faudra garantir sa nature démocratique.

-         Israël devra tourner la page de l’ethnicisme en respectant  comme citoyens égaux sur tous les plans sa propre minorité nationale.

Un livre passionnant ….    pour 23 euros !!!

                                                                        Bernard  Aubin

Gaza, la vie en cage
Hervé Kempf et Jérôme Equer

au Seuil
256 pages, 26 €

Ce reportage réalisé en 2004 sur la tragédie de la bande de Gaza répond à une question simple et toujours oubliée : comment peut-on vivre au quotidien dans un territoire minuscule, surpeuplé et en proie à la guerre ?

Fruit de plusieurs séjours prolongés, tant du côté palestinien que de celui des colons israéliens, ce récit et ces photographies jettent un éclairage totalement neuf sur cette "prison à ciel ouvert". A travers portraits et témoignages, on découvre un lieu vibrant d'animation où chacun cherche avec ténacité à vivre normalement.

Hervé Kempf est journaliste au Monde et auteur de plusieurs ouvrages, dont La Guerre secrète des OGM, publié au Seuil, a connu un grand retentissement.

Jérôme Equer, photographe et réalisateur, a été plusieurs fois primé, en France comme à l'étranger.

L'amitié et une commune curiosité ont réuni les auteurs pour savoir, comprendre et témoigner de ce qui se passe vraiment, au jour le jour, dans la bande de Gaza.

Le livre comporte de nombreuses photos prises par Jérôme Equer.

VERS LA 4e GUERRE MONDIALE ?
PASCAL BONIFACE
EDITIONS Armand Colin

Parution le 7 avril 2005. 17 €

La guerre contre le terrorisme, aux dimensions planétaires, est de plus en plus souvent présentée comme la 4ème Guerre mondiale. En effet, face à ce défi majeur, le monde occidental est appelé, comme il le fut pendant la 3ème Guerre mondiale, la guerre froide, à former un bloc sous leadership américain.

La condamnation du terrorisme ne doit cependant pas interdire toute réflexion. Certaines questions doivent être posées, en toute liberté. L'actuelle politique des États-Unis ne nourrit-elle pas autant le terrorisme qu'elle le combat ? N'est-on pas précisément, au Proche-Orient, en Irak et ailleurs, en train de créer les conditions d'un choc des civilisations qu'on affirme refuser ?

A cet égard, le conflit israélo-palestinien, autrefois marginal, est devenu un enjeu majeur qui dépasse largement le cadre régional. L'avenir de la sécurité internationale se joue dans cette zone devenue l'épicentre d'un éventuel choc des civilisations. Or celui-ci n'est pas inéluctable. Il est encore temps, si l'on y met suffisamment de bonne volonté politique, d'arrêter l'engrenage infernal qui menace de conduire le monde à la ruine.

Pascal BONIFACE est directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Auteur d'une quarantaine d'ouvrages sur les questions géopolitiques, il enseigne à l'Institut d'Études Européennes de l'Université Paris VIII. Il est membre du Comité consultatif sur le désarmement auprès du Secrétaire général de l'ONU.

EN VENTE EN LIBRAIRIE
ou sur

www.iris-france.org

Palestine : mémoires et perspectives
Bichara Khader

Editions Syllepse
ISBN: 2-84797-042-9 - 194 pages -18 euros

Bichara Khader (coord.)

* Bichara Khader, professeur et directeur du Centre d'études et de recherches sur le monde arabe contemporain (Cermac), Département des sciences de la population et du développement, Université catholique de Louvain-la-Neuve.
* Youssef Courbage, Démographe, Institut français du Proche-Orient (Beyrouth) et Institut national d'études démographiques (Paris).
* Asem Khalil, Philosophe et docteur en droit, doctorant en droit public à l'Université de Fribourg.
* Omar Massalha, Psychologue, Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), Paris.
* Ilan Pappe, professeur à l'Université de Haifa, Israël. Connu internationalement comme l'un des
nouveaux historiens israéliens ».

L'histoire contemporaine des Palestiniens s'apparente à un long fleuve tumultueux et à une accumulation de déchirures. L'État d'Israël s'est construit au détriment d'un peuple jeté sur les routes de l'exil ou victime de l'occupation. Pourtant - et c'est sans doute l'une des surprises de l'histoire - les Palestiniens, que les dirigeants sionistes se sont échinés à effacer de leur champ de vision, en gommant leur mémoire ou en les noyant dans « l'océan arabe », apparaissent plus visibles que jamais, d'abord dans la figure du « réfugié-résistant », ensuite dans celle de l'« occupé » qui se soulève. Cette sortie de l'invisibilité permet de déterrer la mémoire palestinienne des gravats de l'histoire officielle des vainqueurs. Les conditions de vie actuelles de la population palestinienne plaident d'elles-mêmes pour une issue urgente et juste au conflit, qui ne pourra pas se résoudre par la formule explosive du « eux ou nous ». Une autre démarche morale s'impose, une démarche visant à surmonter les douleurs du passé et du présent, pour écrire les pages d'un futur partagé, susceptible de mettre fin à l'occupation et à l'exil

Moustapha Barghouti
"Rester sur la Montagne.
Entretiens sur la Palestine avec Eric Hazan"
Editions La Fabrique
96 pages 12 euros ISBN : 2-913372-45-7

UNE OPPOSITION DÉMOCRATIQUE EN PALESTINE
Faire entendre en France la voix de l’opposition démocratique en Palestine, tel est le but de ce livre - réponse vive à ceux qui ressassent l’alternative désespérante entre le fondamentalisme d’un côté et une Autorité inefficace et corrompue de l’autre. Avec Edward Saïd et Haïdar abdel-Shafi, Moustapha Barghouti a fondé en 2002 la "Nouvelle Initiative palestinienne", dont il a été le candidat aux élections présidentielles de janvier 2005. Dans Rester sur la montagne - série d’entretiens menés avec Eric Hazan à Ramallah en novembre 2004 - Barghouti critique et oppose. Il critique aussi bien la politique de capitulation initiée par les accords d’Oslo que la militarisation de l’Intifada. Il propose de revenir à une résistance populaire non-violente, de renforcer les liens avec la société civile israélienne et d’adresser au monde un message clair : comme lors des guerres d’Algérie et du Vietnam, comme au temps de l’apartheid en Afrique du Sud, il est temps que l’injustice soit reconnue, que le droit l’emporte sur la force et que cesse la plus longue occupation militaire de notre temps.

Revue d'études palestiniennes 
N° 94 (Hiver 2005) : Yasser Arafat
aux Editions de Minuit
[160 pages - 14,50 euros - ISBN : 2707319031]

SOMMAIRE :

- YASSER ARAFAT : 37 pages de témoignages de Saeb Ereqat, Ilan Halevi, Mamdouh Nofal, René Backman, Sami Musallem, Uri Avnery, Kenneth Brown et José Maria Ridao qui dressent des portraits du président palestinien. Ils l'ont connu, côtoyé, accompagné, travaillé avec lui...

- Terre de feu (pièce de théâtre) par Jean-Claude Pons
Terre de feu est inspirée des événements de 1983 au Liban : siège de Tripoli et départ des Palestiniens du Proche-Orient. La pièce fut prête un an après. Tentant de trouver une production pour qu'elle soit représentée, je l'ai envoyée à quantité de théâtres. Elle a toujours été refusée. Motif : trop politique. En réalité, je pense qu'elle était trop directement politique. Et le nom du personnage principal était... Arafat. Je me suis résolu à remplacer le nom d'Arafat par celui de Shalaan, choisi au hasard, dans l'urgence. En vain. Avec ou sans le nom d'Arafat, la pièce restait trop clairement " engagée ", et toujours trop directement. Au bout de presque dix ans, elle a un jour abouti entre les mains du metteur en scène Gabriel Monnet qui l'a appréciée et en a proposé une mise en scène à un ami commun, Yves Gourmelon, qui dirige le théâtre Le Chai du Terral à Montpellier. Terre de feu, telle que la proposait Gabriel Monnet, a été présentée le 15 juillet 1993 à la Chartreuse-lèz-Avignon, pendant le Festival d'Avignon, puis, le lendemain, à Montpellier. Je n'ai pas cru, pour cette publication, devoir rétablir le nom d'Arafat : il est immédiatement reconnaissable et même encore plus reconnaissable que s'il était nommé.

- Géopolitique de Ramallah par Tareq Arar

- La prison d'Abû Ghraib :
      Guerres, tortures et homophobie
par V. Casanova Fernandez
      Votre route s'arrête à Bagdad par A. Ben Salem

- Derrida ou la sur-vie. La traduction originaire par Kadhim Jihad

- Maxime Rodinson et les Arabes par Hassan Chami

- Le souffle sinistre de la mort par Rudolf El-Kareh

- L'observatoire de la colonisation

- Chronologie du 1er  juin au 31 août 2004 réalisée par Rachid Akel

Guide des égarés
de Gilad Atzmon
Éditions Phébus 
ISBN : 2-85940-902-5

Résumé

Soit l'aventure d'un jeune Israélien envoyé au front en 1973, à la veille de la guerre du Kippour, et qui joue les tire-au-flanc avec une telle maladresse qu'il finit bientôt dans la peau d'un héros national... L'histoire ne s'arrête pas là, car la grande affaire de ce nouveau Candide, on le devine très vite, n'est pas la guerre mais la baise. On apprendra ainsi, à le suivre au fil des années dans ses tribulations, quel plaisir un Juif digne de ce nom peut éprouver à quitter son pays pour s'installer en Allemagne et goûter sans remords à la blondeur aryenne ; quels avantages représente, à l'époque du tout-virtuel, l'amitié voluptueuse d'une poupée gonflable ; quel danger enfin menace notre société avancée (cette fois nous sommes en plein XXIe siècle : Israël n'existe plus, les Palestiniens ont gagné) où perdurent contre toute raison les valeurs démodées de l'érotisme direct... quand tout conspire à faire de notre aimable planète un gigantesque peep-show... Obsessions cochonnes ou macabres, inconvenance tous azimuts : la critique anglo-saxonne n'a pas hésité à voir dans ce Guide des égarés (au titre quasi blasphématoire) un nouveau Portnoy.

En finir avec le sionisme
de Jean Baumgarten 
(Préface de Maurice Rajfus) aux Editions Baumgarten
[86 pages - 10 euros - ISBN : 2952322910]

  Jean Baumgarten avait dix ans en 1942. Il a vécu l'occupation nazie et s'en est tiré grâce au courage d'un certain nombre de Frabçais et à la chance... A Grenoble occupée par les troupes italiennes où il est allé en septembre 1942, il avait adhéré aux... Eclaireurs Israélites de France ! Après la libération, il a adhéré à la 4ème Internationale à seize ans, en 1948. Il faisait partie du Mouvement Laïque des Auberges de la Jeunesse et il participera dès 1949 aux représentations du groupe "Spartacus", où il demeurera jusqu'en 1952. Il adhèrera à la Nouvelle Gauche en 1956 et se battit contre la guerre d'Algérie. Au début des années soixante, il participera à à la création du PSU et fit parti, avec et contre Michel Rocard, du bureau fédéral de la région parisienne, qu'il quittera en 1976. Il rejoint les Verts de 1995 à 2000, avant d'adhérer, depuis, à la LCR. La boucle militante amorcée en 1948 est terminée ! Auteur, compositeur et interprète il a publié plusieurs livres dont : "Raison et déraison du commerce" aux éditions Delachaux et Niestlé en 1989, "Allergie française" aux éditions L'Harmattan en 2001 et en 2004, une opérette satyrico-tragique intitulée "Mais où est donc passé Ben Laden diffusé par la Librairie La Brèche - 27, rue Taine - 75012 Paris.

Vous pouvez vous procurer ce livre, franco de port, en envoyant un chèque de 10 euros, directement auprès de Jean Baumgarten - BP 17 - 84220 Goult]

Souvenirs de Jérusalem 
de Sirine Husseini Shahid 
(Préface de Edward Saïd)
aux éditions Fayard
[302 pages - 19 euros - ISBN : 2213623090]
(Traduit de l'anglais par Odile Demange)

Par petites touches, Sirine Husseini Shahid nous brosse le portrait d'une famille palestinienne, la sienne, installée à Jérusalem et contrainte en 1936 de prendre la route de l'exil pour se réfugier à Beyrouth.
Née en 1920, l'auteur passe son enfance et le début de son adolescence dans cette ville cosmopolite où différentes nationalités et différentes religions se côtoient sans hostilité. Mais les souvenirs, teintés de nostalgie, de ces jours heureux n'occultent pas la montée des troubles et de la répression britannique. La résistance palestinienne des années 1930 et 1940 est décrite de façon admirable, comme un mouvement d'hommes cultivés, courageux, se battant pour empêcher l'occupation étrangère de leur pays. Cette succession d'images intimistes, disposées sur une trame chronologique qui sert de fil conducteur à la narration, permet de prendre toute la mesure du déchirement du peuple palestinien. Mais Sirine Husseini Shahid ne se contente pas de raconter l'existence de ces classes privilégiées et cultivées qui ont choisi l'exode. Elle dépeint également le sort des Palestiniens restés à Jérusalem, de ceux aussi qui, issus de milieux modestes, ont été plus douloureusement frappés que sa famille par la paupérisation et la déculturation qui leur ont été imposées.
Ce récit au style simple, très attachant, est plus qu'un témoignage personnel : une fascinante leçon d'histoire.Sirine Husseini Shahid vit toujours à Beyrouth. Elle a eu trois filles, dont Leïla Shahid, Déléguée générale de Palestine en France.

Israël Palestine: 

carnets de Jean-Paul Mari et Yann Le Bechec  aux éditions Jalan publications 

Mélange de textes, photos, et dessins, ce carnet de voyage est la rencontre d’un grand reporter qui sillonne la région depuis 20 ans et d’un dessinateur qui la découvre pour la 1ère fois au printemps 2004.
Israël, Palestine les villes se succèdent Jérusalem, Tel-aviv, Bethléem, Haïfa, Jéricho, Acre, Raffah… La beauté du pays, la chaleur des êtres humains, la violence de l’occupation encore. L’espoir enfin et toujours.

Torture blanche
de Philippe Squarzoni 
aux éditions Requins marteaux
 

Torture blanche est le récit de la 41ème mission civile (C.C.I.P.P.P) en Palestine-Israël en 
décembre 2002.
Alternance de visions vierges de l’européen arrivant en Palestine et violence crue de l’occupation. Incompréhension, incrédulité… Et l’émotion, la tendresse des rencontres, fortes forcément ! Parti avec A.T.T.A.C, Philippe Squarzoni n’oublie pas l’analyse politique.
Une bande dessinée forte en émotions. Plus percutante que des discours pour ceux qui ne connaissent pas la région, pleine de souvenirs pour ceux qui ont vécu une expérience similaire.

Quand on a peur, on perd la vue
Rolland Richa
(Al Faraby, Société des Ecrivains)
(ISBN : 2-7480-2364-1)

Cet ouvrage reprend les principaux textes de la rubrique "Histoire Courte..." publiés sur "Assawra", liste de diffusion rattachée au site Internet Al-Oufok ( www.aloufok.net )

Il n'a pas été sans mal de trouver un éditeur qui accepte de publier ces fresques de la vie quotidienne en Palestine sous occupation israélienne.

Celles et ceux qui ont emprunté ce chemin de la création savent combien sont importantes les embûches, dès lors qu'il s'agit de dénoncer l'occupation d'un peuple et de sa terre nourricière.

Bien heureusement, il existe encore quelques aventuriers de l'édition grâce à qui des espaces de liberté subsistent. Des oasis de fraîcheur dans ce désert aride de la pensée unique et de l'idéologie dominante.

L'auteur est nouveau. Le sujet ne relève pas du "politiquement correct". Le texte est aiguisé. Le style est incisif ... d'une sensibilité à fleur de peau.

Tous les ingrédients pour soutenir, par la lettre, cette juste cause de ce valeureux peuple résistant.

Des histoires, des fictions... mais si proches des réalités, à vous couper le souffle...

Un immense miroir qui vous renvoie, à travers chaque ligne, la vérité insoutenable, sauf dans les égouts de l'Histoire.

C'est en cela que l'universel se retrouve à travers ces enfants à mains nues qui lancent des pierres sur des soldats qui les tuent avec des balles réelles.

On pourrait se demander "Qui du soldat ou de l'enfant a peur de l'autre ?".

Il est en tout cas certain que l'enfant n'a jamais perdu de vue le soldat !

Résistance oblige.

Pour imprimer le bon de commande : http://www.aloufok.net/IMG/pdf/bon.pdf

"Si vous détruisez nos maisons,
vous ne détruirez pas nos âmes"
Daniel Vanhove
Ed. Oser Dire

C'est avec grand plaisir que je peux vous annoncer la parution de mon livre:
"Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes" aux Ed. Oser Dire et qui relate les 8 Missions civiles d'Observation en Palestine que j'ai accompagnées entre 2001 et 2004. L'éditeur m'a signalé que le livre serait disponible dans toutes les grandes librairies du type Libris, Fnac, Tropismes, ... Le livre sera également disponible à l'ABP. Si toutefois vous désirez l'acquérir via votre libraire habituel, il lui est possible de le commander via le diffuseur qui est: INTERFORUM au 010.420.320

J'espère pouvoir compter sur votre soutien dans ce témoignage. Loin des images sensationnelles des médias, il permet de prendre connaissance d'une foule de détails qui transforment la vie des familles palestiniennes en un véritable enfer. Un DVD accompagne le livre et donne une idée de ce que les Missions civiles découvrent sur place, ainsi de ce qu'elles peuvent faire...

D.V.

La Porte du soleil
d'Elias Khoury
par Rania Samara
*

C’est LE roman de l’exode palestinien par excellence. Avant la parution de cette immense fresque, de nombreux auteurs avaient évoqué les mêmes thèmes à l’occasion de nouvelles, de récit ou de courts romans, mais c’est la première fois que nous avons entre les mains un roman d’une telle ampleur qui propose une vision à la fois lucide, originale et humaine des drames vécus par les petites gens de Palestine. Son ouvrage est à la fois tranche d’Histoire et œuvre de fiction.

Pour relater cette saga du peuple palestinien qui vit l’exode depuis 1948, année de la création de l’Etat d’Israël et qui a survécu tant bien que mal dans les territoires occupés, dans les camps de réfugiés des pays arabes voisins ou disséminé aux quatre coins du monde, Élias Khoury a entrepris de « rassembler toutes les histoires des habitants d’un village afin qu’elles restent vivantes dans nos mémoires », comme il le dit dans une discrète mise en abyme de son roman. Pendant des années, il a patiemment recueilli les récits et rassemblé les bribes de souvenirs des dizaines d’hommes et de femmes qui, chassés de leurs villages en Galilée et ayant échoué dans les camps libanais, continuent néanmoins à garder précieusement les clés de leurs anciennes maisons en Palestine.

Le roman foisonne en personnages authentiques qui ont vécu l’exode, des dizaines de gens dont les destinées tragiques ont traversé l’Histoire de la Palestine pour n’évoquer ici que les plus importants. Il y a d’abord Younès, le combattant palestinien mythique aux multiples surnoms, qui se meurt à l’hôpital. Sa femme Nahîla, fascinante égérie aux multiples facettes qui continue à vivre avec leurs nombreux enfants dans un village en Israël. Son père, le cheikh soufi, aveugle. Mais il y a surtout le « docteur » Khalil, le narrateur, l’anti-héros qui se terre à l’hôpital pour des raisons obscures. Sa maîtresse, Shams, pitoyable victime devenue passionaria, morte assassinée. Chahina, sa grand-mère qui l’avait recueilli tout jeune encore après avoir été abandonné par sa mère, Najwa. Aziz Ayoub, son oncle, le fou de Dieu qui devient un saint. Oum Hassan, la sage-femme visionnaire. Adnân le militant qui, ayant perdu la raison, est achevé comme on achève les chevaux malades. Catherine, l’actrice française qui cherche ses origines. Sélim, le bonimenteur qui survit en vendant l’élixir de jouvence. Jamal, « Le Lybien », qui est né de parents juifs et arabes à la fois. Abu-Kamal, le vendeur de journaux qui a été rejeté à la rue par ses deux femmes. Zeinab, l’infirmière boiteuse qui rêve de partir en Allemagne. Et tant d’autres personnages dont les récits viennent se tisser dans la trame de l’histoire de Younès et de Khalil pour former une véritable épopée.

A l’instar de Shéhérazade qui raconte des histoires pour sauvegarder sa vie, le narrateur tente par tous les moyens de maintenir en vie son père spirituel, héros de la résistance palestinienne, qui se trouve dans le coma dans un hôpital presque désaffecté du camp palestinien à Beyrouth. Il croit le ramener à la vie en lui racontant les événements de la guerre civile libanaise qui vient de s’achever, en lui rappelant les souvenirs de sa propre vie et ceux d’un vaste éventail de gens, pittoresques ou poignants – mais toujours attachants – qui vivaient au camp de Chatila avant son démantèlement. En même temps, il cherche à élucider quelques-uns des mystères qui ont enveloppé la vie amoureuse de ce personnage presque mythique.

Dans ce récit labyrinthique, l’espace et le temps sont entièrement éclatés. A aucun moment, une histoire ou un événement n’est relaté linéairement. Presque à la manière proustienne, le roman se construit progressivement sous nos yeux grâce à la technique du retour en arrière et de la projection, comme si l’auteur tissait son ouvrage par petits motifs, patiemment mais inlassablement. Le lecteur, qui accompagne le narrateur dans sa quête de vérité, tente d’élucider en même temps que lui cet enchevêtrement d’histoires et se pose constamment des questions sur des évènements historiques qui ont été longtemps maintenus dans l’ombre.

* Professeur d’université, traductrice du roman.

Côte à côte ou face à face
Jean Mohr
Israéliens et Palestiniens: 50 ans de photographies
Labor et Fides, 2003

ISBN 2-8309-1103-2, 24 EUR

Ce beau livre est un acte de mémoire photographique sur l'un des foyers conflictuels les plus tenaces de l'histoire contemporaine. En 72 photos, cet ouvrage qui accompagne l'exposition du même nom au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève (du 16 septembre 2003 au 25 janvier 2004) évoque la vie des gens au jour le jour en Israël et dans les territoires palestiniens de 1949 à 2003. On y croise des visages de femmes inquiètes, des vieillards graves et des jeunes gens dans l'attente. On y découvre des lieux d'habitation, des lieux de travail, de passage ou d'errance. On y voit aussi l'engagement du Comité International de la Croix-Rouge et de ses partenaires locaux du Croissant-Rouge palestinien et du Magen David Adom israélien. En déroulant ainsi le fil du temps, Jean Mohr fait entendre à sa manière subtile l'écho des turbulences parfois interrompu par un murmure d'espoir.
Les photos de Jean Mohr ont un pouvoir aussi rare que précieux: elles nous parlent intimement de la vie quotidienne, sans affectation ni recherche de sensationnel. La magie de ce grand photographe de Genève consiste à rendre le lointain subitement proche. Ce faisant, il ouvre des fenêtres donnant sur des champs que nous sommes invités à cultiver du regard.

Lettre à Menétrey
Michel Bühler
Bernard Campiche Éditeur, 2003

ISBN 2-88241-130-8, 17 EUR

Michel Bühler est l'un des chanteurs suisses les plus connus. Auteur de près de deux cent chansons, il a également publié trois romans, un récit, et de nombreuses pièces de théâtre. Michel Bühler, qui demeure l'un des rares auteurs romands à rendre compte des problèmes politiques et sociaux de son pays, n'hésite pas à prendre part à des actions de solidarité et de défense des opprimés.
Dans la Lettre à Menétrey, Michel Bühler s’adresse à un ami, mort il y a deux ans. Bilan d’une vie et d’une amitié. Portrait aussi d’un «pays qui dort» (la Suisse) et, en pointillé tout au long du récit, un voyage dans les Territoires Occupés, en Palestine. Une fois de plus, Michel Bühler frappe par sa générosité, sa façon pudique, mais ferme, de dire les choses de la vie. Émergent aussi de ce livre le portrait attachant d’un homme hors du commun et l’histoire d’une grande amitié.
La pente est rude; on a quitté la plaine, le trafic, et maintenant, la route se faufile entre les forêts déjà rougies par l’automne. Le village est là, comme figé, posé sur le replat. Dernier chemin à droite, derrière la scierie. Une maison aux murs blancs, Bühler, Michel, à la porte.
François, le grand-père, a jeté la première pierre contre le mur de l’usine, un soir où la canaille s’en était venue protester. Les yeux malins, dans son cadre en bois, on l’entendrait presque houspiller le monde, les nantis. C’est une tradition: chez les Bühler, les hommes gueulent. Michel est le dernier, il a choisi de gueuler à travers ses livres, ses disques, sur les scènes de théâtre. Mais le pays n’aime pas trop ceux qui gueulent. Le pays est «propre en ordre», sourd, juste ce qu’il faut, le pays dort.

Michel Bühler est du pays; il a vu le monde, rencontré des hommes justes et bons, il en a vu de moins justes et de moins bons. Et il le dit, et il dérange. Il a choisi de dire sa vérité. Et, forcément, de passer pour un gêneur. Il a cinquante ans passés, Michel Bühler, dont trente, quarante peut-être, à s’user la voix pour quelques-uns, pour ceux qui savent encore écouter, rire, boire et chanter. François disait que «cinquante ans de vie, c’est cinquante ans d’espoir».

Roger Jaunin

Le cri des oliviers
Sumaya Farhat-Naser
Labor et Fides
ISBN 2-8309-1113-X, 32 CHF

Une Palestinienne en lutte pour la paix

Née en 1948 dans un petit village près de Ramallah au sein d'une famille patriarcale, Sumaya Fahrat-Naser refuse de se marier à 14 ans, comme le veut la tradition. Elle décide de partir terminer sa scolarité en Allemagne et y poursuit ses études. Confrontée à l'histoire germano-juive, elle prend conscience de l'antisémitisme et des victimes de l'holocauste. Cela déclenche un vrai processus d'identification qui va lui permettre de comprendre différemment sa propre situation. De retour dans ce qui est devenu les Territoires occupés, l'auteure enseigne à l'université de Bir Zeit, et s'engage alors dans un travail pour la paix avec les femmes.
Ce livre raconte la difficile approche de ces femmes israéliennes et palestiniennes qui apprennent à se connaître, à surmonter la méfiance, les malentendus et peu à peu osent se parler franchement.
Sumaya Farhat-Naser a étudié la biologie, la géographie et les sciences de l'éducation à l'Université de Hambourg. De 1982 à 1997, elle a enseigné la botanique et l'écologie à l'Université palestinienne de Bir Zeit. Elle a dirigé jusqu'en 2001 le Jerusalem Center for Women.

Au nom de la Torah
Yakov M. Rabkin
Une histoire de l'opposition juive au sionisme
Les Presses de l'Université Laval
ISBN 2-7637-8024-5

L'association des juifs avec l'État d'Israël est facile, presque automatique. «L'État juif» et «l'État hébreu» sont devenus des termes courants. Pourtant, parmi les partisans inconditionnels d'Israël, il y a moins de juifs que de chrétiens. Le présent ouvrage explique ce paradoxe apparent et met en évidence l'opposition au sionisme articulée au nom de la tradition juive. Cette opposition mine la légitimité proprement juive de l'État d'Israël et représente, selon un expert israélien, «une menace plus fondamentale que l'hostilité arabe et palestinienne». Les racines de l'opposition juive à l'existence même de l'État d'Israël est un phénomène souvent occulté, voire même censuré et provoque autant de colère que de curiosité.
L'auteur est historien à l'Université de Montréal (Québec, Canada). Ses champs de recherche sont l'histoire juive contemporaine et l'histoire des sciences. Outre son cursus universitaire, il a étudié le judaïsme auprès de plusieurs rabbins au Canada, en France et en Israël. Il est souvent invité par les médias internationaux pour commenter la situation dans le monde juif.

L’Exode palestinien

Par Mathieu Bouchard

L’Harmattan, Paris, 2003 - 190 pages, 16 euros.
Le nom de code de l’Intifada El Aqsa dans le langage de l’armée israélienne est « marée haute, marée basse », ce qui est pour Mathieu Bouchard parfaitement révélateur du refus de la reconnaissance du peuple palestinien.

Au centre du déni, la question des réfugiés : 3 737 494 personnes sont enregistrées officiellement par les Nations unies en juin 2000. On ne trouve nulle part ailleurs une telle quantité de population lésée de son propre territoire.
Condamnés à disparaître, les réfugiés palestiniens ne cessent de refuser de sortir de l’Histoire.

Pour l’auteur, par sa situation géographique, son contexte historique et ses aspects géopolitiques, le conflit israélo-palestinien ne peut se cantonner dans le seul jeu du rapport de forces régional, mais s’insère dans les schémas complexes des relations internationales et des intérêts des grandes puissances.

Le propos est ici de montrer que l’historiographie est un enjeu considérable du conflit et d’analyser les liens entre historiographie et contexte politique.

Marina Da Silva, Le Monde-Diplomatique édition de janvier 2004

18 poèmes 
de Rana El-Khatib
aux éditions Transit
[36 pages - ISBN : 2951934645 - 8 euros]

Palestinienne, Rana El-Khatib est un auteur qui vit à Phoenix, en Arizona. Elle a écrit un recueil de poésie politique : intitulé  "Branded. The Poetry of a So-called “Terrorist”, disponible sur Amazon.com. Une partie des ventes de son recueil  va à l’organisation à but non lucratif "Palestine Children’s Relief Fund" (PCRF). Cette édition française d’une partie du travail poétique (18 poèmes) de Rana el-Khatib a été traduit  de l'anglais par Gérard Jugant et vient de sortir.
[Pour commander un exemplaire de "Moi et mon enfance" envoyer un chèque de 8,00 euros + 0,70 euros de frais de port à l'ordre de La Courte Echelle, à l'adresse suivante : La Courte Echelle / Editions Transit  - 29, La Canebière - 13001 Marseille FRANCE - Téléphone : +33 (0) 491 900 260 - Fax : +33 (0) 491 909 860 - Email : courtechel@club-internet.fr]

Être jeune en Palestine
de Pénélope Larzillière
aux éditions Balland
[202 pages - 23 euros - ISBN : 2715815204]

Qu'est-ce qu'être jeune, aujourd'hui, lorsqu'on vit dans les territoires qui relèvent de l'Autorité palestinienne ? En 1987, la première Intifada mobilisait massivement les jeunes Palestiniens, convaincus que leur lutte conduirait à l'instauration d'un état palestinien. En 1993, les accords d'Oslo semblaient s'approcher de cet objectif. Depuis, l'espoir a cédé la place au désespoir, et celui-ci est au cœur de la seconde Intifada, lancée en 2000. Si la plupart d'entre eux maintiennent cet objectif politique national, tous développent un pessimisme absolu quant aux chances de sa réalisation. La vie quotidienne de ces jeunes est extrêmement dégradée, et comporte bien d'autres préoccupations que celles directement politiques et géopolitiques études, travail, religion, relations familiales, amoureuses, etc. Lors de la première Intifada, vie privée et vie publique centrée sur l'objectif national se combinaient aisément, et le militantisme apparaissait comme un moyen d'améliorer la situation dans tous les domaines de l'existence. Désormais cette articulation n'est plus possible. L'engagement est devenu, tout à la fois, nécessaire et sans espoir. Pénélope Larzillière mène depuis de nombreuses années des enquêtes de terrain dans les territoires palestiniens. Elle brosse ici le portrait étonnant d'une jeunesse dont l'expérience quotidienne est surdéterminée par l'évolution de la scène politique, mais ne s'y réduit pas. Pour la première fois, le regard porté sur l'Intifada mène bien au-delà de ses seules dimensions politiques ou diplomatiques. Il en dévoile les limites, les tensions internes, mais aussi les ressorts les plus cachés.
Spécialiste reconnue de la question palestinienne, à laquelle elle a consacré son doctorat de sociologie à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Pénélope Larzillière est chargée de recherches à l'Institut de recherche pour le développement.

LES CHAMPS DU SILENCE 
de Majed BAMYA 
édition Société des Ecrivains

Ce sont les poèmes d'un jeune palestinien. Au-delà des mots, des rimes, il faut mesurer les silences et les non-dits. C'est le récit de tant de souffrances et pourtant bel et bien une ode à la vie, qui mêle le particularisme d'une cause à l'universalité des sentiments. Les hommes, partout différents, par leur couleur, par leur religion, par leurs idées, leurs amours, se ressemblent par leurs passions.

Et si au lieu de faire éclater notre colère, nous laissions couler notre souffrance. Et si la réponse au pire était bien le meilleur et la réponse à la mort était la vie. Et si à la monstruosité, nous répondions par l'humanisme.

Ce recueil peut être commandé auprès des librairies qui l'auront sous 48 heures. Il peut aussi être acheté sur le site alpage (www.alpage.com) dans la partie livres en tapant dans recherche les champs du silence.

Ce recueil est aussi disponible auprès de l'auteur : leschampsdusilence@yahoo.fr
Cette adresse vous permet aussi d'envoyer vos commentaires sur le recueil

Les Secrets de la guerre du Liban -
Du coup d'état de Béchir Gémayel aux massacres des camps palestiniens
 
de Alain Ménargues
aux éditions Albin Michel
[554 pages - 24 euros - ISBN : 2226121277]

Jamais un récit aussi documenté et détaillé n'avait pu être effectué des 722 jours tragiques qui vont de la conquête du pouvoir par Bachir Gémayel à l'invasion israélienne, à la mort du jeune président et aux massacres de Sabra et Chatila. Après avoir, dans le sang, éliminé ses rivaux, Bachir Gémayel, fils cadet de l'une des trois grandes familles maronites libanaises, prend la tête de la milice chrétienne et s'impose, par la crainte, aux partis conservateurs chrétiens. Grâce à l'aide politique d'Israël, à l'action du Mossad et de Tsahal qui forment ses hommes, il consolide sa puissance militaire, laisse entrevoir la paix et passe des accords avec l'État hébreu. Reconnu comme interlocuteur par Washington, il ouvre le dialogue avec les pays arabes et passe une alliance politique et militaire avec Ariel Sharon et Raphaël Eytan pour chasser les Palestiniens du Liban. Élu président de la République libanaise, il sera assassiné trois semaines plus tard. Grâce à un accès exceptionnel à des archives inédites des parties en présence, Alain Ménargues raconte l'envers du décor.

Israël-Palestine, une passion française - 
La France dans le miroir du conflit israélo-palestinien
 
de Denis Sieffert
aux éditions La Découverte
[276 pages - 19 euros - ISBN : 2707143014]

Depuis 1967, le conflit israélo-palestinien a souvent été un facteur de tension au sein de la société française. Racisme, antisémitisme, affrontements communautaires se nourrissent de l’interminable crise du Proche-Orient. Pour quelles raisons particulières la France est-elle plus sensible qu’aucun autre pays occidental aux échos d’un conflit lointain et localisé ? Dans ce livre informé, Denis Sieffert s’efforce de remettre en perspective les relations tumultueuses entre la France et Israël. Plus qu’une simple affaire de politique étrangère, le Proche-Orient agit comme un miroir pour la société française et les communautés qui l’habitent. C’est pourquoi toute prise de position prend un caractère passionnel. Depuis le parrainage d’Israël par la IVe République jusqu’au caillassage du Premier ministre Lionel Jospin à l’université de Bir Zeit, en passant par la fameuse déclaration du général de Gaulle en 1967 à propos du peuple juif « sûr de lui-même et dominateur », et le « sauvetage » de Yasser Arafat par François Mitterrand en 1982, les débats et polémiques ont souvent divisé l’opinion française et ses responsables politiques. Denis Sieffert explore ici le rôle du passé colonial français toujours douloureux, la relation difficile entre le sionisme et la République et, plus largement, le problème que soulèvent les doubles allégeances. Il rappelle les liens que les grandes familles politiques conservent, plus d’un demi-siècle après la naissance d’Israël, avec les protagonistes du conflit. Il montre en particulier que les socialistes, comme leurs ancêtres de la SFIO, restent souvent très liés à Israël, alors que les communistes, l’extrême gauche, les Verts et les altermondialistes sont, eux, engagés dans le soutien des Palestiniens.

Denis Sieffert est journaliste, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Politis. Il a publié en 2002, avec la photographe Joss Dray, "La guerre israélienne de l'information" aux éditions La Découverte.

L’Empire aveuglé - Les Etats-Unis et le Moyen-Orient
de Rashid Khalidi
aux éditions Actes Sud
[264 pages - 22,80 euros - ISBN : 2742752285]

“Ce que l’Amérique refuse de voir distinctement, elle ne peut guère y remédier.” Cette formule d’Edward Said, à qui ce livre est dédié, dit très clairement le sens de cet essai : l’Empire aveuglé. Rashid Khalidi, un des meilleurs connaisseurs de la politique américaine au Moyen-Orient, nous permet de comprendre pourquoi un tel chaos.

- Extrait (Chapitre : 1 - Page : 29) : Durant la période d'escalade politique, interminable en apparence, qui s'est achevée par le déclenchement de la seconde guerre des Etats-Unis en Irak en douze ans, de nombreuses raisons, pour certaines contradictoires, ont été invoquées pour soutenir une entreprise qui était une orientation nouvelle pour l'Amérique, de l'aveu même de ses partisans. Peut-être désirait-on explicitement une guerre choisie, une guerre facultative, ou , selon les mots préférés du Pentagone et du président George W. Bush, une guerre préventive.
Rashid Khalidi est titulaire de la chaire Edward-Said en études arabes à l'université de Columbia. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient contemporain, notamment 'L'identité palestinienne'.

Le mur de Sharon
de Alain Ménargues
Prix Palestine Hamchari

aux éditions des Presses de la Renaissance
[300 pages - 18 euros - ISBN : 2750900603]

 

De 70 à 100 mètres de large, avec fossés et barbelés, un mur de béton de 8 mètres de haut équipé de caméras et de mitrailleuses télécommandées, le tout sur 700 km : la « barrière de sécurité » érigée par Tsahal « pour stopper l’infiltration des kamikazes palestiniens » se met petit à petit en place, sous l’œil bienveillant des États-Unis.
Englobant les colonies juives et les terres agricoles de Cisjordanie, le mur coupe en deux ou isole des villages palestiniens ; sépare les membres d’une même famille ; les élèves de leurs écoles ; les paysans de leurs champs ; les fidèles de leurs lieux de prière. Ce « mur de la honte », comme le surnomment les Palestiniens, est bâti dans l’indifférence totale de la communauté internationale.
Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient, Alain Ménargues fait un état des lieux saisissant de l’histoire de ce projet pharaonique qui, réalisé au mépris des résolutions de l’ONU, anéantit toute chance de réconciliation des deux frères ennemis.  
Né en 1947, Alain Ménargues est l'un des plus grands spécialistes français du monde arabe. Grand reporter et envoyé spécial permanent au Moyen-Orient pendant 15 ans. Lauréat du Prix Pierre Mille (1985) pour la couverture des événements libanais et du Prix SCOOP (1988) pour la couverture de l'actualité du monde arabe, il collabore à de nombreux magazines nationaux et radios étrangères. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Les larmes de la colère et Les secrets de la guerre du Liban.

Elias Sanbar

FIGURES DU PALESTINIEN

NRF ESSAIS .  304 pages - 19,50 €

 

Peuple expulsé de sa terre en 1948, les Palestiniens, sans jamais oublier ou négliger leur histoire, se définissaient d'abord par leur géographie si particulière, celle de la Terre sainte. Trois figures retracent leur identité de devenir.

Gens de la Terre sainte : du temps de l'Empire ottoman, les Palestiniens, plus encore qu'Arabes occupés, se définissent par le pays où coexistent communautés et religions et dont les paysages sont marqués par les fusions des lieux de culte et de pèlerinages des monothéismes.

Arabes de Palestine : du temps du Mandat britannique, lorsque se bâtit le «Foyer» sioniste qui prétend appuyer ses droits sur une antériorité des Juifs sur les Arabes, au point que la «montée» vers la Palestine est un retour et non une venue, les Palestiniens, pris dans la double tourmente des colonialismes britannique et juif, deviennent, malgré résistance et révoltes, graduellement des étrangers sur leur propre terre.

L'Absent ou le Palestinien invisible : après l'expulsion de 1948, alors que le nouvel État d'Israël gère les biens des expulsés comme «biens des absents» et qu'il efface ou modifie méthodiquement, au fil des années toponymie et topographie, les Palestiniens parqués par villages entiers dans les camps de réfugiés, cultivent la mémoire des lieux et nourrissent l'idée du retour.

Après des siècles de présence chez lui, le peuple palestinien réclame un État, puisque la communauté et le droit international ont érigé l'État-nation en seule forme possible, pour un peuple, de présence libre et souveraine sur sa terre.

 

FIGURES DU PALESTINIEN. Identité des origines, identité de devenir [2004], 304 pages, 140 x 205 mm. Collection NRF Essais, Gallimard -etu. ISBN 2070759369. Parution : 21/10/04.

Chronique d'une terre aliénée
Danièle Ouanès

Mon deuxième recueil de poésies sur la Palestine, qui fait suite à ma Chronique de Ramallah et s'intituleChronique d'une terre aliénée, publié dans la Collection Poètes des cinq continents est sorti à Paris en juin et vient d'arriver au Québec.

Voici les détails pour vous le procurer : Éditeur : L'Harmattan, Paris  ISBN : 2-7475-6569-6.

Il sera incessamment en librairie, mais vous pouvez d'ores et déjà le commander chez le distributeur Univers au 1 800 859 7474.

Pour les personnes hors du Canada, il peut être notamment acheté dans certaines librairies, à la Fnac et aussi sur Internet (sites de l'Harmattan et de la Fnac entre autres).

"Dans ce monde où l’intox médiatique est souveraine, le poète a la mission de se lever et de parler, de parler avec d’autres mots, des mots lourds de leur poids d’humanité. Il entre parfois par la porte de la futilité, mais va au fond des choses : par-delà la logique, sa flèche s’enfonce profondément dans le cœur de son lecteur que la poésie a dépouillé de sa cuirasse."
Danièle Ouanès

Azmi Bishara

CHECKPOINT

Récit traduit de l’arabe (Palestine) par Rachid Akel

Actes Sud

Checkpoint raconte un pays, la Palestine, désarticulé par les colonies de peuplement et les routes de contournement et, à présent, par le “mur de séparation”. Un étrange pays qui ne ressemble à aucun autre, un archipel, où le seul point de repère incontestable est le barrage militaire, le checkpoint, qui précisément abolit l’espace et le temps. L’immobilité et l’attente aiguisent la mémoire qui, à l’image du lieu où elle est enracinée, vient restituer par bribes des saynètes fragmentées.

Alternant épisodes de la vie quotidienne et portraits, souvenirs de jeunesse et récits absurdes, dialogues et méditations, Azmi Bishara dénonce avec un humour décapant le sort réservé aux Palestiniens par les “Maîtres du checkpoint”. Mais il égratigne aussi son propre camp, avec ses politiciens opportunistes, ses idéologues obtus et tous les autres profiteurs de “l’industrie de la Cause”.

Le récit commence et se termine par une tendre évocation de la fille du narrateur, Wajd, mot désignant l’une des sept “stations” de l’amour chez les mystiques musulmans. C’est la douleur d’être séparé de l’aimé même en sa présence, la douleur du désir, toujours insatisfait, de s’unir à lui.

   

Né en 1956 à Nazareth, Azmi Bishara a obtenu un doctorat en philosophie à l’université Humboldt de Berlin avant d’enseigner à l’université de Bir Zeit de Ramallah. Fondateur du Rassemblement national démocratique, un parti laïque de gauche, il est depuis 1996 député à la Knesset. Il a publié une dizaine d’ouvrages écrits en arabe et en hébreu. Checkpoint est sa première œuvre littéraire.

Revue d’études palestiniennes n° 93
Automne 2004
  

1. Cour internationale de Justice : un moment historique, par Rudolf El-Kareh,

 

2. HOMMAGES À MAXIME RODINSON :

Maxime Rodinson par lui-même. Les années de formation 1915-1932 (Gérard Khoury)

(G. Khoury a eu accès au manuscrit de l’autobiographie inédite de Rodinson, qui porte sur son enfance et son adolescence, et en cite de très larges extraits.)

Maxime Rodinson à divers titres (Ilan Halevi)

L’histoire de l’Islam au crible de la raison (Maha Baakini Laurens)

 

3. Louis Massignon et le conflit du Proche-Orient, Une liturgie pour la paix, par Richard Figuier 

 

4. Retour à Rafah, voyage en terre interdite, par Jennifer Loewenstein 

 

5. Israël/EU, l’alliance des mythes, par Mathieu Bouchard

 

6. Transcendance (poème), par Etel Adnan

 

7. LETTRES ARABES 

Mikhail et le cygne, par Edouard el-Kharrat

 

8. CHRONIQUES

• Chronique d’un naufrage annoncé, par Ilan Halevi 

• La quatrième guerre mondiale a-t-elle commencé, par Rudolf El-Kareh

 

9. NOTES DE LECTURE

Une occupation civile. La politique de l’architecture israélienne. Ouvrage collectif sous la direction de Eyal Weizman et Rafi Segal. Besançon et Paris, Les Editions de l’imprimeur, 2004.

• Alain Ménargues. Les Secrets de la guerre du Liban. Du coup d’Etat de Bachir Gemayel aux massacres des camps palestiniens. Paris, Albin Michel, 2004.

• Zbigniew Brzezinski. Le Vrai Choix. L’Amérique et le reste du monde. Paris, Odile Jacob, 2004.

• Elias Sanbar. Les Palestiniens. La photographie d’une terre et de son peuple de 1839 à nos jours. Paris, Hazan, 2004.

• Elias Khoury. Yalo. Roman. Paris, Actes Sud/Sindbad, 2004.

• Sherif Hetata. La Nasse. Roman. Actes Sud, 2003.

•Safaa Fathi. Ordalie, suivi de Terreur. Théâtre. Préface de Jacques Derrida. Carnières-Morlanwelz (Belgique), Lansman Editeur.

 

10. L’OBSERVATOIRE DE LA COLONISATION

 

11. CHRONOLOGIE, 1er mars-31 mai 2004, par Rachid Akel

 

Pour vous abonner à la Revue d'études palestiniennes, contacter :

Revue d'études palestiniennes, Les Éditions de Minuit

7, rue Bernard-Palissy – 75006, Paris, France

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Email : rep@palestine-studies.org

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Correspondante à Ramallah
Amira Hass 
aux éditions La Fabrique
128 pages - 13 euros - ISBN : 2913372341

Amira Hass, fille de rescapés des camps nazis, est la seule journaliste israélienne qui rende compte de ce qui se passe dans les territoires occupés en s'y immergeant totalement. Des cinq ans qu'elle a passés à Gaza, elle a tiré un premier livre, "Boire la mer à Gaza". Elle réside depuis 1997 à
Ramallah, et le présent ouvrage est un recueil des articles qu'elle envoie régulièrement au grand quotidien israélien Haaretz.
La force du travail d'Amira Hass tient à ce qu'elle ne théorise jamais a priori : elle raconte, d'une façon inimitable, ce qu'elle voit tous les jours dans la rue, chez ses voisins, dans les queues, sur les routes, aux barrages. Ce peut être dérangeant, pour un camp comme pour l'autre, mais Amira n'en a cure. Elle montre comment le gouvernement israélien mesure ses succès au nombre de maisons démolies, au nombre de morts palestiniens, et comment beaucoup de Palestiniens ne voient la victoire que par la peur qu'ils peuvent inspirer : " le jeu est de savoir qui a plus peur et qui a moins peur de mourir ".
"Amira Hass parle au nom de la justice. En décrivant les souffrances d'un peuple poussé au désespoir, elle défend les véritables intérêts d'Israël." (Susan Sontag)
Amira Hass est l'auteur de Boire la mer à Gaza (La Fabrique, 2001), salué par toute la presse française. Elle a reçu en 1999 le World Press Freedom Award, et en 2003 le United Nations Guillermo World Press Freedom Award " pour les qualités professionnelles, l'indépendance et le courage personnel dont elle fait preuve depuis dix ans ". 
Amira Hass est journaliste et l'une des voix les plus tranchantes en Israël. Elle est de ceux qui refusent de voir dans les accords d'Oslo le nec plus ultra du pacifisme et de la volonté de dialogue, identifiant au contraire dans les présupposés et les omissions qui sont au centre de ces accords un réseau de difficultés programmant par avance l'échec de leur application.

Bienvenue en Palestine : 
chroniques d'une saison à Ramallah

Anne Brunswic 
éditions Actes du Sud, mai 2004, 240 pages

Journaliste et écrivain, Anne Brunswic s'est installée à Ramallah quatre mois durant (de septembre 2003 à janvier 2004) pour conduire un projet d'écriture. Sans préjugé, assumant sa propre position de femme, juive, laïque, intellectuelle, de gauche, elle est venue rencontrer les Palestiniens. Avec l'espoir de mieux comprendre leur regard sur le monde, leur expérience de la vie, leurs espoirs, leurs attentes et leurs contradictions. Avec l'ambition de dépasser les stéréotypes négatifs qui défigurent leur réalité et leur combat.

Revue d’études palestiniennes n° 91
Printemps 2004

Azmi Bishara
Une petite histoire de l’apartheid
« L’hypothèse d’un Etat en Palestine gouverné par une minorité juive n’ayant jamais été envisagée, le déplacement des populations a toujours figuré au cœur du projet sioniste, dont le but est de constituer un Etat juif dans un pays à majorité arabe, au beau milieu d’une région arabe. »

Nadim N. Rouhana et Nimer Sultany
La nouvelle hégémonie sioniste
Redéfinir les limites de la citoyenneté
« L’institution politique a depuis longtemps cessé de prétendre que les Arabes bénéficient d’une égalité de droits, et la plus grande partie de l’intelligentsia accepte comme un fait accompli à la fois l’inégalité des droits et le rôle de l’Etat dans sa perpétuation. »

Ehoud Barak
« Je n’ai absolument rien donné à Camp David »
Dans un article publié par Yediot Aharonot le 20 août 2003 (traduit dans Mideast Mirror le même jour), l’ancien Premier ministre évoque les mesures prises par Ariel Sharon, le processus d’Oslo, Camp David, et l’avenir d’Israël. Mais le passage le plus intéressant sur le plan historique de cet article étonnamment franc et direct est sans doute l’aveu sans équivoque de ce qu’Israël a vraiment offert à Camp David.

Ilan Halevi
Islamophobie et antisémitisme, effets de miroir
« Le terrorisme idéologique des défenseurs de la politique israélienne s’alimente à une vision essentialiste qui fait pendant au discours antijuif. Ils considèrent que les juifs sont toujours et partout l’objet d’une haine irrationnelle qui n’a rien à voir avec l’histoire ou leur interaction avec les autres, mais procède de la nature même des sociétés qui la produisent. »

Pierrette Bras
Un séjour en Palestine, 18-28 décembre 2003

Denis Hermann
Les tentatives d’extension de la colonisation sioniste en Syrie de 1930 à mai 1934
Une étude historique par un doctorant de l’Ecole pratique des hautes études, Paris.

Nathalie Bontemps
L’espace de vivre
Parcours dans le recueil de Mahmoud Darwich Plus rares sont les roses.

Pierre Grouix
Le cassement du monde
Pouvoir fractal de la guerre dans l’œuvre de Mahmoud Darwich
« De fait, c’est l’un des caractères de la guerre darwichienne que d’être déplacée, obscène. Venue colorer le réel de reflets de sang, elle s’impose à la manière d’un hôte indélicat. Elle est ainsi l’autre par excellence d’un homme épris de paix ou encore – c’est une définition de tout poète (al-châ’ir) – amoureux de l’amour. »

LETTRES ARABES
Toufik Grira
Al-Jidâr (le mur)
Cette nouvelle est parue pour la première fois dans le quotidien arabe international Al-Quds al-arabî daté du 30 janvier 2004. Tawfik Grira est professeur à l’université de Tunis.

CHRONIQUES
Le grand écart, par Ilan Halevi
Grand Moyen-Orient, vaste chaos, par
Rudolf el-Kareh

NOTES DE LECTURE
L’œuvre de Abd Al-Rahman Mounif, par Kadhim Jihad
Jacques Derrida, Le «concept » du 11 septembre, par Kadhim Jihad
Alain Dieckhoff et Rémy Leveau, Israéliens et Palestiniens, la guerre en partage, par Henry Laurens
Gabriel Martinez-gros et L. Valensi, L’Islam en dissidence, Genèse d’un affrontement, par Hassan Chami
Dominique Eddé, Cerf-volant, par Hassan Chami
Amnon Kapeliouk, Arafat l’irréductible, par Rudolf el-Kareh
B. Rubin et J. Colp Rubin, Yasir Arafat, a Political Biography, par Mikael Garandeau
Abdellatif Laabi, Le Fond de la jarre, par Saloua Ben Abda

L’observatoire de la colonisation
L’expansion des colonies de peuplement à Jérusalem-Est se poursuit

Chronologie
1er septembre-30 novembre 2003
par Rachid Akel

Pour vous abonner à la Revue d'études palestiniennes, contacter :
Revue d'études palestiniennes, Les Editions de Minuit
7, rue Bernard-Palissy – 75006, Paris, France
Internet : http://www.leseditionsdeminuit.fr/abo-rep.htm
Email : rep@palestine-studies.org

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Tél. : +33144393927

Palestiniens : images d'une terre et 
de son peuple de 1839 à nos jours
 
Elias Sanbar
aux éditions Hazan
400 pages - 59 euros

La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la « Question juive » que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref cette terre possède une pesanteur, une résonance, infiniment plus grandes que sa taille et c'est à ce titre que cet ouvrage ambitionne de "donner à voir" les diverses phases de cette histoire-là. Parmi les photographes dont les travaux seront reproduits dans l'ouvrage, citons pour la partie allant de 1839 à 1914 : Anderson, Bain, Beato, Bedford, Bergheim, Bonfils, Bowman, Bridges, De Clercq, Dumas, Fiorillo, Franklin, DE Prangey, Mason Good, Goupil Fesquet, Graham, Hammersschmidt, Halladjian, Keith, Kitchener, Krokorain, Lallemand, Lorent, MacDonald, Mateson, Matson, Ostheim, Phillips, Pierotti, Raad, Robertson, Saboungi, Sarrafian, Savides, Thevoz, Thomson, [Underwood & Underwood], Vester, Vignes, Wilson, Garabedian, Zangaki. Aux travaux de ces artistes viendront s'ajouter ceux des photographes contemporains ainsi que de très nombreux anonymes dont les travaux ont été reproduits dans la presse locale ou dans des ouvrages de l'entre deux-guerres et qui sont à ce jour quasiment inconnues du public non spécialisé. En outre de nombreux fonds institutionnels (Institut d'études palestiniennes, Fondation arabe pour l'image, UNRWA, pour ne citer que les collections les plus importantes) ainsi que des collections particulières telles la prestigieuse collection de Badr El-Hajj à Londres, ou celle de l'auteur, seront également exploités.
650 illustrations noir et blanc et couleurs. 

Une enfance à Gaza
d'Arlette Khoury-Tadié
éditions Maisonneuve & Larose, 275 p. 15 €

"Une petite fille, née pendant la seconde Guerre mondiale, a traversé, à Gaza, en Palestine, les guerres de 1948 et 1956 : elle les a observées et ressenties. C'est ce que raconte ce livre.
C'est l'histoire d'une ville qui avant d'être "la plus grande prison du monde", comme l'a baptisée un reportage de TF1, et un gigantesque camp de réfugiés, a été paisible, peuplée de gens amicaux et pacifiques, dont l'auteur décrit les joies et les chagrins, les usages, dans ce qui est aussi une contribution à l'anthropologie.
C'est l'émouvante évocation, à travers une vie personnelle et familiale, d'une société et d'une civilisation qui disparaissent tous les jours dans les barbelés, derrière les murs et sous les obus. C'est le patrimoine d'un peuple que les livres préservent mieux que ne le font les hommes."  

Arafat l'irréductible
Par Amnon Kapeliouk
Éd. Fayard, 2004, 520 p.

Né en 1929 et élevé au Caire, Yasser Arafat est devenu président de l'OLP en 1969. Sa vie, qui s'est partagée entre l'Égypte, la Tunisie, le Liban et la Palestine, a été presque entièrement consacrée à la quête d'autodétermination de son peuple, mais aussi à semer ses nombreux ennemis et à éviter les attentats.
Avec Arafat l'irréductible, Amnon Kapeliouk, collaborateur au Monde et au Monde diplomatique, propose une biographie politiquement orientée, mais qui est également un précieux document pour le lecteur désirant s'instruire sur le cas hautement complexe du conflit israélo-arabe.
Le livre est préfacé par Nelson Mandela, qui voit dans Arafat un frère de combat, un "symbole d'héroïsme pour tous les peuples du monde qui luttent pour la justice et la liberté".

Une histoire de l'opposition juive au sionisme
Au nom de la Torah

de Yakov M. Rabkin
Editions: Les Presses de l'Université Laval

L'association des juifs avec l'État d'Israël est facile, presque automatique. «L'État juif» et «l'État hébreu» sont devenus des termes courants. Pourtant, parmi les partisans inconditionnels d'Israël, il y a moins de juifs que de chrétiens. Le présent ouvrage explique ce paradoxe apparent et met en évidence l'opposition au sionisme articulée au nom de la tradition juive. Cette opposition mine la légitimité proprement juive de l'État d'Israël et représente, selon un expert israélien, «une menace plus fondamentale que l'hostilité arabe et palestinienne». Les racines de l'opposition juive à l'existence même de l'État d'Israël est un phénomène souvent occulté, voire même censuré et provoque autant de colère que de curiosité.
L'auteur est historien à l'Université de Montréal (Québec, Canada). Ses champs de recherche sont l'histoire juive contemporaine et l'histoire des sciences. Outre son cursus universitaire, il a étudié le judaïsme auprès de plusieurs rabbins au Canada, en France et en Israël. Il est souvent invité par les médias internationaux pour commenter la situation dans le monde juif et en Israël.

Histoire de l'Autre
Traduit de l'arabe par Rachid Akel de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
96 pages - 21 x 21 cm – Broché
 Editions Liana Levi 10 €

Deux peuples, deux récits
En temps de guerre, les nations racontent l'histoire d'un seul point de vue - le leur -, le seul considéré comme « juste ». Les héros des uns sont les monstres des autres. Le conflit israélo-palestinien ne déroge pas à la règle. Ainsi, la guerre de 1948 est appelée « la guerre d'Indépendance » par les Israéliens et « la Catastrophe » par les Palestiniens. Partant de l'analyse de manuels scolaires, l'Institut PRIME a décidé de créer un livre qui réunit l'histoire côté Palestiniens et l'histoire côté Israéliens autour de trois dates clés : la déclaration Balfour de 1917, la guerre de 1948 et la première Intifada de 1987. Mis en parallèle, les deux récits permettent de mieux comprendre les divergences.

Comment ont-ils travaillé ?
L'équipe chargée du projet est composée de six professeurs d'histoire palestiniens et six professeurs d'histoire israéliens, six délégués internationaux et un observateur israélien. La rédaction des textes a été faite en quatre séances de travail de trois jours. Le texte arabe a ensuite été traduit en hébreu, et réciproquement.

L'initiative du projet
PRIME (Peace Research Institute in the Middle East) est une ONG fondée par des professeurs/chercheurs israéliens et palestiniens avec l'aide de l'Institut de recherche sur la paix de Francfort. PRIME œuvre pour une reconnaissance mutuelle et pour la construction de la paix grâce à des activités et des travaux de recherche faits en commun.

Et maintenant…
Les enseignants ont commencé à travailler avec ce livre en décembre 2002. Il est aujourd'hui utilisé par 800 élèves dans 12 lycées, ce qui, rapporté à la population des deux pays, est très positif. En juin 2004, un premier bilan sera établi lors d'une conférence organisée par PRIME. Diffuser ce texte à l'étranger pourrait être un pas de plus vers la paix.

L'édition française
Chacun des textes (l'un traduit de l'arabe, l'autre de l'hébreu) se déroule sur une colonne, en regard de l'autre. Ce livre pourra être un outil pédagogique innovant pour les professeurs qui, en abordant cette partie du programme, sont confrontés à des réactions passionnelles.

Le cyclamen 
quand l'injustice se cache derrière la légalité

Dominique BREUIL et Jean-Jacques ARCONDEGUY

" À certains endroits, comme la ville de Qalqiliya, ce sera un mur en béton de huit mètres de hauteur. Il entourera toute la ville, et la seule porte de cette prison sera gardée par les soldats. "
Ce texte raconte l'histoire d'Omar et des habitants de Jayyous qui, avec l'édification du mur, ne peuvent plus travailler les terres qui leur appartiennent. Un exemple parmi tant d'autres en Palestine, une histoire vraie.
Dominique BREUIL et Jean-Jacques ARCONDEGUY viennent d'éditer un petit livre racontant la vie d'un paysan palestinien habitant le village de Jayyous dont le mur confisque les terres.
Ce petit livre a pour but de faire connaître le problème aux gens qui sont peu ou pas du tout informés.
Il est en vente au prix de 2 euros.
Les commandes sont à adresser aux "Amis de Jayyous".
Les frais d'expédition sont en plus.
Les droits d'auteur provenant de la vente de ce livre sont reversés à l'assocation "Les Amis de Jayyous".
" Les Amis de Jayyous "
Dominique BREUIL
Jean-Jacques ARCONDEGUY
15 Rue Charles Fourier
19100 BRIVE
Tél. : 05 55 87 76 30 - 06 76 15 66 60
Courriel :
domij-jacques@voila.fr

Les Palestiniens, 
Images d'une terre et de son peuple

Elias Sanbar
Hazan, 56,05 euros.

Mot de l'éditeur
La Palestine, la Terre Sainte, est sans contexte l'un des espaces les plus photographiés au monde. Cette caractéristique ne découle néanmoins pas des seules dimensions symbolique, religieuse ou historique de cette terre où les premiers photographes recherchaient l'univers de la Bible. Elle a résulté aussi du fait qu'un conflit centenaire, s'y déroule encore qui relève tant du symbole que de la géostratégie, de la coexistence entre les monothéismes que des intérêts des grandes puissances, de la " Question juive " que du droit à l'autodétermination du peuple de Palestine. Bref cette terre possède une pesanteur, une résonance, infiniment plus grandes que sa taille et c'est à ce titre que cet ouvrage ambitionne de "donner à voir" les diverses phases de cette histoire-là. Parmi les photographes dont les travaux seront reproduits dans l'ouvrage, citons pour la partie allant de 1839 à 1914 :
Anderson, Bain, Beato, Bedford, Bergheim, Bonfils, Bowman, Bridges, De Clercq, Dumas, Fiorillo, Franklin, DE Prangey, Mason Good, Goupil Fesquet, Graham, Hammersschmidt, Halladjian, Keith, Kitchener, Krokorain, Lallemand, Lorent, MacDonald, Mateson, Matson, Ostheim, Phillips, Pierotti, Raad, Robertson, Saboungi, Sarrafian, Savides, Thevoz, Thomson, [Underwood & Underwood], Vester, Vignes, Wilson, Garabedian, Zangaki. Aux travaux de ces artistes viendront s'ajouter ceux des photographes contemporains ainsi que de très nombreux anonymes dont les travaux ont été reproduits dans la presse locale ou dans des ouvrages de l'entre deux-guerres et qui sont à ce jour quasiment inconnues du public non spécialisé. En outre de nombreux fonds institutionnels (Institut d'études palestiniennes, Fondation arabe pour l'image, UNRWA, pour ne citer que les collections les plus importantes) ainsi que des collections particulières telles la prestigieuse collection de Badr El-Hajj à Londres, ou celle de l'auteur, seront également exploités.

Pour La Palestine
(Trimestriel de l'Afps)
n°41 (Mars 2004) 7 euros ou par abonnement.

Sommaire :
Actualité
- Jénine, deux ans après,
- Opération "Eau stagnante" à Naplouse,
- Murs : main mise sur la terre et sur l'eau
- Le "désengagement" de Sharon...
- Le droit international face au mur,
- Le combat des familles Hurndall et Miller,
- Entretien avec Elik Elhanan : "Tsahal est devenue une armée terroriste"
- Lourdes peines pour les refuzniks,
- Mordechaï Vanunu bientôt "libre" ?
Agir
- Des passerelles contre les ghettos,
- L'initiative Peace Cycle, été 2004,
- L'olivier, notre culture commune,
- Etudier et soigner sous occupation,
- Face à l'occupation multiforme, la solidarité sur tous les fronts.
Angles
- Un entretien avec le chercheur Jean-François Legrain,
- Le parti socialiste pourra-t-il critiquer Israël ?
- Benny Morris tutoie l'ignoble : un entretien avec Dominique Vidal
Débat interpalestinien,
- Azmi Bishara : Brève histoire de l'apartheid,
- Salim Tamari : Plaidoyer pour Genève.
Culture
- Festival du film palestinien,
- Programme des débats autour du film Ecrivains des frontières
- En hommage à Edward Said : Destituer les préjugés,
- Notes de lecture,
Chronique d'une paix différée,
Capuccino à Ramallah
- Censure étatique de Route 181.

Pour commander : afps@france-palestine.org  ou Afps 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris.

Cahiers de formation de l'Afps

Comprendre la question palestinienne, savoir en profondeur les origines historiques de ce qui se passe aujourd'hui n'est pas facile ; Dans le conflit israélo-palestinien, là comme ailleurs, l'histoire est écrite par les vainqueurs c'est-à-dire Israël. D'où la nécessité de tracer clairement la ligne de continuité historique et idéologique qui relie entre eux une longue série d'évènements : les premières vagues de l'immigration sioniste en Palestine, la constitution de l'État d'Israël, son expansion territoriale progressive, la dispersion violente du peuple palestinien, la négation de son identité collective, la première et la seconde Intifada, le terrorisme suicide du Hamas, l'action des groupes du nationalisme palestinien et le rôle des grandes puissances et du monde arabe. Tel est le sens du cycle de formation organisé par l'Afps, avec les meilleurs connaisseurs de la question palestinienne en France (Dominique Vidal, Alain Gresh, Jérôme Bocquet, Jean-Paul Chagnollaud, Nadine Picaudou, Bernard Ravenel, Ilan Halévi, Michel Warshawski).
Des cahiers reprennent chaque conférence et comprennent aussi des documents historiques en illustrant le thème traité.

En voici la liste :
Cahier n°1 : Les 15 dates-clefs du conflit israélo-palestinien par Dominique Vidal
Cahier n°2 : Palestine : les bases d'une solidarité par
Alain Gesh
Cahier n°3 : Les États arabes et la question palestinienne par
Jérôme Bocquet
Cahier n°4 : Le Mandat britannique en Palestine (1920-1948) par
Jean-Paul Chagnollaud
Cahier n°5 : Le Mouvement national palestinien : 1948 - 1988 par
Nadine Picaudou
Cahier n°6 : Les Palestiniens d'Israël par
Jean-Paul Chagnollaud
Cahier n°7 : Les fondements historiques du sionisme politique par
Bernard Ravenel
Cahier n°8 : Palestine 1948 : l'expulsion par
Dominique Vidal
Cahier n°9 : Le sionisme en débat par
Ilan Halévi
Cahier n°10 : Sionisme et religion par
Michel Warshawski
Le prix de chaque cahier est de 5 euros.

Pour télécharger le bon de commande :
http://www.france-palestine.org/article249.html

Lumière bleue
Hussein al-Barghouti
Sindbad/Actes Sud, 2004, 172 p., 17euros.

"Probablement la plus belle réalisation de la littérature palestinienne en prose", selon Mahmoud Darwich, ce récit autobiographique retrace les années que l'auteur a passées en tant qu'étudiant aux Etats-Unis, et en particulier sa rencontre avec un soufi d'origine turque, mi-sage mi-fou et clochard à l'occasion, qui marquera durablement sa vie et sa pensée. Il s'agit d'abord d'un voyage initiatique, au cours duquel l'auteur nous entraîne dans ses paysages intérieurs : perte d'évidence, quête perpétuelle du sens et surtout questionnement sur la folie, thème central du livre. Fin connaisseur du patrimoine littéraire arabe - et mondial - Hussein al-Barghouti restitue avec beaucoup de finesse, en alternant description, introspection et méditation, la tension constante entre ces deux parties constitutives de lui-même: l'imaginaire populaire palestinien, empreint à la fois d'une sensualité terrienne et d'une spiritualité quasi païenne et, à l'opposé, la modernité urbaine, théâtre de toutes les expérimentations, mais aussi de toutes les incommunicabilités.

 Chronique de la guerre civile "
d'Eric Hazan

A l'occasion de la sortie de son livre " Chronique de la guerre civile " Eric Hazan accorde un entretien à Télérama.
Mille sujets y sont abordés qui, disséminés dans les pages des journaux, passent le plus souvent inaperçus. Chronique de la guerre civile les rassemble, éclairant notre histoire d'une lumière neuve et souvent crue.
Eric Hazan, 68 ans, l'allure et la fougue d'un jeune homme, évoque à cette occasion sa manière de lutter contre la désinformation et l'apathie ambiante, son corollaire.
Entre autre sujet, Hazan s'explique sur l'occupation israélienne de la Palestine.
[ Extrait ... ]
Votre livre rassemble, mais refuse le commentaire. Vous donnez l'information brute, chacun la lit comme il l'entend ? Vous vous méfiez des mots ?
Ne pas commenter ajoute de la force à ce qui est dit. Il faut toujours se méfier du pathos et de certains mots ou assemblages de mots. Prenez par exemple le terme de « résistance ». Plus j'y réfléchis, plus je pense que la mondialisation se résume à une sorte de banditisme capitaliste contre lequel il faut lutter mais pas comme on le faisait avant, en résistant. Le résistant reste dans son camp, il est pur, il est prêt à donner sa vie, mais, au bout du chemin il se fait souvent avoir, comme lors de la Commune de 1871. Moi, je crois qu'il faut inventer de nouvelles formes de lutte et qu'on a tout à apprendre des arts martiaux. Un judoka sait que pour battre son adversaire il faut utiliser la force de l'adversaire.
Comment mettez-vous en pratique une telle tactique ?
Comme éditeur et comme auteur, je me dois de présenter un miroir de la réalité et non la déformation systématique qui en est donnée. Par exemple, quand on parle de conflit israélo-palestinien, c'est déjà, dans les termes, une avancée de la désinformation. On peut parler d'un conflit franco-espagnol sur la pêche dans le golfe de Gascogne, car il y a là un réel affrontement symétrique entre les deux pays sur un sujet, la pêche, qui est au cœur de leur conflit. Mais entre Israël et la Palestine cette symétrie n'existe pas. Il y a occupation militaire de la Palestine par les colons et l'armée israélienne. Pour ne pas dire occupation, on dit conflit. Si un type vous arrache votre sac dans la rue, vous parlerez de conflit entre lui et vous ?
C'est là un sujet qui vous fait réagir presque quotidiennement dans votre journal. D'où vient cet engagement ?
De la conjonction d'un vieux passé tiers-mondiste (ma première manifestation de lycéen était contre la guerre en Indochine, et j'ai fait partie des réseaux qui ont aidé le FLN) et du fait que je suis juif. Les horreurs qui se passent en Palestine sont commises en mon nom, au nom du juif que je suis, et cela je ne peux pas l'accepter.
On établit toujours de fausses symétries. On dit : « Le mur, c'est horrible, mais les attentats, c'est aussi horrible. » Bien sûr, je suis d'accord, les attentats suicides sont épouvantables, mais pourquoi ne propose-t-on pas à ces gens désespérés d'autres issues que des mots creux et des barbelés ? Je ne parle pas au nom de la morale. Je me sens un peu dans la même situation que Sartre lors des années noires de la guerre froide. On lui reprochait de ne pas condamner les communistes. Il répondait oui, c'est vrai, mais en face, les anticommunistes sont des chiens. Propos recueillis par Michèle Gazier

Télérama 2832 - 24 avril 2004  

Moi et mon enfance
de Raba Hana
aux éditions Transit
[24 pages - ISBN : 2951934610 - 5,00 euros]

Le livre d'enfant palestinien... En décembre 2001, nous avons eu la chance à Gaza de rencontrer les responsables de l'Institut Tamer qui sans le savoir ont joué un rôle déterminant dans la création de la collection Transit.
"En Palestine il n'y a pas de petite résistance." Raba Hana a écrit et illustré "Moi... et mon enfance" lorsqu'elle avait 9 ans à l'occasion du concours "Mon premier livre" organisé chaque année en Palestine par l'Institut Tamer. Il a été ensuite publié pour la première fois à Ramallah en 1998. En avril 2003, Transit édite cette traduction de "Moi... et mon enfance" accompagnée de la reproduction en quadrichromie des illustrations du jeune auteur. Créé en 1989, lors de la première Intifada, pour offrir une alternative à la fermeture des écoles par les forces militaires d'occupation israéliennes, l'Institut Tamer pour l'Education sociale, autour de la lecture, de l'écriture, de l'édition permet aux enfants et aux adolescents de recevoir une éducation fondée sur la transmission des expériences et des connaissances, la prise de responsabilité, l'ouverture vers le monde. Une fois par semaine les jeunes réalisent une page dans le quotidien palestinien, "Al Ayyam" et un supplément mensuel, "Le Petit continent" qui traite de l'archéologie, des cultures, des traditions, des techniques agricoles et artisanales de la Palestine à partir de visites et de rencontres. Mon passeport pour la lecture que chaque enfant rempli après la lecture d'un livre est une sorte de visa d'entrée dans le monde de la littérature. La collection "Mon premier livre" récompense chaque année par leur publication, cinq  histoires écrites et illustrées par des enfants de 8 à 14 ans, dont Raba Hana en 1998.
(Tamer signifie en arabe : personne qui dans la palmeraie transporte le pollen d'un arbre à l'autre pour le fertiliser.)
[Pour commander un exemplaire de "Moi et mon enfance" envoyer un chèque de 5,00 euros + 0,70 euros de frais de port à l'ordre de La Courte Echelle, à l'adresse suivante : La Courte Echelle / Editions Transit  - 29, La Canebière - 13001 Marseille FRANCE - Téléphone : +33 (0) 491 900 260 - Fax : +33 (0) 491 909 860 - Email : courtechel@club-internet.fr]

Riki, un enfant à Jérusalem

En 1947, lorsque les premiers affrontements éclatent en Israël et les pays voisins, Riki n'a que 10 ans. Il vit à Jérusalem avec sa famille et assiste, stupéfait, au siège de la ville.
Malgré les bombardements, le manque d'eau, la famille dispersée, il y va de son âme d'enfant.
Curieux et intrépide, il va se mêler aux conflits et, au fil des rencontres, découvrir la dure réalité de la guerre...

Soliman le Pacifique

Journal d'un enfant dans l'Intifada

Soliman est palestinien et vit en Cisjordanie.

Pendant la première Intifada, son grand frère est mort en martyr. Sept ans plus tard, sol commence un journal auquel il confie ses questions sur la vie et son quotidien dans les territoires.
Hélas, de nouveaux tout bascule. C'est la deuxième Intifada, le retour des chars et de la répression.
Face à la peur, au désespoir, sol choisi son chemin : celui de l'écriture. Pour témoigner.

 

 

 

Israéliens ou Palestiniens, itinéraires d'hommes de paix

BÂTISSEURS DE PAIX de David Chemla, avec la collaboration de Muriel Chemla.
Ed. Liana Levi, 250 p., 15 euros.

Critique de Pierre Vidal-Naquet dans LE MONDE DES LIVRES du 15.12.05

Le responsable en France de La Paix Maintenant a rencontré seize personnalités prêtes à se partager un État.

Ils sont seize, huit Palestiniens et huit Israéliens, à avoir parlé de paix avec David Chemla, dont nous apprenons qu'il est responsable pour la France du mouvement La Paix maintenant, une paix qui tarde, comme chacun le sait. Certains portent des noms célèbres : ainsi, du côté palestinien, Abdel Kader Al-Husseini ou Sari Nussibeh, et, du côté israélien, l'amiral Ami Ayalon ou l'écrivain David Grossmann. De ce même côté, Amran Mitzna a été le chef du Parti travailliste et candidat premier ministre contre Ariel Sharon.

Représentent-ils l'ensemble des deux sociétés ? Assurément non. Parmi ces seize, il n'y a que deux femmes, une dans chaque camp, qui délivrent l'une et l'autre un message essentiel. Du côté juif, le seul séfarade est l'éditeur français David Chemla, originaire de Tunisie.

Tous, ou presque tous, ont en commun d'avoir été en phase, parfois directement, avec l'accord de Genève en 2004 ou avec la pétition "La Voix des peuples", dont les initiateurs, présents dans ce volume, sont Ami Ayalon et Sari Nussibeh. La plupart sont partis de positions extrêmement nationalistes ou à tout le moins ardemment patriotiques.

PROCESSUS DOULOUREUX

Le cursus le plus original est sans doute celui du premier interlocuteur, Nazmi Al-Jubeh, né dans la Vieille Ville de Jérusalem. Il dit non sans humour : "Je suis né dans le quartier juif. L'histoire est pleine de paradoxes, car cette maison était occupée jusqu'en 1947 à la fois par ma famille, qui est musulmane, par une famille arménienne et par une famille juive." Ajoutons que Nazmi Al-Jubeh offre aussi cette particularité d'être passé par le Parti communiste jordanien. Il a fait des études d'archéologie, ce qui est plutôt une spécialité israélienne, mais, fils d'un modeste marchand d'épices, il vient d'un milieu plus populaire que la moyenne des autres protagonistes du livre, qui sont des notables.

Tous ont abouti au terme d'un long et parfois douloureux processus à la réflexion suivante : ni les Israéliens ni les Palestiniens ne disparaîtront de cette terre commune. L'Israélien Dror Etkes, qui vient d'une famille religieuse, dit les choses avec toute la netteté désirable : "Avec la poursuite de l'occupation, nous sommes en train de transformer Israël en Etat d'apartheid de jure — nous le sommes déjà de facto."

Assurément, on peut rêver d'un Etat binational, mais on ne pourra penser à une telle réalisation que lorsque les Palestiniens auront accédé à l'indépendance étatique. Pas question non plus de dresser un portrait symétrique sur le registre de la puissance : la supériorité israélienne est écrasante. Seule la démographie, y compris dans l'Israël d'avant 1947, et l'environnement sont en faveur des Arabes.

Autre dissymétrie : dans leur quasi-totalité, les interlocuteurs palestiniens ont connu la prison. Plusieurs ont été torturés, et je n'écris pas cela sans honte. Tous pourtant veulent la paix et, dans toute la mesure du possible, l'égalité. Sont-ils représentatifs ? Ils ne comptent parmi eux ni membres du Likoud ni adhérents du Hamas. Beaucoup de Palestiniens tiennent Marwan Barghouti, actuellement en prison, comme l'interlocuteur essentiel. Sortira-t-il de cage pour conclure la paix? Il n'est pas interdit de rêver.

Pierre Vidal-Naquet

 

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