AFPS Nord Pas-de-Calais CSPP

   


 

                       Journal  des Palestiniens            

                                                             N° 110                                                                              

11- 04 au 16- 04
Par  M.Lemaire  
Ce journal est obtenu par la lecture journalière des journaux en ligne (Afp- ats - Ap - Reuters ainsi que les sources d'informations de la résistance). ensuite patiemment je fais les recoupements...
Vous retrouverez ce journal sur le site http://www.nord-palestine.org/Journaux_Palestiniens.htm
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Avant propos
a) La mort jeudi d'un activiste palestinien lors d'une opération de l'armée israélienne en Cisjordanie a porté un nouveau coup à la fragile trêve en vigueur depuis plus de deux mois.
Ibrahim Smeri, 23 ans, un membre des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, a été tué par des tirs de militaires israéliens dans le camp de réfugiés de Balata, à Naplouse.
 
Sommaire : 
Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)
1-3 Sur le terrain
Le premier ministre palestinien Ahmed Qoreï a dénoncé l’assassinat à Naplouse d'un des membres de Birgades d'Al Aqsa
.Le président Mahmoud Abbas s'est étonné de la campagne de dénigrement contre l'Autorité palestinienne
1-7 Action contre la politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)
Maalé Adoumim et Pisgat Zéev" ... : "CREUSER LA TOMBE DU PROCESSUS DE PAIX"
Qoreï - le peuple  "refuse catégoriquement" le maintien de blocs de colonies juives illégales dans ses territoires.
Qoreï a bien accueilli l'appel de Bush au gel de la colonisation en Cisjordanie et au démantèlement des points illégaux
1-8   Politique extérieure
Rencontre entre  Mahmoud Abbas et l'envoyé spécial de l'UE, Mark Otte, à Ramallah ...
1-10 Prisons
Sufyan Abou Zaïda,: les arrestations quotidiennes et le refus israélien de libérer les prisonniers palestiniens, mettent fin a la trêve.

2 Politique Israélienne

2-1 Processus de paix
Le Président Mahmoud Abbas a vivement réagi au propos de Sharon et dénonce "la campagne de propagande" israélienne
2-2 Des Canons ... pas du beurre
L'armée israélienne a décidé de ne pas recommander de sanctions à l'officier qui avait été accusé de tuer le journaliste britannique , James Miller,
2-3 Sur le terrain
La victoire écrasante du Hamas a soulevé un dilemme pour les autorités israéliennes d'occupation.
2-4 Les grandes manœuvres
Nouvelle campagne agressive contre l'Autorité Nationale Palestinienne
2-6  Préparation de la guerre contre l’axe du mal
Sharon n'a pas convaincu Bush, que l'Iran allait franchir  "le point de non-retour" dans son programme nucléaire
Hezbollah : " un appareil de surveillance de type Mersad 1 a effectué une mission de reconnaissance dans le nord de la Palestine 
2-10 Politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)
Olmert à lui jugé la polémique au sujet de Maale Adumim "hors de propos, inutile et totalement déplacée",
Au ministère israélien de la Défense à Tel Aviv, un officier de haut rang impliqué dans les préparatifs, les détails du plan de retrait.
quotidien Yediot Ahronot, des "cellules violentes" sont déjà implantées dans deux des colonies à évacuer,
L'armée israélienne envisage de désarmer les habitants de quatre colonies juives de Cisjordanie
D'après les responsables militaires, l'armée s'attend à une résistance des colons plus violente en Cisjordanie qu'à Gaza.
Israël entraînerait 10.000 soldats cet été pour les préparer à évacuer la population des colonies juives de la Bande de Gaza
Des soldats israéliens ont démoli Hazon David, une implantation illégale proche de Hébron mais ...
Shalom est en Egypte, pour leur demander d’aider Israël à se réconcilier avec le reste du monde arabe
Ehud Barak, considére le plan du retrait comme '' un premier pas seulement '',
L'armée israélienne va construire trois nouvelles routes dans la Bande de Gaza

2-11 Politiques extérieure

Shalom,J'ai demandé au président Moubarak d'user de son autorité et de son influence incomparables et "d'exercer toute...
2-12 Prisons & tortures
Un tribunal israélien a ajourné le procès de Hossam KHADER (député du Conseil Législatif Palestinien ) jusqu'au 29 juin 2005
3 Politique internationale des territoires occupés 
L'Otan va prochainement envoyer un émissaire auprès de l'Autorité palestinienne dans le but de nouer des contacts plus étroits
3-3 Pays Arabes
Conférence internationale sur "l'espace arabe et le partenariat euro-méditerranéen"(
3-6 Usa
Bush reçoit Sharon dans son ranch texan,
Bush a prévenu qu'il rappellerait à Sharon ses obligations aux termes de la "feuille de route",
 Bush : "J'ai fait part au Premier ministre de mon souci de ne pas voir Israël prendre des initiatives qui contredisent ses obligations  James Wolfensohn, a été nommé "émissaire spécial" international
 
La palestine en chiffre & au jour le jour
4-1 Décompte des pertes humaines
4-2 Détails par région
Cisjordanie
Jérusalem.
Naplouse (nord de la Cisjordanie)
Jénine

  Bande de Gaza 

Rafah (non loin de la frontière entre la bande de Gaza et de l'Egypte)
5 Médias :

 James Miller, témoin de trop.

Les journalistes travaillant dans les établissements médiatiques gouvernementaux menacent de boycotter les informations 
formation du Conseil Exécutif Supérieur pour l'Information:"
7 Dossier
7-1 Point de vue Hashem Hamdan : Sharon n'a pas oublié
7-2 Point de vue de Hassan Khatib : Qu'est-ce qu'un Etat palestinien "viable"?
7-3 Point de vue de palestine-info : La dépendance sioniste de l'occupation américaine
7-4 Analyse de Herb Keinon : Le jargon de la diplomatie israélo-américaine sur les colonies :
Annexes
Un mouvement revendicatif se développe en Palestine.

    11-04 au 16-03 :   Peuple Palestinien  : 2 tués   -  22 blessés
                                                                              
Extra
"Qu'est-ce que Maale Adumim? Un faubourg de Jérusalem (...)
12-04
La mascarade …
Bilan de la visite de Sharon a son ami Bush :
Sharon a gagner sur tout les tableaux (mais qui en doutait )

a) Sharon : les grands blocs d'implantations, où vivent la majorité des 240.000 colons israéliens resteront "aux mains d'Israël dans le cadre de tout accord sur le statut final, avec toutes les conséquences que cela implique".
Sharon a ainsi réaffirmé qu'il comptait annexer ces colonies. ..
Bush a également réitéré ses déclarations faites il y a un an selon lesquelles il était "irréaliste" d'envisager un retour aux frontières de 1949 pour l'Etat d'Israël, ce qui voudrait dire une évacuation des grandes colonies de Cisjordanie.
b) Sharon à réaffirmé le souhait "que les Palestiniens se gouvernent eux-mêmes dans leur propre Etat qui aura une contiguïté territoriale en Judée-Samarie, co-existant au côté d'Israël en paix et en sécurité". Le terme de "contiguïté" signifie que cet Etat ne sera pas morcelé par des implantations israéliennes empêchant la libre circulation des Palestiniens.
Bush : "Je soutiens fermement son initiative courageuse de se retirer de Gaza et d'une partie de la Cisjordanie. Le Premier ministre est prêt à coordonner l'application du plan de retrait avec les Palestiniens. Je demande à la direction palestinienne d'accepter son offre"
c) Sharon a également posé des conditions à une relance de la Feuille de route : des négociations ne pourront s'ouvrir sur l'application de ce plan de paix que si l'Autorité palestinienne se décide "à démanteler les organisations terroristes" et à un "arrêt total du terrorisme".
MM. Bush et Sharon ont lancé un avertissement au président palestinien Mahmoud Abbas, l'enjoignant de faire davantage pour faire stopper les attaques contre des objectifs israéliens et démanteler les groupes armés palestiniens comme le demande le plan de paix baptisé "Feuille de route".
(afp, Ap & reuters à 12h18)
12-04
Bilan de la visite de Sharon a son ami Bush : expliqué a la presse :
Sharon à obtenu le soutien réaffirmé de Bush à son plan de retrait de la bande de Gaza.Sharon a expliqué aux journalistes que les critiques américaines sur la poursuite de la colonisation en Cisjordanie étaient récurrentes depuis des décennies et qu'elles n'avaient entamé en rien le succès de sa rencontre avec Bush.
"C'est un point complètement marginal" dans le cadre d'une "vaste entente stratégique",
Sharon : 'Israël continuerait de solidifier son emprise sur les secteurs de Cisjordanie qu'il juge d'une importance "stratégique".
Et pour bien montré que tout allait bien : sur le terrain, faisant fi des remarques de l'Américain sur la nécessité pour l'Etat hébreu de respecter la "feuille de route", les engins de chantier israéliens ont poursuivi, comme les jours précédents, leurs travaux de construction et d'agrandissement dans la colonie juive de Maaleh Adoumim,
14-04.
Le quotidien Maariv cite l'entourage de M. Sharon selon lequel sa visite est la "plus amicale" qu'il n'ait jamais effectuée aux Etats-Unis.
Le ministre sans portefeuille, Tzahi Hanegbi, du parti Likoud (droite) du Premier ministre, a renchéri estimant que M. Bush "s'était mis en quatre pour assurer Israël de son amitié et ne pas contredire M. Sharon",
 
Réactions aux déclarations de Bush sur les activités coloniales de Sharon
12-04
a) L'Autorité Nationale Palestinienne a annoncé que les négociations du statut final des territoires palestiniens '' devraient commencer sans aucune condition anticipée ''
b) Le ministre du Cabinet Palestinien, Hassan Abu Libdah, a fait remarquer que les déclarations de Bush, constitue un message clair pour les Palestiniens que l'administration Us est un partenaire d'intérêts avec Israël et pas un représentant de sécurité ''.
c) Le porte-parole de l'ANP, Nabil Abu Rodaina a déclaré qu'aucune colonie illégale juifs ou activités coloniales devraient être légalisés ''.
 

1  Politique Palestiniene
 
1-3 Sur le terrain
14-04
Le premier ministre palestinien Ahmed Qoreï a dénoncé l’assassinat à Naplouse d'un des membres de Birgades d'Al Aqsa
Il a assuré que cette politique en détruisant le processus de paix, menace la stabilité dans la région Il a ajouté que '' cette politique est la politique d'Israël et nous condamnons fortement et vivement cette politique ''.
13-03
Le président Mahmoud Abbas s'est étonné de la campagne de dénigrement contre l'Autorité palestinienne et a condamné vigoureusement cette tentative de Sharon de dénigrer sa prestation,
Et rappelle " Abou Mazen a été élu par le peuple palestinien sur un programme clair de reforme politique et sécuritaire ".
et ajoute : " Il a le plein soutien du peuple palestinien afin d'implémenter le programme en vue d'une paix avec Israël sur la base de " La feuille de route ".
( Ce communiqué représente le sentiment d'irritation du président Abbas face aux remarques tenues par Sharon devant. Bush, tentant de souligner notamment son incapacité à mettre fin aux attaques anti-israéliennes et à mettre au pas les groupes armés.)
AL JAZEERA
 
1-7 Action contre la politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)
Maalé Adoumim et Pisgat Zéev" ... : "CREUSER LA TOMBE DU PROCESSUS DE PAIX"
Pour les Palestiniens, le projet ne vise rien d'autre qu'une annexion de territoires appartenant selon eux à leur futur Etat.
Ils redoutent en outre qu'il les prive d'un accès à Jérusalem-Est, partie de la ville sainte qu'ils revendiquent.
12-04
Le Premier ministre Ahmad Qoreï a affirmé, que le peuple  "refuse catégoriquement" le maintien de blocs de colonies juives illégales dans ses territoires. notamment celles entourant Jérusalem comme Maalé Adoumim et Pisgat Zéev"
...
"Il s'agit de terres palestiniennes occupées en 1967. Les résultats des négociations sur le statut final (des territoires occupés) ne doivent pas être déterminés d'avance"
Il a assuré que "Nous et ne braderont pas un pouce de la terre de Jérusalem car il n'y aura pas d’état sans Jérusalem".
 "Nous espérons que le président Bush dira à M. Sharon qu'il existe des violations (de la feuille de route) auxquelles il doit mettre fin, il s'agit en premier lieu des activités de colonisation", a déclaré lundi à la presse le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï.
"Si ces violations persistent, cela signifiera qu'Israël a entrepris de creuser la tombe du processus de paix", a-t-il ajouté.
12-04
Ahmad Qoreï a bien accueilli l'appel de bush sur le gel de la colonisation en Cisjordanie et au démantèlement des points illégaux de colonisation "sauvages".
"Nous espérons que le gouvernement israélien va s'y plier sans tarder, surtout qu'il s'était engagé à le faire par le passé", a-t-il indiqué.
 
1-8   Politique extérieure
14-04
Rencontre entre  Mahmoud Abbas et l'envoyé spécial de l'UE, Mark Otte, à Ramallah ...
L'Autorité nationale palestinienne (ANP), a insisté afin que l'Union Européenne prennent un rôle politique plus significatif au Proche Orient, a coté de celui de son rôle financier.
1-10 Prisons
13-04
Le ministre palestinien des Affaires de prisonniers et libérés; Sufyan Abou Zaïda, a estimé que les arrestations quotidiennes et le refus israélien de libérer les prisonniers palestiniens, mettent fin a la trêve.
Le ministre palestinien a affirmé qu'Israël n'a pas satisfait aux demandes palestiniennes comme cela était conclu au sommet de Sharm Al-Cheik.
En revanche, tous les données montrent qu'Israël continue de traiter les palestiniens selon des critères injustes http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=3931

2  Politique Israélienne
2-1 Processus de paix
13-04
Le Président Mahmoud Abbas a vivement réagi au propos de Sharon ("Aussi longtemps que les Palestiniens ne prendront pas les mesures nécessaires, il n'y aura pas de relance de la Feuille de route", ) et dénonce "la campagne de propagande" israélienne qui coïncide avec la visite Sharon aux Usa
Communiqué de son bureau :
"Abou Mazen a été élu par le peuple palestinien sur la base d'un programme clair de réformes dans le domaine politique et sécuritaire", "Il a jouit du total soutien du peuple palestinien pour mettre en oeuvre son programme en vue d'une paix avec Israël sur la base de la vision de deux Etats du président Bush et de l'application de la Feuille de route",
"Les tergiversations d'Israël dans l'application des arrangements convenus à Charm el-Cheikh, dans le retrait de villes (de Cisjordanie) et dans la libération des prisonniers sont autant d'obstacles susceptible de compromettre l'accalmie",
"Il est étonnant que des officiels israéliens fassent des déclarations trompeuses et infondées sur la soi-disant faiblesse de l'Autorité palestinienne",
Selon lui, "Abou Mazen et l'Autorité palestinienne sont entièrement prêts à s'asseoir immédiatement à la table des négociations (avec Israël) pour régler les questions liées au statut final des territoires palestiniens et instaurer une paix juste".
(afp- 16h14)
2-2 Des Canons ... pas du beurre
13-04
L'armée israélienne a décidé de ne pas recommander de sanctions à l'officier qui avait été accusé de tuer le journaliste britannique , James Miller, 35 ans, dans la ville de Rafah au sud de Gaza il y a de deux ans ... L'armée avait exprimé ses regrets après la mort du journaliste, mais avait relevé que Miller avait "pris de gros risques en se trouvant dans une zone de guerre".
Ips-info
2-3 Sur le terrain
13-04
La victoire écrasante du Hamas a soulevé un dilemme pour les autorités israéliennes de l'occupation.
Des sources israéliennes ont déclaré que dans la bande de Gaza, les autorités de l'occupation israélienne ont l'intention de s'abstenir d'un contact direct avec les autorités locales qui sont des représentants du Hamas.
14-04
Mahmoud Abbas a ordonné que tous les services de sécurité palestiniens soient placés sous l'autorité des Forces de sécurité nationales, du ministère palestinien de l'Intérieur et de l'Agence générale du renseignement.
La décision étend les responsabilités du ministre de l'Intérieur Nasser Youssef, nommé par Abbas cette année comme chef de la sécurité palestinienne. Il continue de superviser son ministère ainsi que les Forces de sécurité nationales qui comprennent les commandos d'élite et le renseignement militaire.
Nasser Youssef sera responsable de tous les contacts entre les services de sécurité palestiniens et les services étrangers, notamment israéliens et américains.
AP

2-4 Les grandes manœuvres

12-04
Nouvelle campagne agressive contre l'Autorité Nationale Palestinienne
Un rapport officiel israélien demande que les manuels palestiniens soient considérés, idéologiquement comme blessant et antipatriotique car la teneur des manuels est en contradiction avec l'esprit du processus de paix ...
car" les manuels palestiniens utilisés dans les écoles considère le protocole des grands instructeurs de Sion comme groupe de décisions secrètes de la première conférence sioniste".
La radio israélienne a rapporté, que Sharanski (ministre ) a affirmé dans son rapport "les manuels ont excessivement ignoré les vrais plans bien connus de ces protocoles en tant qu'étant un document élaboré par la police secrète de l'Empire russe, vers la fin du 19ème siècle".
Le rapport signale également que "plus de 160 manuels palestiniens ne désigne pas Israël comme un état souverain."
Rappel : Sharanski est un membre radical du Knesset il adopte des attitudes d’extrême vis-à-vis des Palestiniens (et serait lié à la Mafia israélienne).
  2-5 Gouvernement cherche coalition désespérément
2-6  Préparation de la guerre contre l’axe du mal
14-04
M. Sharon n'est pas parvenu à convaincre Bush, que l'Iran allait franchir dans les prochains mois "le point de non-retour" dans son programme nucléaire, ont indiqué les médias israéliens.
"Ils (les Iraniens) ont beaucoup de problèmes techniques (...) une fois qu'ils les auront résolus et ce n'est qu'une question de temps c'est alors que le danger apparaîtra", a affirmé M. Sharon à la chaîne de télévision Fox news. Pour étayer ses arguments, le Premier ministre avait demandé au général Yoav Gallan, son attaché militaire, de présenter au président américain des photos "aériennes" d'installations nucléaires iraniennes ainsi que des données recueillies par les services de renseignements israéliens.
Le chef des renseignements militaires israéliens, le général Aharon Zeevi, a récemment affirmé que "si rien n'est fait, l'Iran pourra produire de l'uranium enrichi d'ici à six mois, ce qui devrait lui permettre de produire sa première bombe atomique d'ici à 2008".
Sharon veut que les Etats-Unis adoptent une attitude plus offensive et agissent pour que le dossier iranien soit transmis rapidement au Conseil de sécurité de l'Onu afin que des sanctions internationales soient prises à l'encontre de la République islamique.
Malgré cette déconvenue, M. Sharon a exclu une attaque que pourrait lancer Israël seul sur le modèle du raid mené en 1981 contre Osirak, une centrale nucléaire irakienne près de Bagdad construite avec l'aide de la France. "Israël ne mène pas la lutte (contre le programme nucléaire iranien). Bien sûr nous échangeons des renseignements, des points de vue (...). Mais cela ne veut pas dire que nous planifions une attaque militaire contre l'Iran", a souligné M. Sharon. Le Premier ministre a toutefois cultivé un certain flou sur les intentions de son pays.
"Il est évident que nous prenons toutes les précautions et toutes les mesures pour nous défendre", a souligné M. Sharon sur Fox News en soulignant qu'Israël "dispose des capacités de faire des choses", cela ne fait aucun doute". En février 2004, Israël a réceptionné les deux premiers exemplaires des 102 de F16 I commandés aux Etats-Unis. Ces appareils ont un rayon d'action atteignant 1.500 km, ce qui met à leur portée des cibles éloignées, comme les sites nucléaires de l'Iran, sans besoin de ravitaillement en vol.
Le vice-président américain Richard Cheney avait pour sa part estimé début janvier qu'"étant donné que l'Iran a pour politique officielle la destruction d'Israël, les Israéliens pourraient bien décider d'agir les premiers et de laisser le reste du monde s'occuper de réparer les dégâts diplomatiques ensuite".
11-04
Communiqué du Hezbollah : "En représailles aux violations répétées et permanentes par l'ennemi de l'espace aérien libanais, un appareil de surveillance de type Mersad 1 a effectué une mission de reconnaissance dans le nord de la Palestine occupée, en survolant plusieurs colonies sionistes
A 17h15 heure locale "Le drone Mersad 1 a survolé des implantations dans le nord de la Palestine (Israël) jusqu'au port d'Acca (Saint-Jean-d'Acre, : Israël) à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la frontière libanaise) avant de regagner sa base sans encombre", "Le drone Mirsad a survolé des implantations dans le nord de la Palestine (Israël) jusqu'au port d'Acca (Saint-Jean-d'Acre, à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau de la frontière libanaise) avant de regagner sa base sans encombre",
Rappel : Le Hezbollah, (dont les combattants surveille la frontière avec Israël) , avait créé la surprise début novembre 2004 en annonçant avoir fait voler un drone au dessus du territoire israélien, suscitant l'embarras de l'armée israélienne, qui avait dû reconnaître avoir été prise au dépourvu.
Tous ces manœuvres ont eu lieu ce lundi 11 avril 2005.
Rappelons aux lecteurs qu'à la même date du 11 avril 1996, il y a donc neuf ans, jour pour jour, l'État terroriste d'Israël déclenchait l'opération "Raisins de la colère". Ce jour-là, Shimon Peres donne le feu vert à son armée d'attaquer le Liban.
Le 18 avril 1996, 98 civils réfugiés dans le camp de l’ONU du paisible village de Cana sont tués...
C'est le massacre de Cana ... Un de plus !
(afp- 18h12)
2-7 Diplomaties & engagements
2-8Social (à l'israelienne) Des canons…pas de beurre
2-9 Mur de la Honte
2-10 Politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)
10-04
En visite au Japon, le vice-Premier ministre israélien Ehud Olmert a quant à lui jugé la polémique au sujet de Maale Adumim "hors de propos, inutile et totalement déplacée", puisque la colonie se trouve à cinq minutes de voiture de Jérusalem et que l'Etat d'Israël n'a jamais promis de se retirer sur la frontière d'avant 1967.
"Qu'est-ce que Maale Adumim? Un faubourg de Jérusalem (...) L'accord que le Premier ministre a conclu avec le président Bush est que certains centres créés après 67 restent sous contrôle israélien", a-t-il poursuivi.
10-04
Au ministère israélien de la Défense à Tel Aviv, un officier de haut rang impliqué dans les préparatifs, a dévoilé sous couvert d'anonymat les détails du plan de retrait.
Cinq périmètres de sécurité seront mis en place afin de permettre l'évacuation.(combien de soldats pour faire tout ce plan …)
Un premier cordon devra déloger de leur domicile les quelque 9.000 colons juifs de la Bande de Gaza et des quatre colonies de Cisjordanie. Ses membres, seront non armés et accompagnés de policiers,
Un deuxième périmètre sera déployé afin d'éviter que les colons ne constituent une force mobile susceptible de harceler soldats et policiers.
Un troisième cordon de sécurité servira à protéger les colonies israéliennes d'éventuelles attaques palestiniennes….( comme si ils allaient s’opposer…)
Un quatrième se tiendra prêt à intervenir immédiatement en cas d'attaque palestinienne.(idem)
Enfin, un cinquième périmètre entourera la Bande de Gaza et empêchera les partisans de la colonisation d'interférer avec le désengagement.
(mon avis : cela cache des choses assez louche)
AP
 
10-04
Selon le quotidien Yediot Ahronot, qui cite un haut responsable militaire, des "cellules violentes" sont déjà implantées dans deux des colonies à évacuer, Sa-Nur et Homesh.
Les quatre colonies ont une population totale de 500 personnes.
position discordante …
11-04
L'armée israélienne envisage de désarmer les habitants de quatre colonies juives de Cisjordanie ont déclaré des responsables militaires.
D'après les responsables militaires, l'armée s'attend à une résistance des colons plus violente en Cisjordanie qu'à Gaza.
D'après les responsables militaires, les armes devraient être collectées environ deux semaines avant le début du retrait.
12-04
Israël entraînerait 10.000 soldats cet été pour les préparer à évacuer la population des colonies juives de la Bande de Gaza et de certaines implantations de Cisjordanie, a indiqué mardi un responsable israélien,
13-04
Des soldats israéliens ont démoli Hazon David, une implantation illégale proche de Hébron mais les colons ont assuré mercredi qu'ils reconstruiraient rapidement leur colonie (pour la 25e fois,)
AP
12-04
Silvan Shalom chef de la diplomatie israélienne est en Egypte, pour leur demander d’aider Israël à se réconcilier avec le reste du monde arabe
"Israël et l'Egypte ont tout à gagner d'un renforcement des relations entre Israël et tous ses voisins du Proche-Orient", a déclaré Silvan Shalom à l'issue d'un entretien d'une heure et demie avec le président égyptien Hosni Moubarak. "Voilà pourquoi il me semble très important de lancer une nouvelle feuille de route afin de promouvoir les relations d'Israël avec le monde arabe."
AP
12-04
Le Premier Ahmad Qoreï a réagi : "Nous refusons catégoriquement de faire avec les blocs de colonies notamment celles entourant Jérusalem comme Maale Adoumim et Pisgat Zeev", a réagi le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï.
"Il s'agit de terres palestiniennes occupées en 1967 (...). Nous tenons aux frontières de 1967 et ne braderons pas un pouce de la terre de Jérusalem car il n'y aura pas d'Etat sans Jérusalem".
 
14-04
Le précédent premier ministre israélien, Ehud Barak, considére le plan du retrait comme '' un premier pas seulement '', et pense qu'Israël devrait probablement s'embarquer dans des accords à l'avenir ''.
Il a ajouté que '' le plan israélien du retrait sera appliqué dans certaines parties de Cisjordanie pour protéger les plus grandes
colonies ''.
 
14-04
L'armée israélienne va construire trois nouvelles routes dans la Bande de Gaza pour faciliter l'évacuation programmée des 21 colonies juives illégales dans les territoire palestinien
Tsahal a pris cette décision parce que les routes existantes à Gaza sont trop étroites pour recevoir l'important trafic militaire que cette évacuation va entraîner.
Selon le quotidien, l'armée a déjà construit des barrières sur le tracé de l'un de ces projets de route … (pour empêcher les militants palestiniens de lancer des attaques sur la circulation des véhicules militaires et civils au moment de l'évacuation…)
Ndlr : Il faut savoir ! ! ! Evacuation ou tirs au pigeon…
Selon "Haaretz", & AP
ma/v104

2-11 Politiques extérieure

14-04
Shalom, (ministre des Affaires étrangères) :"J'ai demandé au président (égyptien Hosni Moubarak) d'user de son autorité et de son influence incomparables et "d'exercer toute son influence sur les Palestiniens pour leur dire de se coordonner avant le désengagement (...) pour garantir que, côté palestinien, ce sont les modérés et non pas les extrémistes qui prennent les initiatives", "Israël salue les efforts accomplis jusqu'à présent par l'Egypte, mais des mesures supplémentaires doivent être prises pour d’éviter que le Djihad (islamique) et le Hamas prennent le contrôle de territoires dont nous nous retirons"., a-t-il répété
14-04
Sylvain Shalom a exprimé son désir, d'imposer une seconde " feuille de route ", afin de normaliser les relations israéliennes avec les pays arabes.
En outre, il a demandé au président égyptien; Hosni MOUBARK d'intervenir à ce sujet avec les pays arabes.
Réponse
Le secrétaire général de la Ligue Arabe; Amro MOUSSA a déclaré à la presse:" S'il y avait une activité israélienne évidente vers l'application de la première " feuille de route ", il sera possible de discuter sur une deuxième feuille."
Ajoutant:" à l'absence de tout nouveau aspect d'une politique israélienne changeante développée envers la paix, une autre feuille sera en vain."
Amro MOUSSA a ajouté que:" Il parait qu'Israël essaie de prendre les pays arabes à la légère, ils essaient d'acquérir tous les acquis sans faire aucun pas positif dans le processus de paix."
D'une autre part, MOUSSA a critiqué l'attitude de BUSH qui avait soutenu le maintien de colonies juives en Cisjordanie, considérant que ces promesses précèdent les négociations sur le statut final palestinien.
Cependant," certains aspects sont positifs dont le gel des expansions coloniales et les préparatifs dans le but d'appliquer la feuille de route ".
 
2-12 Prisons & tortures
12-04
Un tribunal israélien a ajourné le procès de Hossam KHADER (député du Conseil Législatif Palestinien ) jusqu'au 29 juin 2005.
KHADER a affirmé que le peuple palestinien continuera son combat national et n'acceptera pas moins que le retrait israélien des terres occupées en 1967,
Tandis qu’il travaillera la construction du statut palestinien, la capitale de Jérusalem, et l'exécution de résolution de réfugiés telle que la charte 194.
( KHADER est emprisonné dans les prisons de l'occupation israélienne depuis le 17 mars 2003 sous l’ inculpation d'avoir financé les Brigades des Martyres d'Al-Aqsa.)
12-04
Les prisonniers dans la prison d'Alnakab ont appelé toutes les associations de la communauté internationale pour les droits de l'homme et le Croix Rouge à faire pression sur le gouvernement israélien afin d'abolir le dossier arbitraire chargé des prisonniers administratifs ...
http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=3899

Politique internationale des territoires occupés 
3-2 Otan
06-04
L'Otan va prochainement envoyer un émissaire auprès de l'Autorité palestinienne dans le but de nouer des contacts plus étroits avec les Palestiniens, selon un responsable de l'Alliance. "Un représentant de l'Otan rencontrera des responsables de l'Autorité palestinienne à une date qui reste à déterminer mais la décision a été prise", a déclaré ce responsable sous couvert de l'anonymat.
Cette décision a été accueillie favorablement par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans une récente lettre adressée au secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer, selon un autre responsable de l'Otan.
(GFR)
Bron: Belga
3-3 Pays Arabes
Conférence internationale sur "l'espace arabe et le partenariat euro-méditerranéen"(but : le processus de réforme et de modernisation du monde arabe)
12-04
Le ministre tunisien des Affaires étrangères Abdelbaki Hermassi a appelé l'Union européenne à jouer un plus grand rôle dans l'impulsion du processus de paix et a plaidé pour "un règlement juste, global et durable" du conflit israélo-palestinien.
AP
3-4 Quartette
3-6 Usa
11-04
Bush reçoit Sharon dans son ranch texan,
Les israéliens tablent en premier lieu sur une nouvelle manifestation du franc soutien que Bush a exprimé au sujet du plan de retrait de la bande de Gaza, qui prévoit le démantèlement des 21 colonies de ce territoire frontalier de l'Egypte et de quatre implantations isolées du nord de la Cisjordanie.
Reste qu'aux yeux de l'administration Us, est allé un peu trop vite en annonçant la construction de 3.500 logements à Maale Adumim
Bush a prévenu qu'il rappellerait à Sharon ses obligations aux termes de la "feuille de route",
Le gouvernement israélien a aussitôt assuré qu'aucun chantier ne verrait le jour avant deux ans au moins.
 12-04
Bush : "J'ai fait part au Premier ministre de mon souci de ne pas voir Israël prendre des initiatives qui contredisent ses obligations à l'égard de la Feuille de route (le dernier plan de paix international) et portent atteinte au statut final des négociations",
"En conséquence, Israël doit démanteler les implantations illégales et respecter ses obligations à l'égard de la Feuille de route en ce qui concerne les colonies en Cisjordanie",
13-04
Promesse américaine "d'aide au développement du Néguev et de la Galilée" dans le sud et le nord d'Israël.
 
13-04
Le président sortant de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a été nommé "émissaire spécial" international chargé de coordonner les aspects économiques et politiques du retrait israélien de la bande de Gaza, dès le 1er juin,
Rice a annoncé la nomination de Wolfensohn au nom du "quartette" de médiateurs - constitué de la Russie, des Nations unies, de l'Union européenne et des Etats-Unis -,
Rice, a précisé que sa mission consisterait à relancer l'économie palestinienne et qu'il aurait aussi en charge des dossiers comme l'avenir des lotissements israéliens, au cas où Israël évacuerait bel et bien, comme prévu, les 21 colonies de la bande de Gaza et quatre des 120 implantations de Cisjordanie.
Il aura pour tâche, plus généralement, de créer un climat de confiance entre Israéliens et Palestiniens.

4 Territoire palestinien occupé : 
4-1 Décompte des pertes humaines (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000 )
  4 La Résistance dans les Territoire palestinien occupé : 
4-1 La Palestine en chiffre & au jour le jour (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000 )
2-1 Palestine : 
Civils & résistants  tués                                                                                 : 4.023
                                                                                                            dont : 648 de moins de 21 ans
Internationaux  soutenant la Palestines                                                          : 109 (chiffre tout a fait minimal)
Palestiniens blessés par les forces israéliennes et les colons                          : 44.574
 
(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)
Arrêtés     :                                                                                                    :  40.144
En prison  :                                                                                                     :+/- 7.000
Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                         : + 11
Autres actes           
Journalistes tués                                                                                            :  9
Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partielemnt démolies :  66.237
2-2 Occupants:
Israéliens  tués                                                                                               : 1.043
                                                                                                           320 militaires
Israeliens  blessés                                                                                         : 5.752
                                                                                                                   ( 1180 militaires)
 
Chiffres tenu à jour  par ML (suivant un décompte gouvernemental palestinien (pour la Palestine)

4-2 Détails par région
Cisjordanie
Jérusalem.
Anana, au nord-est de la ville de Jérusalem.
13-04
Les forces d’occupation  ont détruit, deux maisons de civils dans le village sous prétexte qu'elles avaient été construites sans permission.
Les sources ajoutent que des affrontements ont eu lieu entre les forces de l’occupation et les propriétaires de ces deux maisons qui voulaient défendre leurs biens.
Les forces de l’occupation ont agressé les enfants, les femmes et les personnes âgées.
Dans cette maison vivaient 15 personnes dont la majorité sont des enfants.
Il est à noter que les forces de l’occupation sioniste pratiquent de plus en plus d’opérations de destruction de maisons appartenant aux Palestiniens.
Elles n'ont pour but que de chasser les Palestiniens de leurs terrains et d’imposer de nouvelles données dans la ville de Jérusalem occupée et ses alentours.
palestine-info.cc
 
Anata, au nord-est de la ville de Jérusalem
14-04
Plus de 30 familles palestiniens habitants du village de Anata, au nord-est de la ville de Jérusalem, ont reçu des lettres les avertissant que leurs maisons ou leurs tentes seront démolies par la force d’occupation
Des sources palestiniennes locales rapportent que des soldats ont encerclé le secteur et ont obligé sous la menace d'armes de quitter leur domicile au profit du mur de séparation discriminatoire !
Hébron (sud de la Cisjordanie)
 
Beit Sureef, (nord ouest de la ville de Hébron)
13-04
Trois citoyens ont été blessés alors qu'ils défendaient une mosquée fouillée par les forces occupationnelles,
Des sources locales ont déclaré que les troupes israéliennes étaient stationnés dans la mosquée et sur son toit, tirant à la mitrailleuse
 
 
Soreef,
13-03
Les forces israéliennes ont mené plusieurs incursions dans les localités de la Cisjordanie, alors que les autorités israéliennes ont donné des ordres de saisie.
Selon des témoins, des soldats israéliens appuyés par des chars et blindés ont fait irruption dans la ville de Soreef, à l'est de Hébron et lancé une campagne de recherche à grande échelle dans les maisons de citoyens.
 
Tal Al Ramida.
14-04
Des colons extrémistes de la colonie illégale de Ramat Yashi se sont attaqué, sous la protection de soldats israéliens, a des villageois
Bilan : 6 blessés
Tsurif, près d'Hébron
13-04
Des Palestiniens ont attaqué mercredi un groupe de soldats israéliens dont le véhicule s'était renversé alors qu'il effectuait une patrouille dans le village
Un deuxième véhicule de l'armée israélienne envoyée pour venir en aide aux soldats a également été attaqué.
L'armée israélienne affirme avoir réagi en tirant des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Des soldats ont aussi tiré sur une homme, l'atteignant à la jambe,
Bilan : 2 soldats ont été blessés par des pierres, et les autorités palestiniennes signalent :  5 Palestiniens  blessés.(dont un grièvement après avoir été atteint à la tête )
AP & palestine-info.cc
 
Jénine
13-03
Pour le quatrième jour, les forces de l’occupation sionistes continuent à installer des barrages ambulants sur les entrées de la ville de Jénine et de ses villages.
palestine-info.cc
villages d'Arraba et Azzoun, à la ville de Jénine
 
12-04
Des troupes blindées israéliennes ont pénétré dans ces villages et procédé à des perquisitions
et arrêtés 6 jeunes : J'afar Abu Salah, Hassan Abu, Fadi Abu Salah, Ahmad Shraim, Rani Ewaisi et Mohammad Eewasi, et les ont conduits vers une destination inconnue.
Naplouse.
11-04
L'armée israélienne a pénétré lundi matin dans le centre-ville de Naplouse,
Les soldats, arrivés à bord d'une quinzaine de jeeps et appuyés par un hélicoptère d'assaut, ont encerclé plusieurs bâtiments. Ils ont appelé leurs habitants à quitter les lieux, Ce que les habitants ont fait, selon des témoins.
Les militaires ont effectué des perquisitions dans au moins quatre maisons et arrêté une personne âgée de 22 ans, interpellant onze autres personnes qui se trouvaient dans une pièce avec lui.
Des lycéens et des adolescents palestiniens ont lancé des pierres contre les troupes israéliennes qui ont riposté blessant cinq jeunes Palestiniens, selon les témoins.
Une porte-parole militaire a confirmé que l'armée était intervenue à Naplouse "pour une opération de routine".
(ats -16:26)
11-04
Une porte-parole militaire a confirmé que l'armée israélienne avait levé lundi matin un barrage routier dans le secteur de Naplouse et installé un système de vérification électronique des cartes d'identité magnétiques. "Nous voulons faciliter le trafic automobile et les transports publics, dans le cadre des mesures d'apaisement dans le volet palestinien",
12-04
(version Israélienne) un adolescent palestinien âgé de 15 ans qui transportait sur lui des charges explosives a été arrêté, a indiqué une porte-parole militaire.
14-04
Les forces de l’occupation sioniste ont envahi ce matin et pour le troisième jour successivement, la ville de Naplouse et le camp de réfugiés de Balata, lançant une campagne de perquisitins et d’arrestations visant les activistes du Hamas et du Fatah.
des habitants du camp ont raconté que les forces israéliennes sont venues et avaient ouvert le feu sans provocation préalable.
Bilan : 1 résistant assassiné.
Des sources militaires ont déclaré avoir arrêtés deux jeunes, dont un activiste présumé du Hamas et un autre de brigade des martyrs d’Al-Aqsâ
 
 
camp de Balata à l'est de la ville de Naplouse
14-04
Les forces de l'occupation israélienne ont assassiné aujourd'hui un membre des Brigades d'Al Aqsa Ibrahim Al Samire, 24 ans , Selon des témoins, les forces de l'occupation israélienne ont kidnappé le citoyen Ibrahim Al Samire et l'ont conduit dans la région d'Hawara, au sud de la ville de Naplouse .
Les soldats ont quitté la région dès qu'ils étaient certains sûrs qu' Ibrahim Al Samire était mort…
palestine-info.cc & Ips-info
14-04
les troupes israéliennes ont arrêtés deux citoyens après la perquisition de la rue d'Al Seka, dans le camp de Balata, selon de témoins.
Hewara (province de Naplouse)
14-04
Les troupes israéliennes continu d’imposer le couvre feu sur la ville pour le quatrième jour consécutif.
Tammoun (prés de Naplouse)
12-04
Selon des sources médicales, Tahseen Bsharat est arrivé à l'hôpital de Rafidya après avoir été frappé par les soldats israéliens au check point militaire du village
 

  Autres territoire palestinien en Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967

 

Al-Dehaicha, à l'ouest de la ville de Beitlehem.
14-04
Au moins deux enfants palestiniens ont été blessés par l'explosion d'un corps suspect laissé par l’armée d’occupation à proximité du camp de réfugiés
Des sources palestiniennes locales rapportent qu'un groupe d’enfants jouaient dans la rue principale du camp lorsqu’un corps suspect a explosé.
Il est à noter que des dizaines d'enfants palestiniens ont été tués à cause de ces corps laissés par les soldats d’occupation après chaque opération d'invasion pratiquée contre les régions palestiniennes.
Les Foi veulent que tuer le plus grand nombre de Palestiniens.
palestine-info.cc
 
Al Khalil
14-04
Les sionistes ont envahi la région de Souref, nord ouest de la ville d’Al Khalil.
En réactions des dizaines de citoyens de la région ont lancé des pierres et bouteilles vides contre les ennemis qui à leur tour ont tiré le feu sur le groupe de jeunes, blessant un jeune homme qui a été transporté à l’hôpital
Une jeep militaire sioniste s’est renversée en poursuivant les jeunes, selon des témoins.
Deux soldats au moins ont été blessés dans cet accident, mais les médias sionistes n’ont rient annoncé, ont-ils affirmé.
 
13-03
ville d'Azzun, (l'est de Kalkilya)
13-03
Lorsqu'une unité spéciale a lancé à l'aube aujourd'hui une vaste campagne de perquisition aucour de laquelle ils ont ont envahi la maison de Shaker Shbeitta, 27 ans, et l'ont kidnappé.
Bil'in
13-04
Des villageois de Bil'in ont manifesté contre le vol de la terre de leur village
Des témoins ont indiqué qu'un nombre de manifestants pacifistes marchaient vers le lieu de la construction du mur de la honte portant des panneaux contre l’utilisation de bulldozers Caterpillar,.
Ils ont été accompagnés par des activistes de paix israéliens. Les troupes israéliennes les ont reçus avec des tirs de fusils et du gaz lacrymogène.

Kufin, au nord de Tulkarem
14-04
les troupes israéliennes ont arrêtés Ehab Sabah, et Mahmoud Mansour, alors qu'ils travaillaient dans leurs fermes.
et les ont pris vers une destination inconnue.

Bande de Gaza
Rafah (non loin de la frontière entre la bande de Gaza et de l'Egypte)
12-04
L'armée israélienne a indiqué avoir repéré et neutralisé mardi deux charges explosives de 35 kg chacune sur une piste de patrouille qu'elle occupe le long de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.
(afp- 18h29)
 

5 Médias
James Miller, témoin de trop.
15-04
L'armée israélienne a décidé au terme de 18 mois d'enquête ( après avoir décidé en mars de ne pas poursuivre, faute de preuves, …) de ne pas infliger de sanctions (pour avoir violé les consignes d'ouverture de feu) à un lieutenant qui avait été poursuivi pour la mort d'un journaliste britannique James Miller, 35 ans, tué à Rafah ( bande de Gaza) il y a près de deux ans. Car elle prétend n'avoir pas trouvé de preuves que le journaliste ait été victime du tir de l'officier.
.Le général Gai Tzur, le chef d'état major de la région sud d'Israël, couvrant la bande de Gaza, chargé de l'affaire a en effet estimé "que des tirs, dans de telles circonstances, pouvaient se justifier".
Rappel : Journaliste de télévision plusieurs fois récompensé, Miller a été mortellement atteint d'une balle au cou le 2 mai 2003 alors qu'il réalisait un documentaire sur la destruction par l'armée israélienne de centaines de maisons palestiniennes à la frontière égyptienne.
Son équipe avait affirmé qu'ils portaient un drapeau blanc et s'étaient identifiés en tant que journalistes britanniques auprès des soldats déployés dans la zone.
Une autopsie pratiquée en présence d'un médecin britannique avait permis d'établir que le journaliste avait été touché par une balle d'un fusil d'assaut de type M-16 tirée par des soldats israéliens qui se trouvaient en face de lui.
Ce qui explique l'erreur commise par Miller face au professionnalisme de l'armée israélienne, qui elle, a fait strictement le boulot pour lequel elle est conçue... assassiner, détruire, terroriser, pour occuper.
Si possible... sans témoins.
(afp- 18h10)
13-04
Les journalistes palestiniens travaillant dans les établissements médiatiques gouvernementaux menacent de boycotter les informations concernant les activités du conseil des ministres, duministre des finances et du conseil législatif.
En effet, ils exigent une amélioration de leurs salaires, une prime de danger, une facilité de transport…
Mohammed Charafi, membre du syndicat des journalistes, souligne que ces journalistes qui sont en protestation travaillent de façon continuelle dans des conditions très difficiles sans obtenir les moindres de leurs droits Il a appelé le conseil législatif à protéger les journalistes et à mettre la pression pour qu’ils aient des salaires dignes. Il constate qu’il y a une négligence du journaliste, de sa vie et deson grand rôle de la part du gouvernement.

13-04
Le vice-premier ministre et ministre de l'Information, Nabil CHAATH a annoncé, la formation du Conseil Exécutif Supérieur pour l'Information:" le Conseil prendre en fonction la planification de phase prochaine et la poursuit, dont la coordination entre les institutions informatives officielles, faciliter les difficultés des côtés administratif et technique et préparer les études nécessaires à la formation du conseil ...
Nabil CHAATH " Selon les attributions confiées à nous et l'intérêt du public, on a prévu :
1. La formation du Conseil Exécutif Supérieur pour l'Information.
2. Le conseil met à l'œuvre la planification du travail pendant la phase prochaine et la poursuit.
3. Le conseil tien la coordination parmi les institutions informatives officielles et faciliter les difficultés des côtés administratif et technique.
4. Le conseil tient la préparation des études qu'exige la création du Conseil National pour l'information.
5. Les membres du conseil participent aux réunions de comité administratif pour l'information.
6. Les membres du conseil sont:
A. Nabil CHAATH; vice-premier ministre et ministre de l'information (président du conseil).
B. Ahmed SOBOH, Sous-secrétaire d'Etat.
C. Maher ALRAYES, Chef de la chaîne palestinienne de satellite.
D. Zyad ABDELFTAH, Chef de l'agence palestinienne WAFA.
E. Rdwan ABOU-AIASH, Chef du comité de télévision et radio.
F. Riyad ALHASSAN, Chef de SIS.
G. Bassem ABOU-SOMAYA, Chef de radio palestinienne
7. le Conseil tient des réunions hebdomadaires ainsi que selon l'appel du président de conseil.
8. Cette décision est en vigueur dès ce moment et met en place.
9. Le siège du conseil est installé au ministère de l'Information ou se trouve aussi la Secrétairerie Générale.

Le Cabinet palestinien avait décidé, auparavant d'unifier les institutions informatives gouvernementales sous le ministre de l'Information.
Le conseil a clarifié, qu'un Conseil Exécutif pour l'information sera formé sous la présidence du ministre et l'adhésion des membres; l'agence palestinienne; WAFA, SIS, la radio palestinienne, la chaîne palestinienne de satellite, Sous-secrétaire d'Etat et comité de télévision et radio.
Le communiqué a indiqué que le conseil vise à avoir des meilleurs points au sujet de coordination entre ces institutions, poursuivre ce plan, unifier les institutions à l'égard du cadre juridique de Conseil National pour l'Information.
Par ailleurs, le cabinet a également précisé que la plupart des établissements de médias, propriétés de l'Autorité palestinienne, soumettraient un processus de restructuration, et que leurs lois et règlements seraient passés en revue, déclarant la formation d'un Comité Consultatif Supérieur pour la télévision et la radio palestinienne.


6 Les brèves

7 Dossier

7-1 Point de vue Hashem Hamdan : Sharon n'a pas oublié
 
Ce n'est pas un hasard si à Washington, Sharon a exprimé sa crainte que les Palestiniens ne pillent les maisons des colons sitôt l'armée israélienne partie des colonies qui devraient être abandonnées, d'après le plan de désengagement.
Tout en cherchant, d'une part, à répéter ce que les médias n'arrêtent pas de répéter à propos de cette opération de retrait israélien, Sharon essaie de se présenter face aux caméras en tant qu'homme de paix, en affirmant son attitude envers l'Autorité Palestinienne, considérant qu'il y a une difficulté à coordonner avec elle le retrait "historique", sans parler de sa tentative de présenter le peuple palestinien comme un groupe de barbares qui se jetteront pour piller les colonies lorsque ces dernières seraient dégagées, même si elles se trouvent sur la terre de Palestine, il n'empêche que cela lui rappelle des faits similaires, malgré les différences de nature et de taille dans les deux cas, dans une histoire ayant gardé ses empreintes ensanglantées.
Le mouvement sioniste a apporté des centaines de milliers de Juifs avant la création de l'Etat, et comme les colonies fondées n'ont pas résorbé toute cette émigration, il a été obligé de les parquer dans des casernes en attendant que les bandes sionistes aient achevé leur tâche consistant à chasser les habitants des villages et villes palestiniennes pour y installer "les nouveaux venus" à leur place.
Lorsque la pression de l'émigration juive augmentait, les bandes sionistes devenaient de plus en plus sauvages et sanguinaires, elles intensifiaient leurs massacres et l'écoulement du sang palestinien afin de le pousser à l'exil.
L'importation des Juifs sur la terre de Palestine, de la manière dont elle a été menée, a exigé du mouvement sioniste d'agir vite pour vider la terre de ses habitants et mettre la terre et l'habitat à ceux qui arrivaient, convoitant le lait et le miel.
Comme l'affirment des pages éparpillées de l'histoire, beaucoup d'émigrants juifs ont compris le jeu et se sont mis dans la course pour piller les maisons dans les villages palestiniens, à en occuper les meilleures, pour se les réserver; ils se déplaçaient même directement à l'arrière des bandes sionistes, en attendant que celles-ci aient achevé leurs tâches pour se jeter sur les villages palestiniens que leurs habitants délaissaient, après avoir fermé leurs maisons, considérant que leur absence ne durerait que quelques jours...
Les pages de l'histoire nous affirment aussi que les institutions sionistes ont "souffert" de l'empressement des émigrants juifs à piller les villages et les villes palestiniennes de façon désordonnée, contrairement à ce qu'elles voulaient. C'est pourquoi elles tenaient des assemblées officielles pour suivre où en est arrivée l'opération d'expulsion, dans quelles régions les juifs pouvaient être installés, et elles ont été obligées à plusieurs reprises de confier à l'armée et à la police le soin de les protéger en attendant leur répartition.
Sharon, en ces jours-ci, a besoin de coordonner le retrait, et son angoisse d'une possibilité de pillage revient en tout premier lieu à son désir de vendre les maisons des colons à la Banque Mondiale... peut-être pour qu'elles puissent être vendues aux Palestiniens avec des prêts à long terme ou qu'elles soient offertes par faveur... ou peut-être pour qu'elles soient placées dans le chapitre "compensations".
Hashem Hamdan
14 avril 2005

7-2 Point de vue de Hassan Khatib : Qu'est-ce qu'un Etat palestinien "viable"?

[la question de la viabilité refait surface aujourd'hui, non pas parce qu'un Etat palestinien est en vue, mais parce que l'éventuelle viabilité de cet Etat est sérieusement remise en question.
Or, dit le ministre palestinienHassan Khatib, pour que la solution de deux Etats soit possible, il faut que cet Etat palestinien soit viable. Il examine ici, dans les grandes lignes, les conditions de cette viabilité]

La question de la viabilité d'un Etat palestinien est de la plus haute
importance à partir du moment où tous les initiatives de paix se fondent sur
la notion de deux Etats. Si deux Etats ne sont pas possibles, alors la paix
pourrait ne pas être possible. Ainsi, quiconque recherche sincèrement la
paix doit s'intéresser à la viabilité d'un Etat palestinien.

La viabilité a au moins quatre composantes : politique, géographique,
économique et juridique. En d'autres termes, tout Etat palestinien viable
doit être souverain, disposer d'une continuité géographique, pouvoir
subvenir à ses besoins sur le plan économique et être reconnu sur le plan
juridique.

La question de la viabilité refait surface aujourd'hui, non pas parce qu'un
Etat palestinien est en vue, mais parce que l'éventuelle viabilité de cet
Etat est sérieusement remise en question à l'heure actuelle, en particulier
par la continuation de la politique israélienne d'expansion des colonies,
qui prote directement atteinte à cette viabilité.

De nombreuses études ont montré qu'un Etat dans les frontières de 1967 peut
être économiquement viable, avec le tourisme en tant qu'industrie moteur.
Mais cette économie présuppose l'inclusion de Jérusalem Est, censée
constituer la capitale de la Palestine future, et de ses lieux saints.
Or, les plans actuels d'expansion des colonies, et l'intention d'isoler
Jérusalem [Est] et d'autres régions, rendent impossible une quelconque
continuité territoriale. Sans cette continuité, la viabilité économique est
impossible, et sans viabilité économique, tout Etat serait totalement
dépendant, soit de l'aide internationale, soit du marché israélien, soit
d'une combinaison des deux. Aucune de ces options n'est acceptable par les
Palestiniens, et aucune ne fournit de base solide à une existence pérenne.

L'actuelle stratégie israélienne de désengagement, dans ses aspects
différents concernant Gaza ou la Cisjordanie, constitue un exemple
supplémentaire de pratiques israéliennes qui sapent la viabilité d'un Etat
palestinien. A Gaza, malgré le retrait, Israël insiste pour maintenir son
contrôle sur les frontières et sur les espaces maritime et aérien. En
Cisjordanie, outre le renforcement des colonies, le mur de séparation
israélien affecte directement la continuité territoriale.

Malheureusement, la seule alternative à la solution de deux Etats ­
alternative qui devra bien être examinée au cas où la viabilité de l'Etat
palestinien continue à être remise en question ­ est l'option de l'Etat
bi-national. Je parle d'option et non de solution, car, compte tenu de la
situation actuelle, situation où le peuple juif dans la Palestine historique
souhaiterait maintenir des niveaux de vie et des arsenaux juridiques
différents selon qu'il s'agit de Juifs ou de Palestiniens, conduirait
inévitablement à un système d'apartheid plutôt qu'à un système égalitaire.

La principale menace pour les perspectives de paix est l'actuelle expansion
des colonies, en particulier à et autour de Jérusalem. Cela menace la
solution à deux Etats, et la solution à deux Etats est une condition
essentielle pour la paix. Ainsi, lutter contre l'expansion des colonies,
c'est lutter pour la paix.

Ainsi, si elle se poursuit, la tolérance de la communauté internationale à
l'égard de cette violation par Israël de la loi internationale, et ce en
dépit des stipulations explicites de la feuille de route, sera directement
ou indirectement responsable du fait qu'une solution pacifique sera
impossible à trouver.

(1) Hassan Khatib est co-éditeur de Bitterlemons. Il est ministre du plan dans le gouvernement de l'Autorité palestinienne.
Interview José Perez - CCIPPP Haute-Normandie publié le mardi 5 avril 2005 sur le site www.protection-palestine.org
11 avril 2005

7-3 Point de vue de palestine-info :
La dépendance sioniste de l'occupation américaine
Rapport spécial
L'opération double de Bir Saba est venue pour imposer à l'ennemi l'obligation de revoir ses mesures, ses hypothèses sur la capacité de la résistance palestinienne de défier son système sécuritaire, de frapper à nouveau dans la profondeur. Cette opération est une avancée pour la résistance palestinienne sur le niveau du moral et de la sécurité, dans la guerre actuelle et le conflit continuelle avec l'ennemi, l'occupation sioniste.
Voilà que la bénie Intifada et la résistance héroïque finissent leur dernière année pour entamer la cinquième. Elle est encore capable de résister, continuer, renouveler et développer ses outils, dépasser tous les obstacles, tous les défis que l'ennemi essaye de planter dans le chemin de la résistance palestinienne. Les événements ont montré la capacité de la résistance de jouer toutes les mesures oppressives de l'ennemi : le mur de séparation discriminatoire, les barrages militaires, les campagnes d'arrestations, d'assassinat et tout autre obstacle mis dans le chemin de la résistance.
Sharon est arrivé au pouvoir sous un slogan d'en finir avec l'Intifada d'Al-Aqsa en une période de cent jours seulement. Il a adopté des politiques oppressives incroyables. Elles sont basées sur la solution militaire et sécuritaire : punitions collectives, la terre brûlée, la guerre contre l'idée affirmant que la résistance palestinienne arrivera à ses fins. Mais cette politique a montré son échec d'effectuer ses objectifs. L'Intifada et la résistance continuent. La conscience de l'utilité de son intérêt s'est renforcée. Le peuple palestinien est encore patient, résistant et capable de continuer grâce sa croyance. Il a bien compris l'utilité du choix de la résistance.
Sans doute, Sharon a pu augmenter la souffrance du peuple palestinien. Ni pierre, ni arbre, ni homme n'ont été privés de son oppression. Cette oppression a dépassé tous ce qui est croyable ou attendu, dans sa guerre contre le peuple palestinien, le mouvement de la résistance islamique Hamas en particulier.
Sharon ne pourrait jouer avec les sangs du peuple palestinien avec un niveau si sauvage et oppressif, s'il n'était pas couvert par les américains et leurs appuis sans limites. Notamment après le 11 septembre 2001. Sharon a réussi à profiter de cet événement et à entrer dans le jeu américain : la guerre contre le terrorisme. Il a réussi à faire de sa guerre contre le peuple palestinien une partie de cette guerre américaine contre le terrorisme.
Cette concordance s'est renforcée après l'occupation américaine de l'Iraq. Les deux occupations ont trouvé leur ressemblance. Chacune d'elles est une force d'occupation oppressant un peuple de la région. Leurs stratégies se concordent pour frapper les points de forces dans le monde arabe et islamique.
Ces stratégies veulent redessiner la carte politique de la région de façon à réaliser les intérêts de l'état sioniste, notamment que cette guerre n'est qu'une guerre faite par les américains à la place de l'état sioniste. Cette réalité a jeté ses reflets sur les tactiques et les méthodes de la guerre usées par les deux forces d'occupation.L'agression entre l'occupation américaine et sioniste
La réalité de l'occupation est partout pareille. Elle est basée sur l'agression, l'oppression, l'exaction…
Toutes les raisons sont données à cette occupation : liberté, démocratie, réforme, défense, guerres préventives… sa nature criminelle n'est pas cachée qui se montrera un jour ou un autre.
L'administration américaine a essayé de mettre différents masques afin de cacher sa nature criminelle agressive, ses objectifs stratégiques lors de son occupation de l'Iraq. Elle a cru que ce bluff va convaincre le peuple iraqien pour qu'il reçoive l'armée américaine comme une armée libératrice. Cette armée n'a pas mis longtemps pour se transformer en un appareil de destruction qui n'a de tâche que de punir le peuple iraqien pour sa mauvaise conduite.
Au départ, l'administration américaine a essayé de se montrer indépendante et loin de la conduite de l'occupation sioniste et la nature de cette occupation. Elle a tenté de montrer une sorte de différence entre le deux occupations. Petit à petit, cette attitude devient sans intérêt, sans importance. Cette coopération est devenue claire à tout le monde, que chaque groupe reçoit l'aide de l'autre en profitant de son expérience. L'occupation sioniste ayant plus d'expérience que l'américaine, les américains se trouvaient obligés à de demander l'aide aux sionistes pour entraîner des forces américaines dans la grève des villes, à l'intérieur de la Palestine. De plus, des officiers sionistes participent dans les interrogations des prisonniers iraqienes pour en tirer des aveux.
La coordination entre l'occupation américaine et celle sioniste devient claire dans l'état d'inquiétude dans lequel ont plongé les classes politiques et militaires sionistes lorsque le bourbier américain en Iraq s'est aggravé lors des évènements d'Al-Falloja en Avril 2004 et ceux d'Al-Najaf un peu. Toutes les classes sionistes ont admis que la défaite de l'armée de l'occupation américaine en Iraq sera une catastrophe pour l'occupation sioniste.
Il n'est pas étrange donc que les techniques et les moyens de l'occupation se ressemblent en Iraq et en Palestine. Voilà un résumé de quelques points de ressemblance :
1 – la tendance de la vengeance : le crime du bombardement du camp des scoots à Al-Chojaia qui a causé la mort et la blessure de dizaines de sympathisants du Hamas était une réponse de vengeance sioniste à l'opération de Bir Al-Sabaa.
En même temps, les forces de l'occupation américaine ont pratiqué des attaques aériennes contre les habitants d'Al-Falloja pour venger la mort de sept soldats américains non loin de la ville. Dans ce bombardement aérien américain, des dizaines d'Iraqiens dont des femmes et des enfants ont trouvé la mort ou ont été blessés. Ce n'était qu'une opération de vengeance.
2 – les forces de l'occupation en Palestine et en Iraq pratiquent différents moyens de punition collective dont l'arrestation collective. Elles veulent épuiser la capacité du peuple à résister pour qu'il arrête son soutien aux résistants.
L'ennemi sioniste a envahi le nord de la bande de Gaza sous prétexte d'arrêter les missiles d'Al-Qassam. Il n'a fait que démolir des maisons, raser des terrains agricoles et détruire des infrastructures pour pousser les habitants de Beit Hanoun et ceux de Beit Lahia à se détacher de la résistance palestinienne. Pour le même objectif, ils ont pratiqué les opérations d'installation de barrages militaires et les fermetures répétées de frontières.
En revanche, l'armée de l'occupation américaine a tué environ six cents martyrs dans Al-Falloja. C'était une réplique à la mutilation de quatre corps d'espions des renseignements généraux américains dans la ville. C'était une punition collective contre les habitants de la ville pour leurs aides à la résistance américaine.
Les deux occupations pratiquent les mêmes moyens qui ont pour but d'humilier les peuples, les épuiser et augmenter le coût de la résistance pour changer l'esprit du peuple pour qu'il accepte la défaite et l'occupation.
3 – les bluffs : tout crime effectué par l'occupation a un raisonnement préparé d'avance. La guerre contre le terrorisme reste la meilleure raison pour pratiquer toute sorte de crimes : tuer les civils non armés, détruire leurs maisons et même viser les infrastructures du terrorisme. Bien évidemment, ces infrastructures ne sont que le peuple soutenant la résistance.
Cet appareil médiatique géant tente de dévier les réalités et de renforcer les mensonges en les répétant pour que tout le monde les croie et qu'ils soient une réalité encrée dans les esprits et subconsciences de tout le monde et dans le monde entier.
Cet appareil change les résistants en terroristes, tueurs, qui n'ont pour but que d'assassiner les autres. Ils n'ont d'autre but que de lutter contre la paix, la démocratie et la liberté.
En d'autres termes, les transformer en de simples criminels, les priver de tout sens humain. Les transformer en de méchantes choses. Tout un chacun a le droit de les punir à la manière de l'occupation.
Cet appareil essaye aussi de personnaliser le conflit. Une fois, le problème est Ben Laden. Une autre fois, c'est Saddam Hossein. Enfin, c'est Al-Zarqawi. Cela est bon pour l'occupation américaine.
De son côté, l'occupation sioniste a fait de Yasser Arafat, le président de l'autorité palestinienne, son but chaque fois qu'elle veut assassiner une nouvelle personnalité palestinienne. L'occupation sioniste a l'habitude de donner à une quelconque personnalité l'image d'un méchant causant les problème, à un moment donné. Pour dire qu'en fin de compte que le problème n'est jamais causé par l'occupation. Que le conflit n'est pas entre un peuple résistant et une occupation oppressive. Mais il est entre un groupe de terroristes haineux visant les valeurs démocratiques. Visant, en particulier, la liberté concrétisée par les Etats-Unis et l'état sioniste. Pour cela, les assassiner n'est qu'une opération pour les dégager du chemin de la liberté et de la démocratie venant sur le tank américain et sioniste.
4 – l'exportation de la crise à l'extérieur : c'est un moyen du discours mensonger portant des dimensions régionales et internationales. Ce discours a des conséquences politiques et militaires, selon les agendas américains et sionistes bien évidemment et pour servir les stratégies américano-sionistes.
L'administration américaine est habitué à accuser quelques pays, en particulier l'Iran et la Syrie, à soutenir la résistance en Iraq, à laisser leurs frontières avec l'Iraq ouvertes, à laisser les résistants arabes et les gardiens révolutionnaires iraniens infiltrer ces frontières pour renforcer la pression contre l'occupation américaine en Iraq.
Actuellement, les américains exagèrent en parlant du rôle d'Al-Zarqawi, dans une tentative de donner l'impression que le peuple accepte l'occupation et que la résistance vient de l'étranger sans donner aucune preuve à ces prétentions.
D'autre part, l'occupation sioniste se précipite toujours pour inculper la Syrie une fois, Hizbollah et les leaders de la résistance se trouvant à l'étranger une autre fois, après chaque opération martyre. Après l'opération de Bir Saba, par exemple, les autorités de l'occupation sioniste ont prétendu que l'opération avait été téléguidée par la direction du mouvement de la résistance islamique Hamas se trouvant à l'étranger. Une campagne médiatique a été entamée essayant de la lier à la Syrie. Le ministre des affaires étrangères sioniste a visité les Pays-Bas, le président périodique de l'Union Européenne, en prétendant que la Syrie a un rôle direct dans la résistance à l'intérieur des territoires palestiniens occupés. Ainsi a fait l'ambassadeur de l'état hébreu à Washington. En même temps, des menaces ont été proférées, de la part des militaires sionistes, pour frapper la Syrie et pour assassiner les leaders et les chefs de la résistance palestinienne à Damas.
Cette campagne est organisée par l'administration américaine dans le Conseil de Sécurité pour faire publier une décision sous le n°1559 contre la Syrie et le Liban sous prétexte de protéger l'institution et la démocratie. La décision est dépassée pour exiger de résoudre les milices, de redéployer l'armée libanaise dans le Sud Liban, de retirer l'armée syrienne et d'autres exigences.
Cette campagne américaine est venue en même temps qu'une campagne médiatique sioniste est effectuée contre la Syrie et la direction de la résistance palestinienne. Cette campagne est pratiquée dans la politique de pression sur la Syrie et la résistance palestinienne pour affaiblir une dernière tour de la résistance encore debout dans le monde arabo-islamique. Elle vient aussi dans le cadre de préparation politique et médiatique de toute nouvelle agression contre la Syrie et la direction du Hamas à travers l'assassinat politique de la direction de la résistance ou à travers tout autre moyen.
Les autorités de l'occupation essayent de tirer l'attention de son échec sécuritaire de vaincre la résistance en Iraq ou en Palestine par accuser les pays voisins à être derrière la résistance. Mais toutes les indications montrent que la résistance est une réaction populaire dirigée contre l'occupation pour la finir. La résistance, toute résistance, ne peut jamais exister, continuer et se développer sans une protection populaire.
La tentation sioniste d'exporter la crise, causée par la résistance palestinienne, vers la Syrie a pour objectif d'imiter les américains dans leur guerre contre le terrorisme. Si les Etats-Unis ont le droit de pratiquer les frappes préventives, de violer la souveraineté de tous les pays sous prétexte de frapper les bases du terrorisme, pourquoi pas l'état sioniste. Ce style américain vient d'être une tradition internationale. Voilà la Russie qui annonce sa détermination à réaliser cette sorte de frappes à la résistance tchétchène suite de la tragédie de l'école de Bislane. Auparavant, l'administration américaine a donné la couverture d'une telle agression contre la Syrie et le Liban. Les dernières menaces ne sont qu'une concrétisation de cette conduite dangereuse dans les relations internationales.
Enfin, le peuple palestinien et la nation toute entière sont devant des occupations en Iraq et en Palestine qui se réunissent dans leurs objectifs et leurs moyens. Ces occupations essayent d'encrer le moment de la défaite dans laquelle a vécu la Umma et de construire une nouvelle réalité politique selon les données de cette défaite en 1967 et de l'occupation de l'Iraq. Elles veulent imposer sur le peuple palestinien et les points de résistance arabe cette nouvelle réalité et réagir avec l'occupation selon ses données.
Cette affaire exige de tout le monde d'être conscient des politiques et des objectifs de l'ennemi. Elle exige aussi le renforcement de la coopération et la coordination entre les Palestiniens et entre tous les Arabes afin de ne pas laisser l'occasion à l'occupation de faire sa guerre contre une partie palestinienne ou arabe toute seule. Il faut donner tous ces efforts afin que la Umma puisse traverser cette étape faible et trouver sa bonne santé et sa force. L'occupation, tant qu'elle continue, reste provisoire. Elle partira tôt ou tard de la terre arabe. L'avenir ne sera que pour ceux qui hissent le drapeau de la résistance contre l'occupation oppressive.
© Déposer 2003 par palestine-info.cc
La dépendance sioniste de l'occupation américaine
Sep 25, 2004, 00:34

7-4 Analyse de Herb Keinon : Le jargon de la diplomatie israélo-américaine sur les colonies : décryptage
[La diplomatie, israélienne comme américaine, produit de multiples formuleset déclarations qui peuvent paraître contradictoires à un non initié. Ils'agit en réalité d'un langage codé. Cet article se propose de le décrypter, à partir des récentes déclarations de Bush et de Sharon]
Quand des officiels israéliens et américains parlent des colonies, ils
s'expriment souvent en langage codé, que le grand public ne sait pas
déchiffrer. George Bush et Ariel Sharon ont donné plusieurs exemples du flou
qui caractérise la diplomatie israélo-américaine sur le sujet à l'occasion
des déclarations publiques qui ont suivi leur rencontre de lundi à Crawford,
Texas.

Considérons ce qui suit. Bush : "j'ai parlé au Premier ministre [Sharon] de
mes inquiétudes quant au fait qu'Israël n'entreprenne aucune action qui
contrevienne aux obligations de la Feuille de route ou qui préjuge [du
résultat] de futures négociations concernant un accord définitif [entre
Palestiniens et Israéliens]. En conséquence, Israël doit démanteler les
avant-postes non autorisés et assumer ses obligations vis-à-vis des colonies
de Cisjordanie prises dans le cadre de la Feuille de route".

Or, quelles sont donc précisément ces obligations prises dans le cadre de la
Feuille de route? La phase 1 de la Feuille de route demande à Israël de
"démanteler immédiatement les avant-postes érigés depuis mars 2001", et, "en
accord avec le rapport Mitchell", de "geler toute activité de colonisation
(y compris la "croissance naturelle" des colonies).

En apparence, cela est assez simple. Mais ne vous y trompez pas, les choses
sont beaucoup plus compliquées qu'elles ne le paraissent.

En réponse à une question sur le problème des colonies, Bush a dit qu'il
n'envoyait pas de messages contradictoires à Israël : "j'ai été très clair ;
Israël a une obligation dans le cadre de la Feuille de route. Pas
d'expansion de colonies. Je continuerai de travailler et de dialoguer avec
Israël sur cette question."

Attendez. Si, comme le dit Bush, les obligations prévues par la Feuille de
route sont claires, alors quel besoin de "travailler et de dialoguer" avec
Israël? A moins, bien entendu, que ces fameuses obligations prévues par la
Feuille de route soient moins claires qu'elles ne le paraissent à première
vue.

Car voilà le hic : la Feuille de route demande la fin de toute activité de
colonisation, alors que Bush parle de "non-expansion" de colonies. Il y a
une différence. "Expansion", dans l'acception israélienne, signifie
expansion vers l'extérieur, alors que "toute activité de colonisation" veut
bien dire ce que cela veut dire : fin de toute activité de colonisation,
vers l'extérieur, à l'intérieur, partout.

En avril dernier, lors du dernier voyage d'Ariel Sharon aux Etats-Unis,
celui-ci n'a pas seulement reçu une lettre d'engagement de Bush. Son
principal conseiller, Dov Weisglass, a aussi envoyé une lettre, dont on n'a
pas beaucoup parlé, à Condoleezza Rice, alors conseillère pour la sécurité
nationale.

Dans cette lettre, Weisglass écrivait : "dans le cadre des principes qui ont
fait l'objet d'un accord [entre nous] sur les activités de colonisation, un
effort sera consenti dans les prochains jours pour mieux définir ce que sont
les lignes de construction dans les colonies de Judée-Samarie (Cisjordanie).
Une équipe israélienne et l'ambassadeur [des Etats-Unis en Israël] Dan
Kurtzer examineront les photos aériennes de colonies et définiront ensemble
les lignes de construction pour chacune des colonies".

La constitution de ce groupe de travail en dit long, parce qu'elle indique
que les Etats-Unis pensent qu'Israël a le droit de construire dans les
limites des lignes de construction des colonies, et que ce qui doit être
décidé, c'est l'endroit précis où passent ces lignes. Cela est très éloigné
d'un gel de toute activité de colonisation, et, de fait, les discussions
entre Israël et les Etats-Unis autour de cette question se poursuivent.

Les officiels israéliens insistent sur le fait qu'il existe un accord verbal
avec les Etats-Unis sur le droit [pour Israël] de construire à l'intérieur
des lignes de construction existantes, bien que les officiels américains
nient l'existence d'un pareil accord. Quoi qu'il en soit, aucun accord sur
la question, tacite ou discret, n'a jamais été rendu public.

Mais le langage codé ne s'arrête pas là. Sharon, dans ses commentaires après
la rencontre avec Bush, a dit : "concernant les colonies, Israël se
soumettra à toutes ses obligations prévues par la Feuille de route". Or,
toute visite dans les territoires, même sommaire, montrera qu'il n'y a aucun
gel de la colonisation du type de celui dont parle la Feuille de route.
Est-ce à dire que Sharon tente de tromper les Etats-Unis?

Non. Sharon est trop intelligent et il a trop d'expérience pour mentir à ce
président, un président qui a déclaré lundi : "je fais confiance au Premier
ministre, c'est un homme de parole".

Sharon va répétant, comme il l'a encore fait lundi, qu'Israël respectera
bien ses engagements dans le cadre de la Feuille de route. Mais, dans
l'esprit de Sharon, la Feuille de route n'a pas commencé, et ne commencera
pas tant que les Palestiniens ne prendront pas les mesures qu'ils se sont
engagés à prendre, à savoir en finir avec la violence et démanteler
l'infrastructure terroriste. En attendant que cela se produise, en attendant
que le processus de la Feuille de route commence réellement, Sharon ne se
considère pas lié par les restrictions de l'activité de colonisation que
prévoit la Feuille de route.

Autre élément de confusion : les soi-disant "blocs de colonies".

Ecoutons ce qu'a dit Bush lundi dernier : "comme je l'ai dit en avril de
l'année dernière, les réalités nouvelles sur le terrain font qu'il est
irréaliste de s'attendre à ce que l'issue de négociations sur un statut
définitif implique un retrait complet sur les lignes d'armistice de 1949
(ligne Verte). Il est [en revanche] réaliste de s'attendre à ce qu'un accord
définitif soit obtenu sur la base de modifications mutuellement acceptées
qui reflètent ces [nouvelles] réalités. Voilà la position américaine. Si les
Etats-Unis ne préjugent pas de l'issue de négociations sur un statut
définitif, ces modifications sur le terrain, y compris les principaux
centres israéliens de population existants, devront être pris en compte dans
le cadre de toute négociation sur un statut définitif".

Notons que Bush se réfère aux " principaux centres israéliens de
population", et pas nécessairement aux "blocs de colonies", terme dont les
médias sont friands. Maale Adoumim peut être l'un de ces "centres de
population", mais la position américaine n'inclut pas forcément son "bloc",
qui s'étend de Keidar au sud-ouest à Alon au nord-est, et qui comprend Kfar
Adoumim et Nofei Prat.

Sharon, en anglais, s'est lui aussi référé aux "principaux centres
israéliens de population". Dans ce qui semble avoir été une expression
soigneusement ciselée, Sharon a dit après la rencontre avec Bush que "la
position israélienne [était] que les principaux centres israéliens de
population demeurent entre les mains d'Israël dans le cadre de tout accord
définitif, avec toutes les conséquences qui en découlent".

Le problème est qu'il n'a pas précisé ni expliqué ce qu'il entendait par
"avec toutes les conséquences qui en découlent". Cela signifie-t-il
qu'Israël compte garder les centres de population au-delà de la ligne Verte
contre vents et marées, sans se soucier des conséquences sur ses relations
avec les Palestiniens, ou, en l'espèce, avec les Américains?

A l'occasion d'un briefing avec des journalistes israéliens, Sharon n'a pas
accédé aux requêtes lui demandant de clarifier cette formule ambiguë.
Cependant, un collaborateur de Sharon a dit qu'en utilisant les mots "toutes
les conséquences qui en découlent", Sharon a voulu signaler la position
d'Israël, qui veut conserver les blocs de colonies et faire le nécessaire
pour s'assurer qu'ils seront pleinement incorporés à Israël. Cela signifie
s'assurer qu'il y aura bien continuité territoriale, et que la loi
israélienne s'y appliquera. Mais, pour éviter tout incident diplomatique
aujourd'hui à propos de l'intention israélienne d'annexer les blocs de
colonies, à une date indéterminée et dans un avenir lointain, la décision a
été prise de ne s'exprimer qu'en langage codé.

Le problème est que, pour ceux qui n'appartiennent pas au petit cercle
d'initiés, ce langage codé autour de la question des colonies ne sert qu'à
embrouiller les choses et non à les clarifier. Concernant les colonies, ni
Israël ni les Etats-Unis n'ont un grand intérêt à la transparence. Cela, du
moins, apparaît avec évidence à écouter les propos de Bush et de Sharon sur
la question.
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid =1113272267680
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
Jerusalem Post, 13 avril 2005

Annexes
Un mouvement revendicatif se développe en Palestine.
( Impulsé notamment par des syndicalistes liés au DWRC et par les " comités de travailleurs ", il a rassemblé plus de 10 000 travailleurs, avec ou sans emploi, lors de la manifestation du 12 mars dernier à Gaza.)
Après la grande manifestation ouvrière du 12 mars 2005 à Gaza
Ils ont présenté au gouvernement et aux représentants du parlement un cahier revendicatif pour un ensemble d'exigences.
Ce cahier revendicatif réclame :
a.. un salaire minimum garanti,
b.. un plan d'urgence contre le chômage et la pauvreté,
c.. la mise en place d'un système démocratique et égalitaire d'assurance maladie, maternité,
d.. des allocations d'urgence pour les chômeurs,
e.. et aussi des élections pour le renouvellement de la direction du mouvement syndical.
(voir détail dans le texte ci-dessous).

Un grand sit-in a été organisé devant le conseil consultatif palestinien. Il a été suspendu après une rencontre avec les représentants du parlement mais les organisateurs envisageaient de reprendre le mouvement après le 7 avril et de l'étendre à la Cisjordanie.

Mohamed Dahman, qui faisait partie de la délégation des dix syndicalistes invités en novembre dernier en France, en est un des principaux animateurs. Mohamed Dahman, président du Syndicat PGFTU des services publics de Gaza est aussi un militant du DWRC et l'un des animateurs de la campagne pour la préparation d'un congrès démocratique du mouvement syndical palestinien.

Poussée démocratique et clivages au sein du mouvement syndical
Après l'arrivée de Sharon au Pouvoir, la capacité d'initiative de la direction du syndicat palestinien PGFTU (Palestinian General Union of Trade Unions) avait été considérablement affaiblie par la brutalité de l'occupation israélienne. l'Etat d'Israël avait décrété la fermeture totale des territoires occupés. Les très nombreux travailleurs palestiniens travaillant autrefois en tant que " journaliers " dans les entreprises israéliennes se sont retrouvés au chômage. Au sein même des territoires, la vie économique a été considérablement ralentie par le bouclage, les check-points et la construction du mur. La grande majorité des entreprises sont de très petite taille (5 salariés). Très peu de multinationales (mise à part Coca Cola qui emploie 900 salariés) ont fait le choix d'investir dans les territoires occupés.
L'appareil du syndicat PGFTU n'a pu se maintenir qu'au prix d'une dépendance de plus en plus forte envers l'Autorité palestinienne, elle-même profondément affaiblie par l'occupation militaire israélienne (rappelons que Sharon avait fait de Yasser Arafat, assiégé à la Moquata, le seul président démocratiquement élu prisonnier dans son propre pays !).

La résistance démocratique de la base
Mais avec la seconde Intifada, le peuple a dû, pour survivre, transformer chaque moment de la vie quotidienne en acte de résistance : passer les barrages pour étudier, réparer les installations électriques après les bombardements ou les télécommunications sous les tirs des colons ou de l'armée, soigner les malades et les blessés malgré le couvre-feu, etc. Tous ces actes quotidiens et vitaux nécessitent un véritable engagement militant, héroïque parfois, de chacun des citoyens au travail. Ces formes de résistance , par la force des choses, " basistes " et " transversales " ont contribué à développer parmi les hommes et les femmes au travail une aspiration à plus de démocratie et plus d'autonomie.

De nombreuses luttes ouvrières se sont produites ces dernières années. Elles ont été impulsées, soit par des comités de travailleurs autonomes comme ce fut le cas durant la longue grève des travailleurs des carrières de pierres de la région de Bethléem, soit par des syndicats indépendants nouvellement créés comme le syndicat national des territoriaux (travailleurs des municipalités), soit par des syndicats affiliés à la PGFTU s'étant dotés d'un réel fonctionnement démocratique et fédéral (par exemple le syndicat PGFTU des Télécoms ou celui des services publics à Gaza).

Si certains syndicats de la PGFTU étaient plus ou moins désactivés, d'autres, comme la fédération des telécoms ou celle des services publics de Gaza, ont réclamé que des élections démocratiques aient lieu, à tous les niveaux dans l'organisation syndicale. En effet, lors de la fondation de la PGFTU en mars 1990, un comité provisoire exécutif avait été formé, sans consultation de la base, par une simple entente au sommet entre les différents courants de la résistance palestinienne. Un congrès démocratique devait suivre mais il n'a jamais eu lieu .

La PGFTU et le DWRC
Le Centre pour la démocratie et les droit des travailleurs (DWRC) n'est pas une organisation syndicale concurrente de la PGFTU. C'est une ONG créée en 1994 qui travaille à la formation syndicale et juridique des salariés (connaissance du droit au travail, négociations des contrats sociaux, éducation pour l'action et la démocratie syndicale). Il a ainsi contribué à la réactivation de l'activité indépendante et démocratique du syndicalisme palestinien.
Ce renouveau démocratique s'étend bien au-delà du mouvement syndical et s'exprime aussi dans de nombreuses ONG de l'éducation, dans le secteur agricole avec le PARC ainsi que dans la mobilisation des villages contre la construction du mur de l'apartheid.
Une personnalité comme Mustafa Barghouthi, responsable de l'UPMRC, s'est même présentée aux élections présidentielles sur un programme liant la lutte contre l'occupation coloniale à des objectifs clairement sociaux, démocratiques et progressistes. Il a obtenu plus de 20% des voix aux présidentielles.
Tout ceci exprime, certes, les contradictions de la société palestinienne mais aussi la vitalité de sa démocratie. Le mouvement ouvrier a une longue histoire en Palestine. Depuis le début du vingtième siècle, les travailleurs ont souvent joué un rôle moteur dans la formation du mouvement de libération nationale qui s'est réclamé jusqu'à aujourd'hui du pluralisme et de la laïcité, à la différence de la plupart des pays du monde arabe.
Cette vitalité de la démocratie palestinienne ne doit pas fléchir. Il est essentiel que les difficultés et les revendications du peuple palestinien puissent s'exprimer comme ce fut le cas le 12 mars à Gaza. Le développement d'un large mouvement social et démocratique pourra seul éviter que la terreur, le fanatisme ou le désespoir deviennent l'unique alternative au pouvoir de l'Autorité palestinienne, qui risque d'être de plus en plus paralysée par la pression conjuguée des politiques de Bush et Sharon dans la région.

Les contradictions au sein du mouvement syndical et les perspectives unitaires.
Malheureusement, ce qui stimule à la base le renouveau démocratique du syndicalisme semble provoquer au sein de la direction officielle de la PGFTU un raidissement. Certains dirigeants syndicaux ont aussi des fonctions ministérielles. Une inquiétude serait ressentie devant la montée du mouvement syndical qui s'est imposé dans la rue le 12 mars à Gaza et qui pourrait s'étendre au reste de la Cisjordanie.
Mohamed Dahman et les dirigeants de la manifestation du 12 mars à Gaza ainsi que d'autres personnalités de la gauche palestinienne comme Mustafa Barghouthi sont mis en cause. La mobilisation impulsée par la Fédération des Comités de Travailleurs Indépendants et les syndicats liés au DWRC n'en est pas moins l'une des expressions les plus concrètes du combat quotidien de résistance populaire à l'occupation israélienne.
Ayons la conviction que l'ensemble des forces du mouvement syndical palestinien sortira renforcé de cette expérience, par le refus des anathèmes et du sectarisme au profit de la démocratie et de la défense commune des revendications des travailleurs.
Le 12 mars 2005, une manifestation de plus de 10 000 travailleurs s'est présentée devant le Conseil législatif Palestinien à Gaza.
Les manifestants, très mobilisés, ont exigé :
1 - l'adoption d'une véritable politique de développement et de renforcement de l'indépendance de l'économie nationale palestinienne afin de résoudre les problèmes de chômage et de pauvreté ;
2 - l'adoption de prestations sociales spécifiques, protection contre le chômage, assurance maladie et maternité, droit à une vie décente pour tous, notamment par la mise en place d'un système proposant aux chômeurs des offres d'emplois ou des allocations financières d'urgence ;
3 - la mise en place d'un Fonds national de Protection Sociale, administré par un organisme national autonome et indépendant ;
4 - l'établissement de critères clairs et transparents, contrôlés par les travailleurs, du système d'assistance sociale ;
5 - l'adoption d'une loi du syndicalisme démocratique garantissant l'indépendance du fonctionnement des syndicats et le droit fondamental à la liberté syndicale comme cela est stipulé par les conventions internationales ;
6 - la détermination d'une date pour la tenue d'élections démocratiques au sein de la PGFTU (Palestinian General Federation of Trade Union), Fédération nationale des syndicats palestiniens ;
7 - l'application correcte des lois du travail, notamment en ce qui concerne l'établissement de l'inspection du travail et le comité pour l'établissement d'un salaire minimum ;
8 - le soutien gouvernemental à la production alimentaire de base et la baisse des prix exorbitants ;
9 - l'exemption, pour les ouvriers au chômage, de payer les cotisations d'assurances maladie et le coût des traitements à l'étranger ;
10 - La scolarité gratuite pour tous les enfants palestiniens dans les collèges publics et les instituts, dans le respect du texte de l'article 24 de la loi de base.
Les travailleurs demandent aussi que l'on travaille à ce que l'enseignement supérieur soit ouvert à tous ou, tout au moins que les ouvriers au chômage soient dispensés d'avoir à payer l'enseignement universitaire de leurs enfants. Ils réclament aussi la baisse générale du prix des études universitaires pour donner à tous et surtout aux pauvres, le droit à l'éducation.

 

Source : lemaire.marcus@skynet.be


Ce texte n'engage que son auteur et ne correspond pas obligatoirement à notre ligne politique. L'AFPS 59/62,  parfois en désaccord avec certains d'entre eux, trouve, néanmoins, utile de les présenter pour permettre à chacun d'élaborer son propre point de vue.

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