Journal
des Palestiniens
11- 04 au 16- 04
Par M.Lemaire
Ce
journal est obtenu par la lecture journalière des
journaux en ligne (Afp- ats - Ap - Reuters ainsi
que les sources d'informations de la résistance).
ensuite
patiemment
je fais les recoupements...
Vous retrouverez ce
journal sur le site http://www.nord-palestine.org/Journaux_Palestiniens.htm
___________________________________________________________________________________
Avant
propos
a)
La mort jeudi d'un activiste palestinien
lors d'une opération de l'armée israélienne
en Cisjordanie a porté un nouveau coup à
la fragile trêve en vigueur depuis plus
de deux mois.
Ibrahim Smeri, 23 ans, un membre des
Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, a été tué
par des tirs de militaires israéliens
dans le camp de réfugiés de Balata, à
Naplouse.
Sommaire :
|
Politique
Palestinienne (en
Palestine toujours occupée)
1-3
Sur le terrain
Le
premier ministre
palestinien Ahmed Qoreï
a dénoncé
l’assassinat à
Naplouse d'un des
membres de Birgades
d'Al Aqsa
.Le
président Mahmoud
Abbas s'est étonné
de la campagne de dénigrement
contre l'Autorité
palestinienne
1-7 Action
contre la politique
colonialiste israélienne
(Colonisation &
colonies)
Maalé
Adoumim et Pisgat Zéev"
...
: "CREUSER
LA TOMBE DU
PROCESSUS DE
PAIX"
Qoreï
- le peuple
"refuse catégoriquement"
le maintien de blocs
de colonies juives
illégales dans ses
territoires.
Qoreï
a bien accueilli
l'appel de Bush au
gel de la
colonisation en
Cisjordanie et au
démantèlement
des points illégaux
1-8
Politique
extérieure
Rencontre
entre
Mahmoud Abbas et
l'envoyé spécial
de l'UE, Mark Otte,
à Ramallah ...
1-10
Prisons
Sufyan
Abou Zaïda,:
les
arrestations
quotidiennes
et le refus
israélien
de libérer
les
prisonniers
palestiniens,
mettent fin
a la trêve.
2 Politique
Israélienne
2-1
Processus de paix
Le
Président Mahmoud
Abbas a vivement réagi
au propos de Sharon et
dénonce "la
campagne de
propagande" israélienne
2-2 Des Canons ...
pas du beurre
L'armée
israélienne a décidé
de ne pas
recommander de
sanctions à
l'officier qui avait
été accusé de
tuer le journaliste
britannique , James
Miller,
2-3
Sur le terrain
La
victoire écrasante
du Hamas a soulevé
un dilemme pour les
autorités israéliennes
d'occupation.
2-4
Les grandes manœuvres…
Nouvelle
campagne agressive
contre l'Autorité
Nationale
Palestinienne
2-6
Préparation
de la guerre contre
l’axe du mal
Sharon
n'a pas
convaincu Bush,
que l'Iran
allait franchir
"le point
de
non-retour"
dans son
programme nucléaire
Hezbollah :
" un
appareil de
surveillance de
type Mersad 1 a
effectué une
mission de
reconnaissance
dans le nord de
la Palestine
2-10 Politique
colonialiste israélienne
(Colonisation
& colonies)
Olmert
à lui jugé la
polémique au
sujet de Maale
Adumim "hors
de propos, inutile
et totalement déplacée",
Au
ministère
israélien de
la Défense à
Tel Aviv, un
officier de
haut rang
impliqué dans
les préparatifs, les
détails du
plan de
retrait.
quotidien
Yediot
Ahronot, des
"cellules
violentes"
sont déjà
implantées
dans deux
des colonies
à évacuer,
L'armée
israélienne
envisage de
désarmer
les
habitants de
quatre
colonies
juives de
Cisjordanie
D'après
les
responsables
militaires,
l'armée
s'attend à
une résistance
des colons
plus
violente en
Cisjordanie
qu'à Gaza.
Israël
entraînerait
10.000 soldats
cet été pour
les préparer
à évacuer la
population des
colonies
juives de la
Bande de Gaza
Des soldats
israéliens
ont démoli
Hazon David,
une
implantation
illégale
proche de Hébron
mais ...
Shalom
est en Egypte,
pour leur
demander
d’aider Israël
à se réconcilier
avec le reste
du monde arabe
Ehud
Barak, considére
le plan du
retrait comme ''
un premier pas
seulement '',
L'armée
israélienne
va construire
trois
nouvelles
routes dans la
Bande de Gaza
2-11
Politiques extérieure
Shalom,J'ai
demandé au président Moubarak
d'user de son
autorité et de
son influence
incomparables et
"d'exercer
toute...
Un
tribunal israélien
a ajourné le procès
de Hossam KHADER
(député du Conseil
Législatif
Palestinien )
jusqu'au 29 juin
2005
3 Politique internationale
des territoires occupés
L'Otan
va prochainement envoyer
un émissaire auprès de
l'Autorité
palestinienne dans le
but de nouer des
contacts plus étroits
3-3 Pays Arabes
Conférence
internationale sur
"l'espace arabe et
le partenariat euro-méditerranéen"(
3-6 Usa
Bush
reçoit Sharon dans son
ranch texan,
Bush
a prévenu qu'il
rappellerait à Sharon
ses obligations aux
termes de la
"feuille de
route",
Bush :
"J'ai fait part
au Premier ministre de
mon souci de ne pas
voir Israël prendre
des initiatives qui
contredisent ses
obligations
James Wolfensohn, a été
nommé "émissaire
spécial"
international
La
palestine en chiffre &
au jour le jour
4-1
Décompte des pertes
humaines
4-2 Détails
par région
Cisjordanie
Jérusalem.
Naplouse
(nord de la Cisjordanie)
Rafah
(non loin de la frontière
entre la bande de Gaza
et de l'Egypte)
5
Médias :
James
Miller, témoin de trop.
Les
journalistes travaillant
dans les établissements
médiatiques
gouvernementaux menacent
de boycotter les
informations
formation
du Conseil Exécutif Supérieur
pour
l'Information:"
7 Dossier
7-1
Point de vue Hashem Hamdan
: Sharon n'a pas oublié
7-2
Point de vue de Hassan
Khatib : Qu'est-ce qu'un
Etat palestinien
"viable"?
7-3 Point de vue de
palestine-info : La dépendance
sioniste de l'occupation
américaine
7-4
Analyse de Herb Keinon
: Le jargon de la
diplomatie israélo-américaine
sur les colonies :
Un
mouvement revendicatif
se développe en
Palestine.
|
11-04 au 16-03 :
Peuple Palestinien : 2
tués - 22
blessés
Extra
"Qu'est-ce
que Maale Adumim? Un faubourg de Jérusalem
(...)
12-04
La mascarade …
Bilan de la visite de
Sharon a son ami Bush :
Sharon a gagner sur tout les tableaux (mais
qui en doutait )
a) Sharon : les grands blocs
d'implantations, où vivent la majorité des
240.000 colons israéliens resteront
"aux mains d'Israël dans le cadre de
tout accord sur le statut final, avec toutes
les conséquences que cela implique".
Sharon a
ainsi réaffirmé qu'il comptait annexer ces
colonies. ..
Bush a également
réitéré ses déclarations faites il y a
un an selon lesquelles il était "irréaliste"
d'envisager un retour aux frontières de
1949 pour l'Etat d'Israël, ce qui voudrait
dire une évacuation des grandes colonies de
Cisjordanie.
b) Sharon à
réaffirmé le souhait "que les
Palestiniens se gouvernent eux-mêmes dans
leur propre Etat qui aura une contiguïté
territoriale en Judée-Samarie, co-existant
au côté d'Israël en paix et en sécurité".
Le terme de "contiguïté"
signifie que cet Etat ne sera pas morcelé
par des implantations israéliennes empêchant
la libre circulation des Palestiniens.
Bush :
"Je soutiens fermement son initiative
courageuse de se retirer de Gaza et d'une
partie de la Cisjordanie. Le Premier
ministre est prêt à coordonner
l'application du plan de retrait avec les
Palestiniens. Je demande à la direction
palestinienne d'accepter son offre"
c) Sharon a
également posé des conditions à une
relance de la Feuille de route : des négociations
ne pourront s'ouvrir sur l'application de ce
plan de paix que si l'Autorité
palestinienne se décide "à démanteler
les organisations terroristes" et à un
"arrêt total du terrorisme".
MM. Bush et
Sharon ont lancé un avertissement au président
palestinien Mahmoud Abbas, l'enjoignant de
faire davantage pour faire stopper les
attaques contre des objectifs israéliens et
démanteler les groupes armés palestiniens
comme le demande le plan de paix baptisé
"Feuille de route".
(afp, Ap & reuters à 12h18)
12-04
Bilan de la
visite de Sharon a son ami Bush :
expliqué a la presse :
Sharon à obtenu
le soutien réaffirmé de Bush à son plan
de retrait de la bande de Gaza.Sharon a
expliqué aux journalistes que les critiques
américaines sur la poursuite de la
colonisation en Cisjordanie étaient récurrentes
depuis des décennies et qu'elles n'avaient
entamé en rien le succès de sa rencontre
avec Bush.
"C'est un point
complètement marginal" dans le cadre
d'une "vaste entente stratégique",
Sharon : 'Israël
continuerait de solidifier son emprise sur
les secteurs de Cisjordanie qu'il juge
d'une importance "stratégique".
Et pour bien montré
que tout allait bien : sur le
terrain, faisant fi des remarques de l'Américain
sur la nécessité pour l'Etat hébreu de
respecter la "feuille de route",
les engins de chantier israéliens ont
poursuivi, comme les jours précédents,
leurs travaux de construction et
d'agrandissement dans la colonie juive de
Maaleh Adoumim,
14-04.
Le quotidien Maariv cite l'entourage de M.
Sharon selon lequel sa visite est la
"plus amicale" qu'il n'ait
jamais effectuée aux Etats-Unis.
Le ministre sans portefeuille, Tzahi
Hanegbi, du parti Likoud (droite) du
Premier ministre, a renchéri estimant que
M. Bush "s'était mis en quatre pour
assurer Israël de son amitié et ne pas
contredire M. Sharon",
Réactions aux
déclarations de Bush sur les activités
coloniales de Sharon
12-04
a) L'Autorité
Nationale Palestinienne a annoncé que les négociations
du statut final des territoires palestiniens
'' devraient commencer sans aucune condition
anticipée ''
b) Le ministre du
Cabinet Palestinien, Hassan Abu Libdah, a
fait remarquer que les déclarations de
Bush, constitue un message clair pour les
Palestiniens que l'administration Us est un
partenaire d'intérêts avec Israël et pas
un représentant de sécurité ''.
c) Le porte-parole de l'ANP, Nabil Abu
Rodaina a déclaré qu'aucune colonie illégale
juifs ou activités coloniales devraient être
légalisés ''.
1 Politique Palestiniene
1-3
Sur le terrain
14-04
Le
premier ministre palestinien Ahmed Qoreï
a dénoncé l’assassinat à Naplouse
d'un des membres de Birgades d'Al Aqsa
Il
a assuré que cette politique en détruisant
le processus de paix, menace la
stabilité dans la région Il a ajouté
que '' cette politique est la politique
d'Israël et nous condamnons fortement et
vivement cette politique ''.
13-03
Le
président Mahmoud Abbas s'est étonné
de la campagne de dénigrement contre
l'Autorité palestinienne et a
condamné vigoureusement cette tentative
de Sharon de dénigrer sa prestation,
Et rappelle
" Abou Mazen a été élu par le
peuple palestinien sur un programme
clair de reforme politique et sécuritaire
".
et ajoute : " Il a le plein
soutien du peuple palestinien afin
d'implémenter le programme en vue
d'une paix avec Israël sur la base de
" La feuille de route ".
( Ce communiqué représente le
sentiment d'irritation du président
Abbas face aux remarques tenues par
Sharon devant. Bush, tentant de
souligner notamment son incapacité à
mettre fin aux attaques anti-israéliennes
et à mettre au pas les groupes armés.)
AL JAZEERA
1-7 Action
contre la politique colonialiste israélienne
(Colonisation & colonies)
Maalé
Adoumim et Pisgat Zéev"
...
: "CREUSER
LA TOMBE DU PROCESSUS DE PAIX"
Pour les
Palestiniens, le projet ne vise rien
d'autre qu'une annexion de territoires
appartenant selon eux à leur futur
Etat.
Ils redoutent en
outre qu'il les prive d'un accès à Jérusalem-Est,
partie de la ville sainte qu'ils
revendiquent.
12-04
Le Premier ministre Ahmad Qoreï a
affirmé, que le peuple
"refuse catégoriquement" le
maintien de blocs de colonies juives illégales
dans ses territoires. notamment celles
entourant Jérusalem comme Maalé
Adoumim et Pisgat Zéev" ...
"Il s'agit
de terres palestiniennes occupées en
1967. Les résultats des négociations
sur le statut final (des territoires
occupés) ne doivent pas être déterminés
d'avance"
Il a assuré que "Nous et ne
braderont pas un pouce de la terre de
Jérusalem car il n'y aura pas d’état
sans Jérusalem".
"Nous
espérons que le président Bush dira
à M. Sharon qu'il existe des
violations (de la feuille de route)
auxquelles il doit mettre fin, il
s'agit en premier lieu des activités
de colonisation", a déclaré
lundi à la presse le Premier ministre
palestinien Ahmed Koreï.
"Si ces
violations persistent, cela
signifiera qu'Israël a entrepris de
creuser la tombe du processus de
paix", a-t-il ajouté.
12-04
Ahmad Qoreï a bien accueilli l'appel
de bush sur le gel de la colonisation
en Cisjordanie et au démantèlement
des points illégaux de colonisation
"sauvages".
"Nous espérons que le
gouvernement israélien va s'y plier
sans tarder, surtout qu'il s'était
engagé à le faire par le passé",
a-t-il indiqué.
1-8
Politique
extérieure
14-04
Rencontre entre Mahmoud Abbas et
l'envoyé spécial de l'UE, Mark Otte,
à Ramallah ...
L'Autorité nationale palestinienne
(ANP), a insisté afin que l'Union
Européenne prennent un rôle
politique plus significatif au Proche
Orient, a coté de celui de son rôle
financier.
13-04
Le ministre palestinien des
Affaires de prisonniers et libérés;
Sufyan Abou Zaïda, a estimé que
les arrestations quotidiennes et
le refus israélien de libérer
les prisonniers palestiniens,
mettent fin a la trêve.
Le ministre palestinien a affirmé
qu'Israël n'a pas satisfait aux
demandes palestiniennes comme cela
était conclu au sommet de Sharm
Al-Cheik.
2
Politique Israélienne
2-1
Processus de paix
13-04
Le Président
Mahmoud Abbas a vivement réagi au propos
de Sharon ("Aussi
longtemps que les Palestiniens ne
prendront pas les mesures nécessaires, il
n'y aura pas de relance de la Feuille de
route", ) et dénonce "la
campagne de propagande" israélienne
qui coïncide avec la visite Sharon aux
Usa
Communiqué de son
bureau :
"Abou Mazen a
été élu par le peuple palestinien sur
la base d'un programme clair de réformes
dans le domaine politique et sécuritaire",
"Il a jouit du total soutien du
peuple palestinien pour mettre en oeuvre
son programme en vue d'une paix avec Israël
sur la base de la vision de deux Etats du
président Bush et de l'application de la
Feuille de route",
"Les
tergiversations d'Israël dans
l'application des arrangements convenus à
Charm el-Cheikh, dans le retrait de villes
(de Cisjordanie) et dans la libération
des prisonniers sont autant d'obstacles
susceptible de compromettre
l'accalmie",
"Il est étonnant
que des officiels israéliens fassent des
déclarations trompeuses et infondées sur
la soi-disant faiblesse de l'Autorité
palestinienne",
Selon lui, "Abou
Mazen et l'Autorité palestinienne sont
entièrement prêts à s'asseoir immédiatement
à la table des négociations (avec Israël)
pour régler les questions liées au
statut final des territoires palestiniens
et instaurer une paix juste".
(afp- 16h14)
2-2 Des Canons ... pas du
beurre
13-04
L'armée israélienne
a décidé de ne pas recommander de
sanctions à l'officier qui avait été
accusé de tuer le journaliste britannique
, James Miller, 35 ans, dans la ville de
Rafah au sud de Gaza il y a de deux ans
... L'armée avait exprimé ses regrets après
la mort du journaliste, mais avait relevé
que Miller avait "pris de gros risques
en se trouvant dans une zone de
guerre".
Ips-info
2-3 Sur le terrain
13-04
La victoire écrasante
du Hamas a soulevé un dilemme pour les
autorités israéliennes de l'occupation.
Des sources israéliennes
ont déclaré que dans la bande de Gaza,
les autorités de l'occupation israélienne
ont l'intention de s'abstenir d'un contact
direct avec les autorités locales qui
sont des représentants du Hamas.
14-04
Mahmoud Abbas a
ordonné que tous les services de sécurité
palestiniens soient placés sous l'autorité
des Forces de sécurité nationales, du
ministère palestinien de l'Intérieur et
de l'Agence générale du renseignement.
La décision étend
les responsabilités du ministre de l'Intérieur
Nasser Youssef, nommé par Abbas cette année
comme chef de la sécurité palestinienne.
Il continue de superviser son ministère
ainsi que les Forces de sécurité
nationales qui comprennent les commandos
d'élite et le renseignement militaire.
Nasser Youssef sera
responsable de tous les contacts entre les
services de sécurité palestiniens et les
services étrangers, notamment israéliens
et américains.
AP
2-4
Les grandes manœuvres…
12-04
Nouvelle campagne
agressive contre l'Autorité Nationale
Palestinienne
Un rapport officiel
israélien demande que les manuels
palestiniens soient considérés, idéologiquement
comme blessant et antipatriotique car la
teneur des manuels est en contradiction
avec l'esprit du processus de paix ...
car" les
manuels palestiniens utilisés dans les écoles
considère le protocole des grands
instructeurs de Sion comme groupe de décisions
secrètes de la première conférence
sioniste".
La radio israélienne a rapporté, que
Sharanski (ministre ) a affirmé dans son
rapport "les manuels ont
excessivement ignoré les vrais plans bien
connus de ces protocoles en tant qu'étant
un document élaboré par la police secrète
de l'Empire russe, vers la fin du 19ème
siècle".
Le rapport signale également que
"plus de 160 manuels palestiniens ne
désigne pas Israël comme un état
souverain."
Rappel : Sharanski est un membre
radical du Knesset il adopte des attitudes
d’extrême vis-à-vis des Palestiniens
(et serait lié à la Mafia israélienne).
2-5
Gouvernement cherche coalition désespérément
2-6 Préparation
de la guerre contre l’axe du mal
14-04
M. Sharon n'est
pas parvenu à convaincre Bush, que
l'Iran allait franchir dans les
prochains mois "le point de
non-retour" dans son programme nucléaire,
ont indiqué les médias israéliens.
"Ils (les
Iraniens) ont beaucoup de problèmes
techniques (...) une fois qu'ils les
auront résolus et ce n'est qu'une
question de temps c'est alors que le
danger apparaîtra", a affirmé M.
Sharon à la chaîne de télévision Fox
news. Pour étayer ses arguments, le
Premier ministre avait demandé au général
Yoav Gallan, son attaché militaire, de
présenter au président américain des
photos "aériennes"
d'installations nucléaires iraniennes
ainsi que des données recueillies par
les services de renseignements israéliens.
Le chef des
renseignements militaires israéliens,
le général Aharon Zeevi, a récemment
affirmé que "si rien n'est fait,
l'Iran pourra produire de l'uranium
enrichi d'ici à six mois, ce qui
devrait lui permettre de produire sa
première bombe atomique d'ici à
2008".
Sharon veut que
les Etats-Unis adoptent une attitude
plus offensive et agissent pour que le
dossier iranien soit transmis rapidement
au Conseil de sécurité de l'Onu afin
que des sanctions internationales soient
prises à l'encontre de la République
islamique.
Malgré cette déconvenue,
M. Sharon a exclu une attaque que
pourrait lancer Israël seul sur le modèle
du raid mené en 1981 contre Osirak, une
centrale nucléaire irakienne près de
Bagdad construite avec l'aide de la
France. "Israël ne mène pas la
lutte (contre le programme nucléaire
iranien). Bien sûr nous échangeons des
renseignements, des points de vue (...).
Mais cela ne veut pas dire que nous
planifions une attaque militaire contre
l'Iran", a souligné M. Sharon. Le
Premier ministre a toutefois cultivé un
certain flou sur les intentions de son
pays.
"Il est évident
que nous prenons toutes les précautions
et toutes les mesures pour nous défendre",
a souligné M. Sharon sur Fox News en
soulignant qu'Israël "dispose des
capacités de faire des choses",
cela ne fait aucun doute". En février
2004, Israël a réceptionné les deux
premiers exemplaires des 102 de F16 I
commandés aux Etats-Unis. Ces appareils
ont un rayon d'action atteignant 1.500
km, ce qui met à leur portée des
cibles éloignées, comme les sites nucléaires
de l'Iran, sans besoin de ravitaillement
en vol.
Le vice-président
américain Richard Cheney avait pour sa
part estimé début janvier qu'"étant
donné que l'Iran a pour politique
officielle la destruction d'Israël, les
Israéliens pourraient bien décider
d'agir les premiers et de laisser le
reste du monde s'occuper de réparer les
dégâts diplomatiques ensuite".
11-04
Communiqué du
Hezbollah : "En représailles
aux violations répétées et
permanentes par l'ennemi de l'espace aérien
libanais, un appareil de surveillance de
type Mersad 1 a effectué une mission de
reconnaissance dans le nord de la
Palestine occupée, en survolant
plusieurs colonies sionistes
A 17h15 heure
locale "Le drone Mersad 1
a survolé des implantations dans le
nord de la Palestine (Israël) jusqu'au
port d'Acca (Saint-Jean-d'Acre, :
Israël) à une vingtaine de kilomètres
à vol d'oiseau de la frontière
libanaise) avant de regagner sa base
sans encombre", "Le drone
Mirsad a survolé des implantations dans
le nord de la Palestine (Israël)
jusqu'au port d'Acca (Saint-Jean-d'Acre,
à une vingtaine de kilomètres à vol
d'oiseau de la frontière libanaise)
avant de regagner sa base sans
encombre",
Rappel : Le
Hezbollah, (dont les combattants
surveille la frontière avec Israël) ,
avait créé la surprise début novembre
2004 en annonçant avoir fait voler un
drone au dessus du territoire israélien,
suscitant l'embarras de l'armée israélienne,
qui avait dû reconnaître avoir été
prise au dépourvu.
Tous ces manœuvres
ont eu lieu ce lundi 11 avril 2005.
Rappelons
aux lecteurs qu'à la même date du 11
avril 1996, il y a donc neuf ans, jour
pour jour, l'État terroriste d'Israël
déclenchait l'opération "Raisins
de la colère". Ce jour-là,
Shimon Peres donne le feu vert à son
armée d'attaquer le Liban.
Le 18 avril 1996,
98 civils réfugiés dans le camp de
l’ONU du paisible village de Cana sont
tués...
C'est le massacre
de Cana ... Un de plus !
(afp- 18h12)
2-7
Diplomaties & engagements
2-8Social
(à l'israelienne) Des
canons…pas de beurre
2-9
Mur de la Honte
2-10 Politique
colonialiste israélienne (Colonisation
& colonies)
10-04
En visite au
Japon, le vice-Premier ministre israélien
Ehud Olmert a quant à lui jugé la
polémique au sujet de Maale Adumim
"hors de propos, inutile et
totalement déplacée", puisque
la colonie se trouve à cinq minutes
de voiture de Jérusalem et que l'Etat
d'Israël n'a jamais promis de se
retirer sur la frontière d'avant
1967.
"Qu'est-ce
que Maale Adumim? Un faubourg de Jérusalem
(...) L'accord que le Premier ministre
a conclu avec le président Bush est
que certains centres créés après 67
restent sous contrôle israélien",
a-t-il poursuivi.
10-04
Au ministère
israélien de la Défense à Tel Aviv,
un officier de haut rang impliqué
dans les préparatifs, a dévoilé
sous couvert d'anonymat les détails
du plan de retrait.
Cinq périmètres
de sécurité seront mis en place afin
de permettre l'évacuation.(combien de
soldats pour faire tout ce plan …)
Un premier
cordon devra déloger de leur domicile
les quelque 9.000 colons juifs de la
Bande de Gaza et des quatre colonies
de Cisjordanie. Ses membres, seront
non armés et accompagnés de
policiers,
Un deuxième périmètre
sera déployé afin d'éviter que les
colons ne constituent une force mobile
susceptible de harceler soldats et
policiers.
Un troisième
cordon de sécurité servira à protéger
les colonies israéliennes d'éventuelles
attaques palestiniennes….( comme si
ils allaient s’opposer…)
Un quatrième se
tiendra prêt à intervenir immédiatement
en cas d'attaque palestinienne.(idem)
Enfin, un cinquième
périmètre entourera la Bande de Gaza
et empêchera les partisans de la
colonisation d'interférer avec le désengagement.
(mon avis :
cela cache des choses assez louche)
AP
10-04
Selon le
quotidien Yediot Ahronot, qui cite un
haut responsable militaire, des
"cellules violentes" sont déjà
implantées dans deux des colonies à
évacuer, Sa-Nur et Homesh.
Les quatre
colonies ont une population totale
de 500 personnes.
position discordante …
11-04
L'armée israélienne
envisage de désarmer les habitants de
quatre colonies juives de Cisjordanie
ont déclaré des responsables
militaires.
D'après les
responsables militaires, l'armée
s'attend à une résistance des colons
plus violente en Cisjordanie qu'à
Gaza.
D'après les
responsables militaires, les armes
devraient être collectées environ
deux semaines avant le début du
retrait.
12-04
Israël entraînerait 10.000 soldats
cet été pour les préparer à évacuer
la population des colonies juives de
la Bande de Gaza et de certaines
implantations de Cisjordanie, a indiqué
mardi un responsable israélien,
13-04
Des soldats israéliens
ont démoli Hazon David, une
implantation illégale proche de Hébron
mais les colons ont assuré mercredi
qu'ils reconstruiraient rapidement
leur colonie (pour la 25e fois,)
AP
12-04
Silvan Shalom
chef de la diplomatie israélienne est
en Egypte, pour leur demander
d’aider Israël à se réconcilier
avec le reste du monde arabe
"Israël et
l'Egypte ont tout à gagner d'un
renforcement des relations entre Israël
et tous ses voisins du
Proche-Orient", a déclaré
Silvan Shalom à l'issue d'un
entretien d'une heure et demie avec le
président égyptien Hosni Moubarak.
"Voilà pourquoi il me semble très
important de lancer une nouvelle
feuille de route afin de promouvoir
les relations d'Israël avec le monde
arabe."
AP
12-04
Le Premier Ahmad
Qoreï a réagi : "Nous
refusons catégoriquement de faire
avec les blocs de colonies notamment
celles entourant Jérusalem comme
Maale Adoumim et Pisgat Zeev", a
réagi le Premier ministre palestinien
Ahmad Qoreï.
"Il s'agit
de terres palestiniennes occupées en
1967 (...). Nous tenons aux frontières
de 1967 et ne braderons pas un pouce
de la terre de Jérusalem car il n'y
aura pas d'Etat sans Jérusalem".
14-04
Le précédent
premier ministre israélien, Ehud
Barak, considére le plan du retrait
comme '' un premier pas seulement '',
et pense qu'Israël devrait
probablement s'embarquer dans des
accords à l'avenir ''.
Il a ajouté que '' le plan israélien
du retrait sera appliqué dans
certaines parties de Cisjordanie pour
protéger les plus grandes colonies
''.
14-04
L'armée israélienne
va construire trois nouvelles routes
dans la Bande de Gaza pour faciliter
l'évacuation programmée des 21
colonies juives illégales dans les
territoire palestinien
Tsahal a pris
cette décision parce que les routes
existantes à Gaza sont trop étroites
pour recevoir l'important trafic
militaire que cette évacuation va
entraîner.
Selon le
quotidien, l'armée a déjà construit
des barrières sur le tracé de l'un
de ces projets de route … (pour empêcher
les militants palestiniens de lancer
des attaques sur la circulation des véhicules
militaires et civils au moment de l'évacuation…)
Ndlr : Il
faut savoir ! ! !
Evacuation ou tirs au pigeon…
Selon "Haaretz",
& AP
ma/v104
2-11
Politiques extérieure
14-04
Shalom, (ministre
des Affaires étrangères) :"J'ai
demandé au président (égyptien Hosni
Moubarak) d'user de son autorité et de
son influence incomparables et
"d'exercer toute son influence sur
les Palestiniens pour leur dire de se
coordonner avant le désengagement (...)
pour garantir que, côté palestinien,
ce sont les modérés et non pas les
extrémistes qui prennent les
initiatives", "Israël salue
les efforts accomplis jusqu'à présent
par l'Egypte, mais des mesures supplémentaires
doivent être prises pour d’éviter
que le Djihad (islamique) et le Hamas
prennent le contrôle de territoires
dont nous nous retirons"., a-t-il répété
14-04
Sylvain Shalom a
exprimé son désir, d'imposer une
seconde " feuille de route ",
afin de normaliser les relations israéliennes
avec les pays arabes.
En outre, il a
demandé au président égyptien; Hosni
MOUBARK d'intervenir à ce sujet avec
les pays arabes.
Réponse
Le secrétaire général
de la Ligue Arabe; Amro MOUSSA a déclaré
à la presse:" S'il y avait une
activité israélienne évidente vers
l'application de la première "
feuille de route ", il sera
possible de discuter sur une deuxième
feuille."
Ajoutant:" à l'absence de tout
nouveau aspect d'une politique israélienne
changeante développée envers la paix,
une autre feuille sera en vain."
Amro MOUSSA a ajouté que:" Il
parait qu'Israël essaie de prendre les
pays arabes à la légère, ils essaient
d'acquérir tous les acquis sans faire
aucun pas positif dans le processus de
paix."
D'une autre part, MOUSSA a critiqué
l'attitude de BUSH qui avait soutenu le
maintien de colonies juives en
Cisjordanie, considérant que ces
promesses précèdent les négociations
sur le statut final palestinien.
Cependant," certains aspects sont
positifs dont le gel des expansions
coloniales et les préparatifs dans le
but d'appliquer la feuille de route
".
2-12
Prisons & tortures
12-04
Un tribunal israélien
a ajourné le procès de Hossam
KHADER
(député du Conseil Législatif
Palestinien ) jusqu'au 29 juin 2005.
KHADER a affirmé que le peuple
palestinien continuera son combat national
et n'acceptera pas moins que le retrait
israélien des terres occupées en 1967,
Tandis qu’il
travaillera la construction du statut
palestinien, la capitale de Jérusalem,
et l'exécution de résolution de réfugiés
telle que la charte 194.
( KHADER est
emprisonné dans les prisons de
l'occupation israélienne depuis le 17
mars 2003 sous l’ inculpation d'avoir
financé les Brigades des Martyres
d'Al-Aqsa.)
12-04
Les prisonniers dans la prison d'Alnakab
ont appelé toutes les associations de la
communauté internationale pour les droits
de l'homme et le Croix Rouge à faire
pression sur le gouvernement israélien
afin d'abolir le dossier arbitraire chargé
des prisonniers administratifs ...
http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=3899
3 Politique internationale
des territoires occupés
3-2 Otan
06-04
L'Otan va
prochainement envoyer un émissaire auprès
de l'Autorité palestinienne dans le but
de nouer des contacts plus étroits avec
les Palestiniens, selon un responsable de
l'Alliance. "Un représentant de
l'Otan rencontrera des responsables de
l'Autorité palestinienne à une date qui
reste à déterminer mais la décision a
été prise", a déclaré ce
responsable sous couvert de l'anonymat.
Cette décision a été
accueillie favorablement par le président
de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
dans une récente lettre adressée au secrétaire
général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer,
selon un autre responsable de l'Otan.
(GFR)
3-3 Pays
Arabes
Conférence internationale sur
"l'espace arabe et le partenariat
euro-méditerranéen"(but : le
processus de réforme et de modernisation
du monde arabe)
12-04
Le ministre tunisien
des Affaires étrangères Abdelbaki
Hermassi a appelé l'Union européenne à
jouer un plus grand rôle dans l'impulsion
du processus de paix et a plaidé pour
"un règlement juste, global et
durable" du conflit israélo-palestinien.
AP
3-4 Quartette
3-6 Usa
11-04
Bush reçoit
Sharon dans son ranch texan,
Les israéliens
tablent en premier lieu sur une nouvelle
manifestation du franc soutien que Bush a
exprimé au sujet du plan de retrait de la
bande de Gaza, qui prévoit le démantèlement
des 21 colonies de ce territoire
frontalier de l'Egypte et de quatre
implantations isolées du nord de la
Cisjordanie.
Reste qu'aux yeux de
l'administration Us, est allé un peu trop
vite en annonçant la construction de
3.500 logements à Maale Adumim
Bush a prévenu
qu'il rappellerait à Sharon ses
obligations aux termes de la "feuille
de route",
Le gouvernement israélien
a aussitôt assuré qu'aucun chantier ne
verrait le jour avant deux ans au moins.
12-04
Bush :
"J'ai fait part au Premier ministre
de mon souci de ne pas voir Israël
prendre des initiatives qui contredisent
ses obligations à l'égard de la
Feuille de route (le dernier plan de
paix international) et portent atteinte
au statut final des négociations",
"En conséquence,
Israël doit démanteler les
implantations illégales et respecter
ses obligations à l'égard de la
Feuille de route en ce qui concerne les
colonies en Cisjordanie",
13-04
Promesse américaine
"d'aide au développement du Néguev
et de la Galilée" dans le sud et le
nord d'Israël.
13-04
Le président
sortant de la Banque mondiale, James
Wolfensohn, a été nommé "émissaire
spécial" international chargé de
coordonner les aspects économiques et
politiques du retrait israélien de la
bande de Gaza, dès le 1er juin,
Rice a annoncé la
nomination de Wolfensohn au nom du
"quartette" de médiateurs -
constitué de la Russie, des Nations
unies, de l'Union européenne et des
Etats-Unis -,
Rice, a précisé
que sa mission consisterait à relancer
l'économie palestinienne et qu'il
aurait aussi en charge des dossiers
comme l'avenir des lotissements israéliens,
au cas où Israël évacuerait bel et
bien, comme prévu, les 21 colonies de
la bande de Gaza et quatre des 120
implantations de Cisjordanie.
Il aura pour tâche,
plus généralement, de créer un climat
de confiance entre Israéliens et
Palestiniens.
4 Territoire
palestinien occupé :
4-1
Décompte des pertes humaines (Depuis
le début de l'Intifada le 25 septembre
2000 )
|
4 La
Résistance dans les
Territoire
palestinien occupé
:
4-1
La
Palestine en
chiffre &
au jour le jour
(Depuis le début
de l'Intifada le
25 septembre 2000
)
2-1
Palestine :
Civils &
résistants tués
: 4.023
dont :
648
de
moins
de
21
ans
Internationaux soutenant
la
Palestines
: 109
(chiffre
tout
a
fait
minimal)
Palestiniens
blessés
par
les
forces
israéliennes
et
les
colons
: 44.574
(balles
réelles
ou
caoutchoutées,
gaz
lacrymogène,
autres
moyens)
Arrêtés
: : 40.144
En
prison
:
:+/-
7.000
Pacifistes
en
prison
ou
arrêtés
: +
11
Autres
actes
Journalistes tués
:
9
Nombre
de
maisons
palestiniennes
détruites
ou
partielemnt
démolies :
66.237
2-2
Occupants:
Israéliens tués
:
1.043
320
militaires
Israeliens blessés
:
5.752
( 1180
militaires)
Chiffres
tenu à
jour
par ML
(suivant
un décompte
gouvernemental
palestinien
(pour la
Palestine)
|
4-2 Détails
par région
Cisjordanie
Jérusalem.
Anana,
au nord-est de la ville de Jérusalem.
13-04
Les forces d’occupation ont détruit,
deux maisons de civils dans le village sous
prétexte qu'elles avaient été construites
sans permission.
Les sources ajoutent que des affrontements
ont eu lieu entre les forces de
l’occupation et les propriétaires de ces
deux maisons qui voulaient défendre leurs
biens.
Les forces de l’occupation ont agressé
les enfants, les femmes et les personnes âgées.
Dans cette maison
vivaient 15 personnes dont la majorité
sont des enfants.
Il est à noter que les forces de
l’occupation sioniste pratiquent de plus
en plus d’opérations de destruction de
maisons appartenant aux Palestiniens.
Elles n'ont pour but
que de chasser les Palestiniens de leurs
terrains et d’imposer de nouvelles données
dans la ville de Jérusalem occupée et
ses alentours.
palestine-info.cc
Anata,
au nord-est de la ville de Jérusalem
14-04
Plus de 30 familles
palestiniens habitants du village de Anata,
au nord-est de la ville de Jérusalem, ont
reçu des lettres les avertissant que
leurs maisons ou leurs tentes seront démolies
par la force d’occupation
Des sources
palestiniennes locales rapportent que des
soldats ont encerclé le secteur et ont
obligé sous la menace d'armes de quitter
leur domicile au profit du mur de séparation
discriminatoire !
Hébron
(sud de la Cisjordanie)
Beit
Sureef, (nord ouest de la ville
de Hébron)
13-04
Trois citoyens ont été blessés
alors qu'ils défendaient une mosquée
fouillée par les forces occupationnelles,
Des sources locales ont déclaré que les
troupes israéliennes étaient stationnés
dans la mosquée et sur son toit, tirant
à la mitrailleuse
Soreef,
13-03
Les
forces israéliennes ont mené plusieurs
incursions dans les localités de la
Cisjordanie, alors que les autorités israéliennes
ont donné des ordres de saisie.
Selon des témoins, des soldats israéliens
appuyés par des chars et blindés ont fait
irruption dans la ville de Soreef, à l'est
de Hébron et lancé une campagne de
recherche à grande échelle dans les
maisons de citoyens.
Tal Al
Ramida.
14-04
Des colons extrémistes
de la colonie illégale de Ramat Yashi se
sont attaqué, sous la protection de
soldats israéliens, a des villageois
Bilan : 6 blessés
Tsurif,
près d'Hébron
13-04
Des Palestiniens ont
attaqué mercredi un groupe de soldats
israéliens dont le véhicule s'était
renversé alors qu'il effectuait une
patrouille dans le village
Un deuxième véhicule
de l'armée israélienne envoyée pour
venir en aide aux soldats a également été
attaqué.
L'armée israélienne
affirme avoir réagi en tirant des balles
en caoutchouc et des gaz lacrymogènes
pour disperser la foule.
Des soldats ont
aussi tiré sur une homme, l'atteignant à
la jambe,
Bilan : 2
soldats ont été blessés par des
pierres, et les autorités palestiniennes
signalent : 5 Palestiniens
blessés.(dont un grièvement après avoir
été atteint à la tête )
AP &
palestine-info.cc
Jénine
13-03
Pour le quatrième jour, les forces de
l’occupation sionistes continuent à
installer des barrages ambulants sur les
entrées de la ville de Jénine et de ses
villages.
palestine-info.cc
villages d'Arraba et
Azzoun, à la ville de Jénine
12-04
Des troupes blindées israéliennes ont pénétré
dans ces villages et procédé à des
perquisitions
et arrêtés 6 jeunes : J'afar
Abu Salah, Hassan Abu, Fadi Abu Salah,
Ahmad Shraim, Rani Ewaisi et Mohammad
Eewasi, et les ont conduits vers une
destination inconnue.
Naplouse.
11-04
L'armée israélienne a pénétré
lundi matin dans le centre-ville de
Naplouse,
Les soldats,
arrivés à bord d'une quinzaine de jeeps et
appuyés par un hélicoptère d'assaut, ont
encerclé plusieurs bâtiments. Ils ont
appelé leurs habitants à quitter les
lieux, Ce que les habitants ont fait, selon
des témoins.
Les militaires ont effectué des
perquisitions dans au moins quatre maisons
et arrêté une personne âgée de 22 ans,
interpellant onze autres personnes qui se
trouvaient dans une pièce avec lui.
Des lycéens et
des adolescents palestiniens ont lancé des
pierres contre les troupes israéliennes qui
ont riposté blessant cinq jeunes
Palestiniens, selon les témoins.
Une porte-parole
militaire a confirmé que l'armée était
intervenue à Naplouse "pour une opération
de routine".
(ats -16:26)
11-04
Une porte-parole militaire a confirmé que
l'armée israélienne avait levé lundi
matin un barrage routier dans le secteur
de Naplouse et installé un système de vérification
électronique des cartes d'identité magnétiques.
"Nous voulons faciliter le trafic
automobile et les transports publics, dans
le cadre des mesures d'apaisement dans le
volet palestinien",
12-04
(version Israélienne) un adolescent
palestinien âgé de 15 ans qui
transportait sur lui des charges
explosives a été arrêté, a indiqué
une porte-parole militaire.
14-04
Les
forces de l’occupation sioniste ont envahi
ce matin et pour le troisième jour
successivement, la ville de Naplouse et le
camp de réfugiés de Balata, lançant une
campagne de perquisitins et d’arrestations
visant les activistes du Hamas et du Fatah.
des habitants du camp ont raconté que les
forces israéliennes sont venues et
avaient ouvert le feu sans provocation préalable.
Bilan : 1 résistant assassiné.
Des sources militaires ont déclaré avoir
arrêtés deux jeunes, dont un
activiste présumé du Hamas et un autre
de brigade des martyrs d’Al-Aqsâ
camp de Balata
à l'est de la ville de Naplouse
14-04
Les forces de l'occupation israélienne ont
assassiné aujourd'hui un membre des
Brigades d'Al Aqsa Ibrahim Al Samire, 24 ans
, Selon des témoins, les forces de
l'occupation israélienne ont kidnappé le
citoyen Ibrahim Al Samire et l'ont conduit
dans la région d'Hawara, au sud de la ville
de Naplouse .
Les
soldats ont quitté la région dès qu'ils
étaient certains sûrs qu' Ibrahim Al
Samire était mort…
palestine-info.cc
& Ips-info
14-04
les troupes israéliennes
ont arrêtés deux citoyens après
la perquisition de la rue d'Al Seka, dans
le camp de Balata, selon de témoins.
Hewara (province
de Naplouse)
14-04
Les troupes israéliennes continu
d’imposer le couvre feu sur la ville
pour le quatrième jour consécutif.
Tammoun
(prés de Naplouse)
12-04
Selon des sources médicales,
Tahseen Bsharat est arrivé à l'hôpital
de Rafidya après avoir été frappé par
les soldats israéliens au check point
militaire du village
Autres
territoire palestinien en Cisjordanie
occupée par Israël depuis 1967
Al-Dehaicha,
à l'ouest de la ville de Beitlehem.
14-04
Au moins deux enfants palestiniens ont été
blessés par l'explosion d'un corps
suspect laissé par l’armée
d’occupation à proximité du camp de réfugiés
Des sources
palestiniennes locales rapportent qu'un
groupe d’enfants jouaient dans la rue
principale du camp lorsqu’un corps suspect
a explosé.
Il est à noter que des dizaines d'enfants
palestiniens ont été tués à cause de ces
corps laissés par les soldats
d’occupation après chaque opération
d'invasion pratiquée contre les régions
palestiniennes.
Les Foi veulent que
tuer le plus grand nombre de Palestiniens.
palestine-info.cc
Al Khalil
14-04
Les sionistes ont envahi la région de Souref,
nord ouest de la ville d’Al Khalil.
En réactions des dizaines de citoyens de la région
ont lancé des pierres et bouteilles vides
contre les ennemis qui à leur tour ont tiré
le feu sur le groupe de jeunes, blessant un
jeune homme qui a été transporté à l’hôpital
Une jeep militaire sioniste s’est renversée
en poursuivant les jeunes, selon des témoins.
Deux soldats au moins ont été blessés
dans cet accident, mais les médias sionistes
n’ont rient annoncé, ont-ils affirmé.
13-03
ville d'Azzun,
(l'est de Kalkilya)
13-03
Lorsqu'une unité spéciale a lancé à l'aube
aujourd'hui une vaste campagne de perquisition
aucour de laquelle ils ont ont envahi la
maison de Shaker Shbeitta, 27 ans, et l'ont
kidnappé.
Bil'in
13-04
Des villageois de Bil'in ont manifesté contre
le vol de la terre de leur village
Des témoins ont indiqué qu'un nombre de
manifestants pacifistes marchaient vers le
lieu de la construction du mur de la honte
portant des panneaux contre l’utilisation de
bulldozers Caterpillar,.
Ils ont été accompagnés par des activistes
de paix israéliens. Les troupes israéliennes
les ont reçus avec des tirs de fusils et du
gaz lacrymogène.
Kufin, au nord de
Tulkarem
14-04
les troupes israéliennes ont arrêtés
Ehab Sabah, et Mahmoud Mansour, alors
qu'ils travaillaient dans leurs fermes.
et les ont pris vers une destination inconnue.
Bande de Gaza
Rafah
(non loin de la frontière
entre la bande de Gaza et de l'Egypte)
12-04
L'armée israélienne a indiqué avoir repéré
et neutralisé mardi deux charges explosives
de 35 kg chacune sur une piste de patrouille
qu'elle occupe le long de la frontière
entre la bande de Gaza et l'Egypte.
(afp- 18h29)
5
Médias
James Miller, témoin de
trop.
15-04
L'armée israélienne a
décidé au terme de 18 mois d'enquête ( après
avoir décidé en mars de ne pas poursuivre,
faute de preuves, …) de ne pas infliger de
sanctions (pour avoir violé les consignes
d'ouverture de feu) à un lieutenant qui avait
été poursuivi pour la mort d'un journaliste
britannique James Miller, 35 ans, tué à
Rafah ( bande de Gaza) il y a près de deux
ans. Car elle prétend n'avoir pas trouvé de
preuves que le journaliste ait été victime
du tir de l'officier.
.Le général Gai Tzur,
le chef d'état major de la région sud d'Israël,
couvrant la bande de Gaza, chargé de
l'affaire a en effet estimé "que des
tirs, dans de telles circonstances, pouvaient
se justifier".
Rappel :
Journaliste de télévision plusieurs fois récompensé,
Miller a été mortellement atteint d'une
balle au cou le 2 mai 2003 alors qu'il réalisait
un documentaire sur la destruction par l'armée
israélienne de centaines de maisons
palestiniennes à la frontière égyptienne.
Son équipe avait affirmé
qu'ils portaient un drapeau blanc et s'étaient
identifiés en tant que journalistes
britanniques auprès des soldats déployés
dans la zone.
Une autopsie pratiquée
en présence d'un médecin britannique avait
permis d'établir que le journaliste avait été
touché par une balle d'un fusil d'assaut de
type M-16 tirée par des soldats israéliens
qui se trouvaient en face de lui.
Ce qui explique l'erreur
commise par Miller face au professionnalisme
de l'armée israélienne, qui elle, a fait
strictement le boulot pour lequel elle est conçue...
assassiner, détruire, terroriser, pour
occuper.
Si possible... sans témoins.
(afp- 18h10)
13-04
Les journalistes palestiniens travaillant dans
les établissements médiatiques
gouvernementaux menacent de boycotter les
informations concernant les activités du
conseil des ministres, duministre des finances
et du conseil législatif.
En effet, ils exigent une amélioration de
leurs salaires, une prime de danger, une
facilité de transport…
Mohammed Charafi, membre du syndicat des
journalistes, souligne que ces journalistes
qui sont en protestation travaillent de façon
continuelle dans des conditions très
difficiles sans obtenir les moindres de leurs
droits Il a appelé le conseil législatif à
protéger les journalistes et à mettre la
pression pour qu’ils aient des salaires
dignes. Il constate qu’il y a une négligence
du journaliste, de sa vie et deson grand rôle
de la part du gouvernement.
13-04
Le
vice-premier ministre et ministre de
l'Information, Nabil CHAATH a annoncé, la
formation du Conseil Exécutif Supérieur pour
l'Information:" le Conseil prendre en
fonction la planification de phase prochaine
et la poursuit, dont la coordination entre les
institutions informatives officielles,
faciliter les difficultés des côtés
administratif et technique et préparer les études
nécessaires à la formation du conseil ...
Nabil CHAATH " Selon
les attributions confiées à nous et l'intérêt
du public, on a prévu :
1. La formation du Conseil Exécutif Supérieur
pour l'Information.
2. Le conseil met à l'œuvre la planification
du travail pendant la phase prochaine et la
poursuit.
3. Le conseil tien la coordination parmi les
institutions informatives officielles et
faciliter les difficultés des côtés
administratif et technique.
4. Le conseil tient la préparation des études
qu'exige la création du Conseil National pour
l'information.
5. Les membres du conseil participent aux réunions
de comité administratif pour l'information.
6. Les membres du conseil sont:
A. Nabil CHAATH; vice-premier ministre et
ministre de l'information (président du
conseil).
B. Ahmed SOBOH, Sous-secrétaire d'Etat.
C. Maher ALRAYES, Chef de la chaîne
palestinienne de satellite.
D. Zyad ABDELFTAH, Chef de l'agence
palestinienne WAFA.
E. Rdwan ABOU-AIASH, Chef du comité de télévision
et radio.
F. Riyad ALHASSAN, Chef de SIS.
G. Bassem ABOU-SOMAYA, Chef de radio
palestinienne
7. le Conseil tient des réunions
hebdomadaires ainsi que selon l'appel du président
de conseil.
8. Cette décision est en vigueur dès ce
moment et met en place.
9. Le siège du conseil est installé au
ministère de l'Information ou se trouve aussi
la Secrétairerie Générale.
Le Cabinet palestinien avait décidé,
auparavant d'unifier les institutions
informatives gouvernementales sous le ministre
de l'Information.
Le conseil a clarifié, qu'un Conseil Exécutif
pour l'information sera formé sous la présidence
du ministre et l'adhésion des membres;
l'agence palestinienne; WAFA, SIS, la radio
palestinienne, la chaîne palestinienne de
satellite, Sous-secrétaire d'Etat et comité
de télévision et radio.
Le communiqué a indiqué que le conseil vise
à avoir des meilleurs points au sujet de
coordination entre ces institutions,
poursuivre ce plan, unifier les institutions
à l'égard du cadre juridique de Conseil
National pour l'Information.
Par ailleurs, le cabinet a également précisé
que la plupart des établissements de médias,
propriétés de l'Autorité palestinienne,
soumettraient un processus de restructuration,
et que leurs lois et règlements seraient passés
en revue, déclarant la formation d'un Comité
Consultatif Supérieur pour la télévision et
la radio palestinienne.
6 Les brèves
7-1
Point
de vue Hashem Hamdan : Sharon n'a pas oublié
Ce n'est pas un hasard
si à Washington, Sharon a exprimé sa crainte
que les Palestiniens ne pillent les maisons
des colons sitôt l'armée israélienne partie
des colonies qui devraient être abandonnées,
d'après le plan de désengagement.
Tout en cherchant, d'une
part, à répéter ce que les médias n'arrêtent
pas de répéter à propos de cette opération
de retrait israélien, Sharon essaie de se présenter
face aux caméras en tant qu'homme de paix, en
affirmant son attitude envers l'Autorité
Palestinienne, considérant qu'il y a une
difficulté à coordonner avec elle le retrait
"historique", sans parler de sa
tentative de présenter le peuple palestinien
comme un groupe de barbares qui se jetteront
pour piller les colonies lorsque ces dernières
seraient dégagées, même si elles se
trouvent sur la terre de Palestine, il n'empêche
que cela lui rappelle des faits similaires,
malgré les différences de nature et de
taille dans les deux cas, dans une histoire
ayant gardé ses empreintes ensanglantées.
Le mouvement sioniste a
apporté des centaines de milliers de Juifs
avant la création de l'Etat, et comme les
colonies fondées n'ont pas résorbé toute
cette émigration, il a été obligé de les
parquer dans des casernes en attendant que les
bandes sionistes aient achevé leur tâche
consistant à chasser les habitants des
villages et villes palestiniennes pour y
installer "les nouveaux venus" à
leur place.
Lorsque la pression de
l'émigration juive augmentait, les bandes
sionistes devenaient de plus en plus sauvages
et sanguinaires, elles intensifiaient leurs
massacres et l'écoulement du sang palestinien
afin de le pousser à l'exil.
L'importation des Juifs
sur la terre de Palestine, de la manière dont
elle a été menée, a exigé du mouvement
sioniste d'agir vite pour vider la terre de
ses habitants et mettre la terre et l'habitat
à ceux qui arrivaient, convoitant le lait et
le miel.
Comme l'affirment des
pages éparpillées de l'histoire, beaucoup d'émigrants
juifs ont compris le jeu et se sont mis dans
la course pour piller les maisons dans les
villages palestiniens, à en occuper les
meilleures, pour se les réserver; ils se déplaçaient
même directement à l'arrière des bandes
sionistes, en attendant que celles-ci aient
achevé leurs tâches pour se jeter sur les
villages palestiniens que leurs habitants délaissaient,
après avoir fermé leurs maisons, considérant
que leur absence ne durerait que quelques
jours...
Les pages de l'histoire
nous affirment aussi que les institutions
sionistes ont "souffert" de
l'empressement des émigrants juifs à piller
les villages et les villes palestiniennes de
façon désordonnée, contrairement à ce
qu'elles voulaient. C'est pourquoi elles
tenaient des assemblées officielles pour
suivre où en est arrivée l'opération
d'expulsion, dans quelles régions les juifs
pouvaient être installés, et elles ont été
obligées à plusieurs reprises de confier à
l'armée et à la police le soin de les protéger
en attendant leur répartition.
Sharon, en ces jours-ci,
a besoin de coordonner le retrait, et son
angoisse d'une possibilité de pillage revient
en tout premier lieu à son désir de vendre
les maisons des colons à la Banque
Mondiale... peut-être pour qu'elles puissent
être vendues aux Palestiniens avec des prêts
à long terme ou qu'elles soient offertes par
faveur... ou peut-être pour qu'elles soient
placées dans le chapitre
"compensations".
Hashem Hamdan
14 avril 2005
7-2 Point
de vue de Hassan Khatib : Qu'est-ce
qu'un Etat palestinien "viable"?
[la question de la
viabilité refait surface aujourd'hui, non pas
parce qu'un Etat palestinien est en vue, mais
parce que l'éventuelle viabilité de cet Etat
est sérieusement remise en question.
Or, dit le ministre
palestinienHassan Khatib, pour que la
solution de deux Etats soit possible, il
faut que cet Etat palestinien soit viable.
Il examine ici, dans les grandes lignes, les
conditions de cette viabilité]
La question de la viabilité d'un Etat
palestinien est de la plus haute
importance à partir du moment où tous les
initiatives de paix se fondent sur
la notion de deux Etats. Si deux Etats ne sont
pas possibles, alors la paix
pourrait ne pas être possible. Ainsi,
quiconque recherche sincèrement la
paix doit s'intéresser à la viabilité d'un
Etat palestinien.
La viabilité a au moins quatre composantes :
politique, géographique,
économique et juridique. En d'autres termes,
tout Etat palestinien viable
doit être souverain, disposer d'une continuité
géographique, pouvoir
subvenir à ses besoins sur le plan économique
et être reconnu sur le plan
juridique.
La question de la viabilité refait surface
aujourd'hui, non pas parce qu'un
Etat palestinien est en vue, mais parce que l'éventuelle
viabilité de cet
Etat est sérieusement remise en question à
l'heure actuelle, en particulier
par la continuation de la politique israélienne
d'expansion des colonies,
qui prote directement atteinte à cette
viabilité.
De nombreuses études ont montré qu'un Etat
dans les frontières de 1967 peut
être économiquement viable, avec le tourisme
en tant qu'industrie moteur.
Mais cette économie présuppose l'inclusion
de Jérusalem Est, censée
constituer la capitale de la Palestine future,
et de ses lieux saints.
Or, les plans actuels d'expansion des
colonies, et l'intention d'isoler
Jérusalem [Est] et d'autres régions, rendent
impossible une quelconque
continuité territoriale. Sans cette continuité,
la viabilité économique est
impossible, et sans viabilité économique,
tout Etat serait totalement
dépendant, soit de l'aide internationale,
soit du marché israélien, soit
d'une combinaison des deux. Aucune de ces
options n'est acceptable par les
Palestiniens, et aucune ne fournit de base
solide à une existence pérenne.
L'actuelle stratégie israélienne de désengagement,
dans ses aspects
différents concernant Gaza ou la Cisjordanie,
constitue un exemple
supplémentaire de pratiques israéliennes qui
sapent la viabilité d'un Etat
palestinien. A Gaza, malgré le retrait, Israël
insiste pour maintenir son
contrôle sur les frontières et sur les
espaces maritime et aérien. En
Cisjordanie, outre le renforcement des
colonies, le mur de séparation
israélien affecte directement la continuité
territoriale.
Malheureusement, la seule alternative à la
solution de deux Etats
alternative qui devra bien être examinée au
cas où la viabilité de l'Etat
palestinien continue à être remise en
question est l'option de l'Etat
bi-national. Je parle d'option et non de
solution, car, compte tenu de la
situation actuelle, situation où le peuple
juif dans la Palestine historique
souhaiterait maintenir des niveaux de vie et
des arsenaux juridiques
différents selon qu'il s'agit de Juifs ou de
Palestiniens, conduirait
inévitablement à un système d'apartheid
plutôt qu'à un système égalitaire.
La principale menace pour les perspectives de
paix est l'actuelle expansion
des colonies, en particulier à et autour de Jérusalem.
Cela menace la
solution à deux Etats, et la solution à deux
Etats est une condition
essentielle pour la paix. Ainsi, lutter contre
l'expansion des colonies,
c'est lutter pour la paix.
Ainsi, si elle se poursuit, la tolérance de
la communauté internationale à
l'égard de cette violation par Israël de la
loi internationale, et ce en
dépit des stipulations explicites de la
feuille de route, sera directement
ou indirectement responsable du fait qu'une
solution pacifique sera
impossible à trouver.
(1) Hassan Khatib est co-éditeur de
Bitterlemons. Il est ministre du plan dans le
gouvernement de l'Autorité palestinienne.
Interview José
Perez - CCIPPP Haute-Normandie publié le
mardi 5 avril 2005 sur le site www.protection-palestine.org
7-3 Point de vue de palestine-info : La
dépendance sioniste de l'occupation américaine
Rapport spécial
L'opération double de
Bir Saba est venue pour imposer à l'ennemi
l'obligation de revoir ses mesures, ses
hypothèses sur la capacité de la résistance
palestinienne de défier son système sécuritaire,
de frapper à nouveau dans la profondeur.
Cette opération est une avancée pour la résistance
palestinienne sur le niveau du moral et de
la sécurité, dans la guerre actuelle et le
conflit continuelle avec l'ennemi,
l'occupation sioniste.
Voilà que la bénie
Intifada et la résistance héroïque
finissent leur dernière année pour entamer
la cinquième. Elle est encore capable de résister,
continuer, renouveler et développer ses
outils, dépasser tous les obstacles, tous
les défis que l'ennemi essaye de planter
dans le chemin de la résistance
palestinienne. Les événements ont montré
la capacité de la résistance de jouer
toutes les mesures oppressives de l'ennemi :
le mur de séparation discriminatoire, les
barrages militaires, les campagnes
d'arrestations, d'assassinat et tout autre
obstacle mis dans le chemin de la résistance.
Sharon est arrivé au
pouvoir sous un slogan d'en finir avec
l'Intifada d'Al-Aqsa en une période de cent
jours seulement. Il a adopté des politiques
oppressives incroyables. Elles sont basées
sur la solution militaire et sécuritaire :
punitions collectives, la terre brûlée, la
guerre contre l'idée affirmant que la résistance
palestinienne arrivera à ses fins. Mais
cette politique a montré son échec
d'effectuer ses objectifs. L'Intifada et la
résistance continuent. La conscience de
l'utilité de son intérêt s'est renforcée.
Le peuple palestinien est encore patient, résistant
et capable de continuer grâce sa croyance.
Il a bien compris l'utilité du choix de la
résistance.
Sans doute, Sharon a
pu augmenter la souffrance du peuple
palestinien. Ni pierre, ni arbre, ni homme
n'ont été privés de son oppression. Cette
oppression a dépassé tous ce qui est
croyable ou attendu, dans sa guerre contre
le peuple palestinien, le mouvement de la résistance
islamique Hamas en particulier.
Sharon ne pourrait
jouer avec les sangs du peuple palestinien
avec un niveau si sauvage et oppressif, s'il
n'était pas couvert par les américains et
leurs appuis sans limites. Notamment après
le 11 septembre 2001. Sharon a réussi à
profiter de cet événement et à entrer
dans le jeu américain : la guerre contre le
terrorisme. Il a réussi à faire de sa
guerre contre le peuple palestinien une
partie de cette guerre américaine contre le
terrorisme.
Cette concordance
s'est renforcée après l'occupation américaine
de l'Iraq. Les deux occupations ont trouvé
leur ressemblance. Chacune d'elles est une
force d'occupation oppressant un peuple de
la région. Leurs stratégies se concordent
pour frapper les points de forces dans le
monde arabe et islamique.
Ces stratégies
veulent redessiner la carte politique de la
région de façon à réaliser les intérêts
de l'état sioniste, notamment que cette
guerre n'est qu'une guerre faite par les américains
à la place de l'état sioniste. Cette réalité
a jeté ses reflets sur les tactiques et les
méthodes de la guerre usées par les deux
forces d'occupation.L'agression entre
l'occupation américaine et sioniste
La réalité de
l'occupation est partout pareille. Elle est
basée sur l'agression, l'oppression,
l'exaction…
Toutes les raisons
sont données à cette occupation : liberté,
démocratie, réforme, défense, guerres préventives…
sa nature criminelle n'est pas cachée qui
se montrera un jour ou un autre.
L'administration américaine
a essayé de mettre différents masques afin
de cacher sa nature criminelle agressive,
ses objectifs stratégiques lors de son
occupation de l'Iraq. Elle a cru que ce
bluff va convaincre le peuple iraqien pour
qu'il reçoive l'armée américaine comme
une armée libératrice. Cette armée n'a
pas mis longtemps pour se transformer en un
appareil de destruction qui n'a de tâche
que de punir le peuple iraqien pour sa
mauvaise conduite.
Au départ,
l'administration américaine a essayé de se
montrer indépendante et loin de la conduite
de l'occupation sioniste et la nature de
cette occupation. Elle a tenté de montrer
une sorte de différence entre le deux
occupations. Petit à petit, cette attitude
devient sans intérêt, sans importance.
Cette coopération est devenue claire à
tout le monde, que chaque groupe reçoit
l'aide de l'autre en profitant de son expérience.
L'occupation sioniste ayant plus d'expérience
que l'américaine, les américains se
trouvaient obligés à de demander l'aide
aux sionistes pour entraîner des forces américaines
dans la grève des villes, à l'intérieur
de la Palestine. De plus, des officiers
sionistes participent dans les
interrogations des prisonniers iraqienes
pour en tirer des aveux.
La coordination entre
l'occupation américaine et celle sioniste
devient claire dans l'état d'inquiétude
dans lequel ont plongé les classes
politiques et militaires sionistes lorsque
le bourbier américain en Iraq s'est aggravé
lors des évènements d'Al-Falloja en Avril
2004 et ceux d'Al-Najaf un peu. Toutes les
classes sionistes ont admis que la défaite
de l'armée de l'occupation américaine en
Iraq sera une catastrophe pour l'occupation
sioniste.
Il n'est pas étrange
donc que les techniques et les moyens de
l'occupation se ressemblent en Iraq et en
Palestine. Voilà un résumé de quelques
points de ressemblance :
1 – la tendance de
la vengeance : le crime du bombardement du
camp des scoots à Al-Chojaia qui a causé
la mort et la blessure de dizaines de
sympathisants du Hamas était une réponse
de vengeance sioniste à l'opération de Bir
Al-Sabaa.
En même temps, les
forces de l'occupation américaine ont
pratiqué des attaques aériennes contre les
habitants d'Al-Falloja pour venger la mort
de sept soldats américains non loin de la
ville. Dans ce bombardement aérien américain,
des dizaines d'Iraqiens dont des femmes et
des enfants ont trouvé la mort ou ont été
blessés. Ce n'était qu'une opération de
vengeance.
2 – les forces de
l'occupation en Palestine et en Iraq
pratiquent différents moyens de punition
collective dont l'arrestation collective.
Elles veulent épuiser la capacité du
peuple à résister pour qu'il arrête son
soutien aux résistants.
L'ennemi sioniste a
envahi le nord de la bande de Gaza sous prétexte
d'arrêter les missiles d'Al-Qassam. Il n'a
fait que démolir des maisons, raser des
terrains agricoles et détruire des
infrastructures pour pousser les habitants
de Beit Hanoun et ceux de Beit Lahia à se détacher
de la résistance palestinienne. Pour le même
objectif, ils ont pratiqué les opérations
d'installation de barrages militaires et les
fermetures répétées de frontières.
En revanche, l'armée
de l'occupation américaine a tué environ
six cents martyrs dans Al-Falloja. C'était
une réplique à la mutilation de quatre
corps d'espions des renseignements généraux
américains dans la ville. C'était une
punition collective contre les habitants de
la ville pour leurs aides à la résistance
américaine.
Les deux occupations
pratiquent les mêmes moyens qui ont pour
but d'humilier les peuples, les épuiser et
augmenter le coût de la résistance pour
changer l'esprit du peuple pour qu'il
accepte la défaite et l'occupation.
3 – les bluffs :
tout crime effectué par l'occupation a un
raisonnement préparé d'avance. La guerre
contre le terrorisme reste la meilleure
raison pour pratiquer toute sorte de crimes
: tuer les civils non armés, détruire
leurs maisons et même viser les
infrastructures du terrorisme. Bien évidemment,
ces infrastructures ne sont que le peuple
soutenant la résistance.
Cet appareil médiatique
géant tente de dévier les réalités et de
renforcer les mensonges en les répétant
pour que tout le monde les croie et qu'ils
soient une réalité encrée dans les
esprits et subconsciences de tout le monde
et dans le monde entier.
Cet appareil change
les résistants en terroristes, tueurs, qui
n'ont pour but que d'assassiner les autres.
Ils n'ont d'autre but que de lutter contre
la paix, la démocratie et la liberté.
En d'autres termes,
les transformer en de simples criminels, les
priver de tout sens humain. Les transformer
en de méchantes choses. Tout un chacun a le
droit de les punir à la manière de
l'occupation.
Cet appareil essaye
aussi de personnaliser le conflit. Une fois,
le problème est Ben Laden. Une autre fois,
c'est Saddam Hossein. Enfin, c'est
Al-Zarqawi. Cela est bon pour l'occupation
américaine.
De son côté,
l'occupation sioniste a fait de Yasser
Arafat, le président de l'autorité
palestinienne, son but chaque fois qu'elle
veut assassiner une nouvelle personnalité
palestinienne. L'occupation sioniste a
l'habitude de donner à une quelconque
personnalité l'image d'un méchant causant
les problème, à un moment donné. Pour
dire qu'en fin de compte que le problème
n'est jamais causé par l'occupation. Que le
conflit n'est pas entre un peuple résistant
et une occupation oppressive. Mais il est
entre un groupe de terroristes haineux
visant les valeurs démocratiques. Visant,
en particulier, la liberté concrétisée
par les Etats-Unis et l'état sioniste. Pour
cela, les assassiner n'est qu'une opération
pour les dégager du chemin de la liberté
et de la démocratie venant sur le tank américain
et sioniste.
4 – l'exportation de
la crise à l'extérieur : c'est un moyen du
discours mensonger portant des dimensions régionales
et internationales. Ce discours a des conséquences
politiques et militaires, selon les agendas
américains et sionistes bien évidemment et
pour servir les stratégies américano-sionistes.
L'administration américaine
est habitué à accuser quelques pays, en
particulier l'Iran et la Syrie, à soutenir
la résistance en Iraq, à laisser leurs
frontières avec l'Iraq ouvertes, à laisser
les résistants arabes et les gardiens révolutionnaires
iraniens infiltrer ces frontières pour
renforcer la pression contre l'occupation américaine
en Iraq.
Actuellement, les américains
exagèrent en parlant du rôle d'Al-Zarqawi,
dans une tentative de donner l'impression
que le peuple accepte l'occupation et que la
résistance vient de l'étranger sans donner
aucune preuve à ces prétentions.
D'autre part,
l'occupation sioniste se précipite toujours
pour inculper la Syrie une fois, Hizbollah
et les leaders de la résistance se trouvant
à l'étranger une autre fois, après chaque
opération martyre. Après l'opération de
Bir Saba, par exemple, les autorités de
l'occupation sioniste ont prétendu que l'opération
avait été téléguidée par la direction
du mouvement de la résistance islamique
Hamas se trouvant à l'étranger. Une
campagne médiatique a été entamée
essayant de la lier à la Syrie. Le ministre
des affaires étrangères sioniste a visité
les Pays-Bas, le président périodique de
l'Union Européenne, en prétendant que la
Syrie a un rôle direct dans la résistance
à l'intérieur des territoires palestiniens
occupés. Ainsi a fait l'ambassadeur de l'état
hébreu à Washington. En même temps, des
menaces ont été proférées, de la part
des militaires sionistes, pour frapper la
Syrie et pour assassiner les leaders et les
chefs de la résistance palestinienne à
Damas.
Cette campagne est
organisée par l'administration américaine
dans le Conseil de Sécurité pour faire
publier une décision sous le n°1559 contre
la Syrie et le Liban sous prétexte de protéger
l'institution et la démocratie. La décision
est dépassée pour exiger de résoudre les
milices, de redéployer l'armée libanaise
dans le Sud Liban, de retirer l'armée
syrienne et d'autres exigences.
Cette campagne américaine
est venue en même temps qu'une campagne médiatique
sioniste est effectuée contre la Syrie et
la direction de la résistance
palestinienne. Cette campagne est pratiquée
dans la politique de pression sur la Syrie
et la résistance palestinienne pour
affaiblir une dernière tour de la résistance
encore debout dans le monde arabo-islamique.
Elle vient aussi dans le cadre de préparation
politique et médiatique de toute nouvelle
agression contre la Syrie et la direction du
Hamas à travers l'assassinat politique de
la direction de la résistance ou à travers
tout autre moyen.
Les autorités de
l'occupation essayent de tirer l'attention
de son échec sécuritaire de vaincre la résistance
en Iraq ou en Palestine par accuser les pays
voisins à être derrière la résistance.
Mais toutes les indications montrent que la
résistance est une réaction populaire
dirigée contre l'occupation pour la finir.
La résistance, toute résistance, ne peut
jamais exister, continuer et se développer
sans une protection populaire.
La tentation sioniste
d'exporter la crise, causée par la résistance
palestinienne, vers la Syrie a pour objectif
d'imiter les américains dans leur guerre
contre le terrorisme. Si les Etats-Unis ont
le droit de pratiquer les frappes préventives,
de violer la souveraineté de tous les pays
sous prétexte de frapper les bases du
terrorisme, pourquoi pas l'état sioniste.
Ce style américain vient d'être une
tradition internationale. Voilà la Russie
qui annonce sa détermination à réaliser
cette sorte de frappes à la résistance tchétchène
suite de la tragédie de l'école de Bislane.
Auparavant, l'administration américaine a
donné la couverture d'une telle agression
contre la Syrie et le Liban. Les dernières
menaces ne sont qu'une concrétisation de
cette conduite dangereuse dans les relations
internationales.
Enfin, le peuple
palestinien et la nation toute entière sont
devant des occupations en Iraq et en
Palestine qui se réunissent dans leurs
objectifs et leurs moyens. Ces occupations
essayent d'encrer le moment de la défaite
dans laquelle a vécu la Umma et de
construire une nouvelle réalité politique
selon les données de cette défaite en 1967
et de l'occupation de l'Iraq. Elles veulent
imposer sur le peuple palestinien et les
points de résistance arabe cette nouvelle réalité
et réagir avec l'occupation selon ses données.
Cette affaire exige de
tout le monde d'être conscient des
politiques et des objectifs de l'ennemi.
Elle exige aussi le renforcement de la coopération
et la coordination entre les Palestiniens et
entre tous les Arabes afin de ne pas laisser
l'occasion à l'occupation de faire sa
guerre contre une partie palestinienne ou
arabe toute seule. Il faut donner tous ces
efforts afin que la Umma puisse traverser
cette étape faible et trouver sa bonne santé
et sa force. L'occupation, tant qu'elle
continue, reste provisoire. Elle partira tôt
ou tard de la terre arabe. L'avenir ne sera
que pour ceux qui hissent le drapeau de la résistance
contre l'occupation oppressive.
© Déposer 2003 par
palestine-info.cc
La dépendance
sioniste de l'occupation américaine
Sep 25, 2004, 00:34
7-4
Analyse de Herb Keinon : Le jargon de la
diplomatie israélo-américaine sur les
colonies : décryptage
[La
diplomatie, israélienne comme américaine,
produit de multiples formuleset déclarations
qui peuvent paraître contradictoires à un
non initié. Ils'agit en réalité d'un
langage codé. Cet article se propose de le décrypter,
à partir des récentes déclarations de Bush
et de Sharon]
Quand des officiels israéliens et américains
parlent des colonies, ils
s'expriment souvent en langage codé, que le
grand public ne sait pas
déchiffrer. George Bush et Ariel Sharon ont
donné plusieurs exemples du flou
qui caractérise la diplomatie israélo-américaine
sur le sujet à l'occasion
des déclarations publiques qui ont suivi leur
rencontre de lundi à Crawford,
Texas.
Considérons ce qui suit. Bush : "j'ai
parlé au Premier ministre [Sharon] de
mes inquiétudes quant au fait qu'Israël
n'entreprenne aucune action qui
contrevienne aux obligations de la Feuille de
route ou qui préjuge [du
résultat] de futures négociations concernant
un accord définitif [entre
Palestiniens et Israéliens]. En conséquence,
Israël doit démanteler les
avant-postes non autorisés et assumer ses
obligations vis-à-vis des colonies
de Cisjordanie prises dans le cadre de la
Feuille de route".
Or, quelles sont donc précisément ces
obligations prises dans le cadre de la
Feuille de route? La phase 1 de la Feuille de
route demande à Israël de
"démanteler immédiatement les
avant-postes érigés depuis mars 2001",
et, "en
accord avec le rapport Mitchell", de
"geler toute activité de colonisation
(y compris la "croissance naturelle"
des colonies).
En apparence, cela est assez simple. Mais ne
vous y trompez pas, les choses
sont beaucoup plus compliquées qu'elles ne le
paraissent.
En réponse à une question sur le problème
des colonies, Bush a dit qu'il
n'envoyait pas de messages contradictoires à
Israël : "j'ai été très clair ;
Israël a une obligation dans le cadre de la
Feuille de route. Pas
d'expansion de colonies. Je continuerai de
travailler et de dialoguer avec
Israël sur cette question."
Attendez. Si, comme le dit Bush, les
obligations prévues par la Feuille de
route sont claires, alors quel besoin de
"travailler et de dialoguer" avec
Israël? A moins, bien entendu, que ces
fameuses obligations prévues par la
Feuille de route soient moins claires qu'elles
ne le paraissent à première
vue.
Car voilà le hic : la Feuille de route
demande la fin de toute activité de
colonisation, alors que Bush parle de
"non-expansion" de colonies. Il y a
une différence. "Expansion", dans
l'acception israélienne, signifie
expansion vers l'extérieur, alors que
"toute activité de colonisation"
veut
bien dire ce que cela veut dire : fin de toute
activité de colonisation,
vers l'extérieur, à l'intérieur, partout.
En avril dernier, lors du dernier voyage
d'Ariel Sharon aux Etats-Unis,
celui-ci n'a pas seulement reçu une lettre
d'engagement de Bush. Son
principal conseiller, Dov Weisglass, a aussi
envoyé une lettre, dont on n'a
pas beaucoup parlé, à Condoleezza Rice,
alors conseillère pour la sécurité
nationale.
Dans cette lettre, Weisglass écrivait :
"dans le cadre des principes qui ont
fait l'objet d'un accord [entre nous] sur les
activités de colonisation, un
effort sera consenti dans les prochains jours
pour mieux définir ce que sont
les lignes de construction dans les colonies
de Judée-Samarie (Cisjordanie).
Une équipe israélienne et l'ambassadeur [des
Etats-Unis en Israël] Dan
Kurtzer examineront les photos aériennes de
colonies et définiront ensemble
les lignes de construction pour chacune des
colonies".
La constitution de ce groupe de travail en dit
long, parce qu'elle indique
que les Etats-Unis pensent qu'Israël a le
droit de construire dans les
limites des lignes de construction des
colonies, et que ce qui doit être
décidé, c'est l'endroit précis où passent
ces lignes. Cela est très éloigné
d'un gel de toute activité de colonisation,
et, de fait, les discussions
entre Israël et les Etats-Unis autour de
cette question se poursuivent.
Les officiels israéliens insistent sur le
fait qu'il existe un accord verbal
avec les Etats-Unis sur le droit [pour Israël]
de construire à l'intérieur
des lignes de construction existantes, bien
que les officiels américains
nient l'existence d'un pareil accord. Quoi
qu'il en soit, aucun accord sur
la question, tacite ou discret, n'a jamais été
rendu public.
Mais le langage codé ne s'arrête pas là.
Sharon, dans ses commentaires après
la rencontre avec Bush, a dit :
"concernant les colonies, Israël se
soumettra à toutes ses obligations prévues
par la Feuille de route". Or,
toute visite dans les territoires, même
sommaire, montrera qu'il n'y a aucun
gel de la colonisation du type de celui dont
parle la Feuille de route.
Est-ce à dire que Sharon tente de tromper les
Etats-Unis?
Non. Sharon est trop intelligent et il a trop
d'expérience pour mentir à ce
président, un président qui a déclaré
lundi : "je fais confiance au Premier
ministre, c'est un homme de parole".
Sharon va répétant, comme il l'a encore fait
lundi, qu'Israël respectera
bien ses engagements dans le cadre de la
Feuille de route. Mais, dans
l'esprit de Sharon, la Feuille de route n'a
pas commencé, et ne commencera
pas tant que les Palestiniens ne prendront pas
les mesures qu'ils se sont
engagés à prendre, à savoir en finir avec
la violence et démanteler
l'infrastructure terroriste. En attendant que
cela se produise, en attendant
que le processus de la Feuille de route
commence réellement, Sharon ne se
considère pas lié par les restrictions de
l'activité de colonisation que
prévoit la Feuille de route.
Autre élément de confusion : les soi-disant
"blocs de colonies".
Ecoutons ce qu'a dit Bush lundi dernier :
"comme je l'ai dit en avril de
l'année dernière, les réalités nouvelles
sur le terrain font qu'il est
irréaliste de s'attendre à ce que l'issue de
négociations sur un statut
définitif implique un retrait complet sur les
lignes d'armistice de 1949
(ligne Verte). Il est [en revanche] réaliste
de s'attendre à ce qu'un accord
définitif soit obtenu sur la base de
modifications mutuellement acceptées
qui reflètent ces [nouvelles] réalités.
Voilà la position américaine. Si les
Etats-Unis ne préjugent pas de l'issue de négociations
sur un statut
définitif, ces modifications sur le terrain,
y compris les principaux
centres israéliens de population existants,
devront être pris en compte dans
le cadre de toute négociation sur un statut définitif".
Notons que Bush se réfère aux "
principaux centres israéliens de
population", et pas nécessairement aux
"blocs de colonies", terme dont les
médias sont friands. Maale Adoumim peut être
l'un de ces "centres de
population", mais la position américaine
n'inclut pas forcément son "bloc",
qui s'étend de Keidar au sud-ouest à Alon au
nord-est, et qui comprend Kfar
Adoumim et Nofei Prat.
Sharon, en anglais, s'est lui aussi référé
aux "principaux centres
israéliens de population". Dans ce qui
semble avoir été une expression
soigneusement ciselée, Sharon a dit après la
rencontre avec Bush que "la
position israélienne [était] que les
principaux centres israéliens de
population demeurent entre les mains d'Israël
dans le cadre de tout accord
définitif, avec toutes les conséquences qui
en découlent".
Le problème est qu'il n'a pas précisé ni
expliqué ce qu'il entendait par
"avec toutes les conséquences qui en découlent".
Cela signifie-t-il
qu'Israël compte garder les centres de
population au-delà de la ligne Verte
contre vents et marées, sans se soucier des
conséquences sur ses relations
avec les Palestiniens, ou, en l'espèce, avec
les Américains?
A l'occasion d'un briefing avec des
journalistes israéliens, Sharon n'a pas
accédé aux requêtes lui demandant de
clarifier cette formule ambiguë.
Cependant, un collaborateur de Sharon a dit
qu'en utilisant les mots "toutes
les conséquences qui en découlent",
Sharon a voulu signaler la position
d'Israël, qui veut conserver les blocs de
colonies et faire le nécessaire
pour s'assurer qu'ils seront pleinement
incorporés à Israël. Cela signifie
s'assurer qu'il y aura bien continuité
territoriale, et que la loi
israélienne s'y appliquera. Mais, pour éviter
tout incident diplomatique
aujourd'hui à propos de l'intention israélienne
d'annexer les blocs de
colonies, à une date indéterminée et dans
un avenir lointain, la décision a
été prise de ne s'exprimer qu'en langage codé.
Le problème est que, pour ceux qui
n'appartiennent pas au petit cercle
d'initiés, ce langage codé autour de la
question des colonies ne sert qu'à
embrouiller les choses et non à les
clarifier. Concernant les colonies, ni
Israël ni les Etats-Unis n'ont un grand intérêt
à la transparence. Cela, du
moins, apparaît avec évidence à écouter
les propos de Bush et de Sharon sur
la question.
Annexes
Un
mouvement revendicatif se développe en
Palestine.
( Impulsé notamment par des
syndicalistes liés au DWRC et par les
" comités de travailleurs ", il
a rassemblé plus de 10 000 travailleurs,
avec ou sans emploi, lors de la
manifestation du 12 mars dernier à Gaza.)
Après la grande manifestation ouvrière
du 12 mars 2005 à Gaza
Ils ont présenté au gouvernement et aux
représentants du parlement un cahier
revendicatif pour un ensemble d'exigences.
Ce cahier revendicatif réclame :
a.. un salaire minimum garanti,
b.. un plan d'urgence contre le chômage
et la pauvreté,
c.. la mise en place d'un système démocratique
et égalitaire d'assurance maladie,
maternité,
d.. des allocations d'urgence pour les chômeurs,
e.. et aussi des élections pour le
renouvellement de la direction du
mouvement syndical.
(voir détail dans le texte ci-dessous).
Un grand sit-in a été organisé devant
le conseil consultatif palestinien. Il a
été suspendu après une rencontre avec
les représentants du parlement mais les
organisateurs envisageaient de reprendre
le mouvement après le 7 avril et de l'étendre
à la Cisjordanie.
Mohamed Dahman, qui faisait partie de la délégation
des dix syndicalistes invités en novembre
dernier en France, en est un des
principaux animateurs. Mohamed Dahman, président
du Syndicat PGFTU des services publics de
Gaza est aussi un militant du DWRC et l'un
des animateurs de la campagne pour la préparation
d'un congrès démocratique du mouvement
syndical palestinien.
Poussée démocratique et clivages au sein
du mouvement syndical
Après l'arrivée de Sharon au Pouvoir, la
capacité d'initiative de la direction du
syndicat palestinien PGFTU (Palestinian
General Union of Trade Unions) avait été
considérablement affaiblie par la
brutalité de l'occupation israélienne.
l'Etat d'Israël avait décrété la
fermeture totale des territoires occupés.
Les très nombreux travailleurs
palestiniens travaillant autrefois en tant
que " journaliers " dans les
entreprises israéliennes se sont retrouvés
au chômage. Au sein même des
territoires, la vie économique a été
considérablement ralentie par le
bouclage, les check-points et la
construction du mur. La grande majorité
des entreprises sont de très petite
taille (5 salariés). Très peu de
multinationales (mise à part Coca Cola
qui emploie 900 salariés) ont fait le
choix d'investir dans les territoires
occupés.
L'appareil du syndicat PGFTU n'a pu se
maintenir qu'au prix d'une dépendance de
plus en plus forte envers l'Autorité
palestinienne, elle-même profondément
affaiblie par l'occupation militaire israélienne
(rappelons que Sharon avait fait de Yasser
Arafat, assiégé à la Moquata, le seul
président démocratiquement élu
prisonnier dans son propre pays !).
La résistance démocratique de la base
Mais avec la seconde Intifada, le peuple a
dû, pour survivre, transformer chaque
moment de la vie quotidienne en acte de résistance
: passer les barrages pour étudier, réparer
les installations électriques après les
bombardements ou les télécommunications
sous les tirs des colons ou de l'armée,
soigner les malades et les blessés malgré
le couvre-feu, etc. Tous ces actes
quotidiens et vitaux nécessitent un véritable
engagement militant, héroïque parfois,
de chacun des citoyens au travail. Ces
formes de résistance , par la force des
choses, " basistes " et "
transversales " ont contribué à développer
parmi les hommes et les femmes au travail
une aspiration à plus de démocratie et
plus d'autonomie.
De nombreuses luttes ouvrières se sont
produites ces dernières années. Elles
ont été impulsées, soit par des comités
de travailleurs autonomes comme ce fut le
cas durant la longue grève des
travailleurs des carrières de pierres de
la région de Bethléem, soit par des
syndicats indépendants nouvellement créés
comme le syndicat national des
territoriaux (travailleurs des municipalités),
soit par des syndicats affiliés à la
PGFTU s'étant dotés d'un réel
fonctionnement démocratique et fédéral
(par exemple le syndicat PGFTU des Télécoms
ou celui des services publics à Gaza).
Si certains syndicats de la PGFTU étaient
plus ou moins désactivés, d'autres,
comme la fédération des telécoms ou
celle des services publics de Gaza, ont réclamé
que des élections démocratiques aient
lieu, à tous les niveaux dans
l'organisation syndicale. En effet, lors
de la fondation de la PGFTU en mars 1990,
un comité provisoire exécutif avait été
formé, sans consultation de la base, par
une simple entente au sommet entre les
différents courants de la résistance
palestinienne. Un congrès démocratique
devait suivre mais il n'a jamais eu lieu .
La PGFTU et le DWRC
Le Centre pour la démocratie et les droit
des travailleurs (DWRC) n'est pas une
organisation syndicale concurrente de la
PGFTU. C'est une ONG créée en 1994 qui
travaille à la formation syndicale et
juridique des salariés (connaissance du
droit au travail, négociations des
contrats sociaux, éducation pour l'action
et la démocratie syndicale). Il a ainsi
contribué à la réactivation de
l'activité indépendante et démocratique
du syndicalisme palestinien.
Ce renouveau démocratique s'étend bien
au-delà du mouvement syndical et
s'exprime aussi dans de nombreuses ONG de
l'éducation, dans le secteur agricole
avec le PARC ainsi que dans la
mobilisation des villages contre la
construction du mur de l'apartheid.
Une personnalité comme Mustafa Barghouthi,
responsable de l'UPMRC, s'est même présentée
aux élections présidentielles sur un
programme liant la lutte contre
l'occupation coloniale à des objectifs
clairement sociaux, démocratiques et
progressistes. Il a obtenu plus de 20% des
voix aux présidentielles.
Tout ceci exprime, certes, les
contradictions de la société
palestinienne mais aussi la vitalité de
sa démocratie. Le mouvement ouvrier a une
longue histoire en Palestine. Depuis le début
du vingtième siècle, les travailleurs
ont souvent joué un rôle moteur dans la
formation du mouvement de libération
nationale qui s'est réclamé jusqu'à
aujourd'hui du pluralisme et de la laïcité,
à la différence de la plupart des pays
du monde arabe.
Cette vitalité de la démocratie
palestinienne ne doit pas fléchir. Il est
essentiel que les difficultés et les
revendications du peuple palestinien
puissent s'exprimer comme ce fut le cas le
12 mars à Gaza. Le développement d'un
large mouvement social et démocratique
pourra seul éviter que la terreur, le
fanatisme ou le désespoir deviennent
l'unique alternative au pouvoir de
l'Autorité palestinienne, qui risque d'être
de plus en plus paralysée par la pression
conjuguée des politiques de Bush et
Sharon dans la région.
Les contradictions au sein du mouvement
syndical et les perspectives unitaires.
Malheureusement, ce qui stimule à la base
le renouveau démocratique du syndicalisme
semble provoquer au sein de la direction
officielle de la PGFTU un raidissement.
Certains dirigeants syndicaux ont aussi
des fonctions ministérielles. Une inquiétude
serait ressentie devant la montée du
mouvement syndical qui s'est imposé dans
la rue le 12 mars à Gaza et qui pourrait
s'étendre au reste de la Cisjordanie.
Mohamed Dahman et les dirigeants de la
manifestation du 12 mars à Gaza ainsi que
d'autres personnalités de la gauche
palestinienne comme Mustafa Barghouthi
sont mis en cause. La mobilisation impulsée
par la Fédération des Comités de
Travailleurs Indépendants et les
syndicats liés au DWRC n'en est pas moins
l'une des expressions les plus concrètes
du combat quotidien de résistance
populaire à l'occupation israélienne.
Ayons la conviction que l'ensemble des
forces du mouvement syndical palestinien
sortira renforcé de cette expérience,
par le refus des anathèmes et du
sectarisme au profit de la démocratie et
de la défense commune des revendications
des travailleurs.
Le 12 mars 2005, une manifestation de plus
de 10 000 travailleurs s'est présentée
devant le Conseil législatif Palestinien
à Gaza.
Les manifestants, très mobilisés, ont
exigé :
1 - l'adoption d'une véritable politique
de développement et de renforcement de
l'indépendance de l'économie nationale
palestinienne afin de résoudre les problèmes
de chômage et de pauvreté ;
2 - l'adoption de prestations sociales spécifiques,
protection contre le chômage, assurance
maladie et maternité, droit à une vie décente
pour tous, notamment par la mise en place
d'un système proposant aux chômeurs des
offres d'emplois ou des allocations
financières d'urgence ;
3 - la mise en place d'un Fonds national
de Protection Sociale, administré par un
organisme national autonome et indépendant
;
4 - l'établissement de critères clairs
et transparents, contrôlés par les
travailleurs, du système d'assistance
sociale ;
5 - l'adoption d'une loi du syndicalisme démocratique
garantissant l'indépendance du
fonctionnement des syndicats et le droit
fondamental à la liberté syndicale comme
cela est stipulé par les conventions
internationales ;
6 - la détermination d'une date pour la
tenue d'élections démocratiques au sein
de la PGFTU (Palestinian General
Federation of Trade Union), Fédération
nationale des syndicats palestiniens ;
7 - l'application correcte des lois du
travail, notamment en ce qui concerne l'établissement
de l'inspection du travail et le comité
pour l'établissement d'un salaire minimum
;
8 - le soutien gouvernemental à la
production alimentaire de base et la
baisse des prix exorbitants ;
9 - l'exemption, pour les ouvriers au chômage,
de payer les cotisations d'assurances
maladie et le coût des traitements à l'étranger
;
10 - La scolarité gratuite pour tous les
enfants palestiniens dans les collèges
publics et les instituts, dans le respect
du texte de l'article 24 de la loi de
base.
Les travailleurs demandent aussi que l'on
travaille à ce que l'enseignement supérieur
soit ouvert à tous ou, tout au moins que
les ouvriers au chômage soient dispensés
d'avoir à payer l'enseignement
universitaire de leurs enfants. Ils réclament
aussi la baisse générale du prix des études
universitaires pour donner à tous et
surtout aux pauvres, le droit à l'éducation.