AFPS Nord Pas-de-Calais CSPP

   


 Journal  des Palestiniens                                                                         

                                          N° 95                                                                                   
07-02 au 10-02
Par  M.Lemaire
Les informations que vous lisez sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne
(Afp- ats - Ap - Reuters ainsi que les sources d'informations de la résistance), ensuite patiemment je fais les recoupements...

Avant propos
 

Sommaire : 
 Spécial : CHARM EL-CHEIKH
Politique Palestinienne
1-1  Processus de paix :
1-2 Les grandes manoeuvres
1-3 Sur le terrain

2 Politique Israélienne

2-4   Les grandes manœuvres…
2-7 Mur de la Honte
2-8   Politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)

2-10 Prisons & tortures

Politique internationale des territoires occupés 

3-1 ONU
 3-3 Usa
4 Actes de résistance dans les territoires palestinien occupé : 
4-1 Décompte des pertes humaines
4-2 Détails par région
5 Dossier
5-1 Dossier Sharm El-Sheikh
a) Sommet Abbas / Sharon Processus de paix ou entreprise sécuritaire ? 
b) Point de vue de Robert Fisk : Il n'y aura pas de paix au Proche-Orient sans justice
5 -2 Madeleine Rebérioux : Palestine - Israël : quelques réflexions

                                   06-01 au 10-01 :   Peuple Palestinien  :  0 tué   -  0 blessé
                                                                                  Occupant  :   0 tué  -  0 blessé

Spécial : CHARM EL-CHEIKH
08-02
Les leaders palestinien Mahmoud Abbas(partisan de longue date d'une "démilitarisation" de l'Intifada), et israélien (criminel) Sharon ont solennellement proclamé la fin à 53 mois de guerre coloniale (l'Intifada débute le le 25 septembre 2000)
 
C'e sommet etait nécessaire à la reprise de négociations sur les grands dossiers en suspens..
Parmi eux la libération des détenus palestiniens (8.000),
l'assouplissement des contraintes militaires et policières sur les déplacements des Palestiniens à l'intérieur des territoires occupés et vers l'étranger,
l'évacuation des principales villes palestiniennes par l'armée israélienne.
 
Mahmoud Abbas : " Nous nous sommes mis d'accord pour interrompre toutes les actions violentes contre les palestiniens et les israéliens, où qu'ils soient",
" La paix signifie l'establisement d'un état démocratique palestinien à coté d'Israël ", a -t-il précisé."Le calme que nos territoires connaîtront à partir de ce jour signale le début d'une nouvelle ère, un début pour la paix et l'espoir""Ce que nous avons annoncé aujourd'hui est l'application de la première clause de la Feuille de route (..) et une étape essentielle nous offrant une occasion de remettre le processus de paix sur les rails, redonnant aux deux peuples espoir et confiance en la possibilité de parvenir à la paix",,,
 
Sharon : " Aujourd'hui, à l'occasion de ma rencontre avec le président Abbas, nous sommes tombés d'accord pour que les palestiniens arrêtent leurs actes de violence contre les israéliens et que, simultanément, Israël arrête toutes ses opérations militaires contre les Palestiniens, où qu'ils se trouvent."
"Israël cessera ses opérations de l'armée israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza."
" Israël a l'intention d'honorer le droit des palestiniens de vivre en liberté et dignité ", " Nous devons tous déclarer que la violence ne sera pas laissée à tuer l'espoir…Aujourd'hui nous nous dirigeons vers le but d'une vie pacifique, digne et calme pour toutes les nations du Proche Orient "
"Nous espérons libérer des centaines de prisonniers palestiniens".
"Nous espérons qu'à partir d'aujourd'hui commence une nouvelle ère de calme et d'espoir",
"Nous voulons mener un dialogue sincère et réel", soulignant sa "détermination à appliquer le plan de retrait de la bande de Gaza" (prévu cet été).
Il a affirmé que ce retrait "peut ouvrir la voie à l'application de la Feuille de route", un plan de paix international qui prévoit la création d'un Etat palestinien, en principe en 2005.
M. Moubarak  a souligné aussi l'importance de la communauté internationale, en tête se trouvant le Quartet, pour parvenir à la paix, stabilité et sécurité et a appelé à une reprise "le plus tôt possible" des négociations entre Israël et les Palestiniens et à une "application sincère et honnête" de la Feuille de route.
Moubarak  a évoqué une solution du conflit israélo-palestinien "sur la base de deux Etats, un palestinien et un israélien, réalisant la stabilité et la sécurité des deux peuples"
."Les défis sont immenses, mais la mission n'est pas impossible. La route sera certes longue, mais nous avons fait aujourd'hui le premier pas",
" La provocation est très grande, mais notre détermination est plus grande "
 
 
07-02
Des milliers d’étudiants à l’université d’Alexandrie ont organisé lundi une marche de protestation à l’intérieur dans leur campus contre la visite du premier ministre Ariel Sharon à Sharm Al-Sheikh.

Les étudiants ont dénoncé la visite et le sommet, et ont brandi des posters rappelant l’histoire sanguinaire de Sharon.
Les manifestants ont demandé au peuple palestinien de continuer à résister à l’occupation et ont publié un communiqué rejetant la visite de Sharon et la décrivant d’une insulte envers le Caire.
Les étudiants ont demandé au gouvernement égyptien de ne pas retourner son ambassadeur à Tel Aviv et ont prôné la réactivation du boycott des produits sionistes et l’annulation de l’accord de QIZ entre Washington, le Caire et Tel Aviv.

Les étudiants, au cours d’une manifestation de trois heures, ont brûlé le drapeau "israélien" et des figurines de Sharon tandis que des sources sécuritaires égyptiennes ont bouclé le campus pour empêcher les étudiants de sortir.
( palestine-info.)
 
2 réflexions
a) Dans le prolongement de Charm El Cheikh ...
La "chère condi", il ne manquait qu'elle à Charm El Cheikh entre un Roi descendant de son père, un Président à vie, un Premier ministre en mal de majorité et un autre Président d'un État à venir un jour... Mais elle va vite se rattraper. Ce ne sera hélas pas dans une station balnéaire mais à Londres, ce 1er mars 2005.
Tous les autres du "Quartet" seront là aussi. A l'ordre du jour : "Aider les Palestiniens à se réformer et à se démocratiser". Ce qui explique l'absence de l'occupant.
Mais probablement ai-je tort d'utiliser ce mot, car il sera hors de question d'aborder la question de l'occupation israélienne et ses conséquences sur le terrain.
Il sera encore moins question des droits nationaux et légitimes du peuple Palestinien.
Exit les résolutions de l'ONU et du Conseil de sécurité.
Exit les condamnations du Tribunal International.
Exit les recommandations de la Commission des droits de l'Homme.
Il y aura des sous. Des millions de dollars pour améliorer les conditions de vie des palestiniens. Reconstruire les maisons, les écoles, les ateliers, les bureaux, les hôpitaux, les lieux de culte, le réseau routier, le réseau de distribution d'eau, le réseau électrique et téléphonique, la chaîne du commerce de gros et de détail, les moyens de transport collectif, le port et aéroport... En somme, toute l'infrastructure nécessaire et indispensable au bon fonctionnement d'une société et que l'occupant a soigneusement et méthodiquement détruite en toute impunité.
A Londres, des millions seront accordés en contre partie de "Réformes et de Démocratie" (sic).
La "chère cordie" exigera même que les pays arabes contribuent à ce pactole pour la reconstruction de l'hypothétique Palestine à venir.
Non, l'occupant ne participera pas à cette "Conférence d'aide financière"... pas concerné du tout par l'ordre du jour !
Il lui est permis de détruire mais pas de construire, encore moins d'être condamné. Il est le plus fort et c'est sa loi...
Londres est dans le prolongement de Charm El Cheikh.
( Jeudi, 10 février 2005 )
 
b) Opération sécuritaire.
Si les traductions sont bonnes on lit que Mahmoud Abbas s'engage à mette fin à la violence palestinienne alors que Sharon s'engage à cesser les opérations militaires. Un semblant d'équilibre. Mais la violence israélienne ne se réduit pas aux seules opérations militaires, les check-points interdisant la libre circulation, la construction du Mur, les routes de contournement, les colonies, bref l'occupation constitue une violence que l'on a tendance à oublier.
Sans parler des violences contre les Palestiniens de nationalité israélienne, telles celles qui accompagnent le grand plan de mise en valeur du Negev.
De tout cela on ne parle pas, le conflit se réduit à l'agression Palestiniens et aux mesures d'autodéfense que le gouvernement est obligé de prendre.
Peut-on parler d'ouverture vers la paix lorsque le problème est posé d'abord en termes de sécurité d'Israël et qu'on oublie de parler de l'occupation et des droits des Palestiniens.
rudolf Bkouche

 
Réactions
a) Le Hamas a d'ores et déjà remis en cause cet accord en affirmant que ces déclarations n'étaient pas contraignantes.
Cet accord "n'est pas contraignant pour la résistance, car c'est une position unilatérale et non le résultat d'un dialogue inter-palestinien", a déclaré à l'Associated Press le représentant de l'organisation au Liban, Oussama Hamdan

b) Le roi Abdallah II de Jordanie, a qualifié cette rencontre de "véritable occasion" pour la paix.

c) Bush, de même que sa nouvelle secrétaire d'Etat Rice, ont tous deux marqué leur volonté de travailler avec le président Abbas. Bush rappelant dans son message sur l'état de l'Union que "le but de deux Etats démocratiques, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix, est à portée de main". "L'Amérique les aidera à atteindre cet objectif"
Rice a demandé à Israël de "continuer à prendre des décisions difficiles" pour permettre l'établissement d'un Etat palestinien," Pendant mes entretiens avec Sharon et Abbas, j'ai vu que ces dirigeants avaient compris qu'il était le temps d'avancer "
d) .Le président du Parlement européen Josep Borrell a demandé au président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Ariel Sharon à ne pas céder face aux opposants de la paix entre leurs deux peuples
"L'annonce synchronique par Ariel Sharon et Mahmoud Abbas d'une trêve réciproque représente un premier pas vers le chemin fragile de la paix",
"Je compte sur la détermination des deux responsables politiques pour qu'ils ne fléchissent pas dans leurs efforts mutuels, si d'aucuns devaient tenter de réduire à néant tout effort de paix", a-t-il ajouté.

e) Le premier ministre canadien Paul Martin a salué "les mesures très courageuses qui marquent un nouveau départ" dans les relations entre israéliens et palestiniens.

f) l e Haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne Javier Solana a "félicité" Ariel Sharon et Mahmoud Abbas et les a "encouragés" à poursuivre le dialogue pour réaliser le "rêve" de la paix au Proche-Orient, après le sommet israélo-palestinien de mardi.
"Nous aimerions féliciter à la fois M. Abbas et M. Sharon pour leur courage d'avoir organisé ce sommet, pour ses résultats, et les encourager à continuer et s'engager dans un dialogue continu afin de réaliser le rêve de paix de tant de gens",

g) Le ministre des Affaires étrangères allemand, Joschka Fischer, a déclaré que son pays ferait " tout son possible " afin de soutenir la reprise du processus de paix.

h) Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw s'est dit optimiste concernant l'annonce de l'arrêt des hostilités entre Israël et l'Autorité palestinienne. Il a souligné le caractère historique de cette journée.
En marge
08-02
L'Egypte et la Jordanie, ont annoncé à l'issue du sommet le prochain retour de leurs ambassadeurs à Tel-Aviv d'où ils avaient été rappelés pour protester contre la répression violente exercée contre les Palestiniens.
(afp)
 

1  Politique Palestiniene
 
1-1  Processus de paix :
Libération
08-02
Pour Nabil Chaath, ministre palestinien des Affaires étrangères, la question des prisonniers est "extrêmement importante" pour l'avenir des négociations israélo-palestiniennes.
08-02
Les deux parties ont constitué une commission mixte pour établir ensemble les critères de libération de ces détenus.

 

1-2 Les grandes manoeuvres
09-02
"M. Abbas a dépêché au Liban Abdel Fattah Hmayel (ancien ministre) pour presser le Hezbollah d'arrêter le financement des groupes armés palestiniens afin de donner une chance à l'application du cessez-le-feu" proclamé  à Charm el-Cheikh
(afp-16h38)
 
1-3 Sur le terrain
04-02
Les Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Mouvement Hamas, ont lancé un certain nombre d'obus de mortier contre des colonies sionistes illégales et des positions militaires dans le sud de la bande de Gaza, en représailles au lendemain de la mort d'un Palestinien tué par les forces de l'occupation positionnés dans une colonie sioniste.
(Deux jours après l'annonce d'une trêve par les autorités israéliennes et palestiniennes, l'armée sioniste à tué un Palestinien de sang froid. )
le Hamas a annoncé jeudi à l'aube avoir tiré 46 roquettes et obus de mortier sur des colonies et positions militaires dans le sud de la bande de Gaza
Dans un communiqué publié après les tirs de jeudi, le Hamas avait prévenu de continuer sa résistance tant que l'ennemi n'aura pas mis un terme à ces opérations criminelles et signale avoir tiré 46 roquettes et obus de mortier. et menace de mener d'autres attaques similaires,
le Hamas à estimé que l'accord de cessez-le-feu annoncé par le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président palestinien Mahmoud Abbas ne doit pas être tenues par les résistants palestiniennes, car ''lsraël'' n'a pas mis fin à ces crimes journalier à l'encontre du peuple palestinien.
Dans un communiqué publié après les tirs de jeudi, le Hamas avait prévenu de continuer sa résistance tant que l'ennemi sioniste n'aura pas mis un terme à ces opérations criminelles.
palestine-info.cc

 


2 Politique Israélienne
2-4 Les grandes manœuvres…
09-02
Le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom a annoncé qu'il lançait une campagne en vue d'organiser un référendum sur le retrait de la bande de Gaza
"J'ai l'intention de mener une initiative publique, parlementaire et politique en faveur d'un référendum", "Pour mener à bien les initiatives que nous prévoyons, il nous faut obtenir un accord général au sein du peuple, il faut faire en sorte que le peuple ait son mot à dire", a ajouté le chef de la diplomatie.
"Lorsqu'on décide de se retirer de territoires, il faut un large consensus populaire sinon une telle initiative mène à des élections (anticipées)",
Selon lui, la tenue d'un référendum, une consultation sans précédent en Israël, "ne remettra pas en cause le calendrier" du retrait
09-02
un proche de Sharon dit que celui ci est catégoriquement opposé à l'idée d'un référendum. "Ceux qui soutiennent cette idée visent à saboter le plan de séparation et à faire tomber le Premier ministre", a souligné ce responsable.
"Le Premier ministre parviendra à trouver une majorité pour faire passer son plan", a assuré ce responsable qui a requis l'anonymat. Selon lui, "Israël ne peut se permettre de se déjuger vis-à-vis de la communauté internationale en remettant en cause ou en retardant le retrait".
(afp- 14h36)
 
Réaction et analyse
  1. Selon les sondages, environ 60% des Israéliens sont favorables au retrait de Gaza.
  2. Sur papier Sharon ne dispose pas d'une véritable majorité parlementaire malgré l'entrée le mois dernier des travaillistes de Shimon Peres.
  3. Sharon est en effet confronté à une "rébellion" de l'aile "dure" du Likoud, son propre parti. Treize des 40 parlementaires de la grande formation de la droite s'opposent au plan de retrait de Gaza et ont déjà voté contre ce projet.
  4. Benjamin Netanyahu réclame également un référendum qu'exigent les colons et les formations d'extrême-droite.
  5. La radio militaire a qualifié la démarche de M. Shalom de "bombe politique", tandis que la radio publique affirmait que si M. Sharon a réussi à désamorcer l'intifada palestinienne, il est désormais confronté à une "Intifada" dans son propre camp.
  6. Les commentateurs soulignent par ailleurs que M. Sharon n'a toujours pas réussi à faire voter son budget 2005 et que s'il n'y parvient pas avant le 31 mars, son gouvernement tombe automatiquement et des élections anticipées ont lieu dans un délai de quelques mois.
2-7 Mur de la Honte
Nord de la ville de Jérusalem est,
07-02
Des sources locales ont averti que l'ordre de la Cour mentionnée avait le but d'annexer plus d'acres de la terre du village en faveur du mur
 
08-02
Une Cour israélienne a donné la permission de reprise des travaux de construction du Mur de la honte au nord de la ville de Jérusalem d'est, annulant le verdict antérieur qui avait donné l'ardre d'arrêt de telle construction. (qui avait le but d'annexer encore plus d'acres de  terre cultivable du village )


Le segment du mur qui sera construit dans cette zone est estimé à avoir une longueur de 26 Km, selon le site Internet d' Arabs48.
En outre, la Cour a ordonné aux résidents palestiniens de la ville de Khirbet Ne'man, à l'est de Jérusalem de conclure un accord avec les autorités israéliennes sur l'ajustement de la trace du Mur  qui coupe profondément dans le village, aussitôt que possible.
.
Le village de N'eman est habité par environ 25 familles palestiniennes, et situé dansla partie ouest de Jérusalem, cependant ces palestiniens n'ont pas des cartes d'identités israéliennes....

Le Mur de la honte,  a été jugé illégal en février 2004, par  la Cour Internationale de Justice, qui avait justement demandé à Israël de démanteler ce mur et de dédommager tous les palestiniens affectés par sa construction....
 
9 02.
Trois organisations de santé ont indiqué mercredi que 32,7% des villages palestiniens de la Cisjordanie se trouvent dans une situation tragique de santé à cause de la construction continuelle du Mur de la honte, et que le pourcentage risque de s'élever jusqu’à 80,7%.
http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=%25

 
10-02
Qalqilia –
rapport spécial
Des pluies abondantes sont tombées pendant deux jours successifs.
Les forces de l’occupation ont refusé de déboucher les ouvertures situés en dessous du mur de séparation discriminatoire afin de laisser évacuer les eaux de la pluie.
Les ouvertures protégés par des mailles en fer, effectués dans cet horrible Mur pour évacuer les eaux de pluie, ont été facilement bouchés par la grande quantité d’eau.
Par conséquent, une grande quantité d’eaux s’est trouver prisonnier entre le Mur et les terrains et les maisons résidentielles de la ville.
Les eaux polluées des égouts ont inondé plus de 300 hectares de terrains agricoles et ont causé de grandes pertes aux terrains agricoles, aux maisons biens des citoyens palestiniens situés près de cet horrible mur installé à l’ouest de la ville.
Témoignage
L’envoyé du Centre Palestinien d’Information rapporte que plusieurs maisons résidentielles ont été inondées. Leurs habitants se sont retrouvés obligés de les quitter pour plusieurs heures. Les écoles ont été obligées elles aussi de fermer leurs portes, notamment l’école primaire des filles Al-Shariqa située non loin du mur de séparation discriminatoire.
Dans le même secteur, le centre du bilan de véhicules n’a pas pu travailler avec ces eaux en trop.
Notre envoyé affirme qu’un grand nombre d’animaux et de volailles sont morts dans les eaux polluées.
Il affirme aussi que le niveau de l’eau s’est élevé dans quelques secteurs à plus de 100 cm à cause de la fermeture des trous d’évacuation préparés en dessous du mur de séparation discriminatoire.
Une catastrophe environnementale
De son côté, la direction palestinienne de l’agriculture de Qalqilia a sonné l’alarme en disant que si ont ne débouchent pas cela aménera à multiplier l’ampleur de la catastrophe.
Il est important de noter que les forces de l’occupation ont installé un mur en béton d’une hauteur de huit mètres sur la longueur occidentale de la ville de Qalqilia.

2-8 Politique colonialiste israélienne (Colonisation & colonies)

09-02
Alors que les regards sont tournés vers Charm el-cheikh et les suites de ce sommet, les autorités israéliennes ont procédé à la démolition d'une dizaine de maisons dans le village non-reconnu d'al-Hadajj, au sud du Naqab, expulsant ainsi plus de 100 Palestiniens.
Les autorités israéliennes s'appuient pour démolir et expulser la population sur la loi votée par la Knesset dont le titre exprime toute la conception sioniste du conflit avec le peuple palestinien : la loi sur "l'invasion des terres", considérant que les Palestiniens Bédouins du Naqab sont des envahisseurs, alors qu'ils vivent sur leurs terres depuis des centaines d'années, avant même la création de l'Etat d'Israël.
Labbad Tasan, une des victimes de cette politique sioniste, dit : Les membres de notre famille ont été effacés de la région".
Il a ajouté que le ministère de l'intérieur et la police israélienne ont amené des camions pour transporter les familles et leurs affaires pour les jeter ailleurs, dans le froid et sous la pluie. Près de 1000 personnes de la tribu des Azame ont accouru sur le lieu du nouveau crime pour soutenir leurs frères, mais la police les a empêchés de s'en approcher, en trançant autour d'eux une zone de sécurité.
Labbad poursuit : le gouvernement de Sharon a commencé sa guerre contre nous prétextant avoir réglé la situation en Cisjordanie et à Gaza". Mais "notre peuple, en Galilée, dans le Triangle et dans le Naqab sont à nos côtés. L'Etat d'Israël a arraché la population de ses racines avec ses bulldozers et ses camions... il ne reste aucun souvenir de la famille dans ce lieu

Communiqué du 9 février 2005
Les forces appartenant à l'Administration des terres d'Israël ont procédé ce matin 9 février à l'expulsion de la population habitant dans le village de Beer Hadajj dans le Naqab. Cet acte ressemble aux opérations d'expulsions qui ont accompagné la nakba de notre peuple en 1948, que ce soit au niveau de la méthode israélienne d'expulsion ou au niveau de la démolition des maisons devant leurs propriétaires, ou par la manière de rassembler la population et de la déporter vers d'autres lieux, après les avoir isolés des autres populations du Naqab, et notamment des familles appartenant à la même tribu des Azame, qui avaient accouru pour sauver les leurs, mais les forces du déracinement les en ont empêchés.

09-02
Une manifestation de soutien à la population du Naqab et de dénonciation de la politique israélienne criminelle a eu lieu au sud de Rahat. De nombreuses personnalités palestiniennes y étaient présentes, malgré la pluie. Parmi les participants, les députés Jamal Zahalka et Talab Sane', le président du Haut comité de suivi, Shawqi al-Khatib, le maire de Rahat, Talal Qarnawi, le président du comité des villages non-reconnus, Hussayn Rafay'a, le vice-président du mouvement islamique, Cheikh Jumaa Qassassi, le directeur d'Ittijah, Ameer Makhoul, ainsi que plusieurs membres d'associations venues dans un car affrété par Ittijah, et la population du Naqab.

Lors de la manifestation, Eli Mihka'ili, représentant du milieu juif, a déclaré que les milieux juifs de gauche doivent soutenir la population du Naqab. Quant à Ittijah, elle a décidé de donner 1000 plants d'olivier à planter sur les terres arabes du Naqab.
Dans le communiqué d'appel à la manifestation, le Comité de défense des droits des Arabes du Naqab avait appelé à une large mobilisation, écrivant : "Nous faisons face à une campagne enragée consistant à émettre des centaines d'ordres de démolitions et d'expulsion, de rasage des terres, de destructions des cultures."
Cette manifestation qui a réussi à rassembler les cadres actifs de la société palestinienne est considérée comme le premier pas vers une mobilisation générale contre les plans israéliens, pour pouvoir poser cette question dans les instances internationales.
Pour plus d'informations sur la politique israélienne dans le Naqab, contactez l'association Palestine en Marche
palestine_en_marche@yahoo.fr (palestine_en_marche)
09-02
Les autorités de l’occupation ont rouvert le point de croisement de Mintar dans la bande de Gaza à la veille du sommet de Sharm Al-Sheikh et durant la visite de la secrétaire d’état américain Rice en "Israël".
(Le point de croisement avait été fermé le 31 janvier
Le point de croisement est la principale issue du trafic commercial pour la bande de Gaza et sa fermeture ne font qu’empirer les difficultés économiques de la population de Gaza.
Un porte-parole de l’armée dit que le point de croisement a été rouvert après la conclusion de nouvelles mesures sécuritaires avec le côté palestinien.
www.arabs48.com
 
09-02
Le ministre israélien de la Défense a décidé d'autoriser un millier de Palestiniens de la bande de Gaza à venir travailler en Israël. Plusieurs centaines de Palestiniens pourront aussi travailler dans la zone industrielle frontalière de Erez.
Selon la radio publique israélienne, des facilités de passage vers Israël seront en outre octroyées à des centaines de commerçants de la bande de Gaza.
Enfin, Shaoul Mofaz a aussi indiqué que quelque 400 employés d'organisations humanitaires internationales seront désormais autorisés à circuler librement entre la Cisjordanie et la bande de Gaza 24 heures sur 24.
Ces mesures ont été prises dans le cadre des dispositions destinées à restaurer la confiance entre Israël et les Palestiniens à la suite du succès du sommet de Charm el-Cheikh
(ats - 02:48)
 
2-10  Prisons & tortures

 

08-02
La libération des prisonniers politiques est une demande de tous les palestiniens.
 
Israël a affirmé son intention de libérer quelques prisonniers, 900 sur les presque 8000 prisonniers, mais selon ses propres critères,
L'Autorité palestinienne, comme toutes les Factions Nationales et Islamiques, a refusé les critères israéliens et demande la libération de tous les prisonniers
Et a insisté sur la libération des prisonniers sans distinction loin de leurs factions politiques ou leurs divisions géographiques adoptés par le gouvernement israélien dans une manière pour diviser l'unité du peuple palestinien.

De plus, le 4 février 2005, un Communiqué des forces nationales et islamiques du mouvement des prisonniers de l'occupation israélienne a déclaré que :
- La base de toute accalmie ou de toute trêve s'appuie sur le règlement du dossier des prisonniers de façon radicale, à commencer par les anciens prisonniers qui ont été arrêtés avant le 4 mai 1994, et qui constituent l'essence de la question et l'essence du dossier.
-Etant donné que la paix assure la liberté à tous, nous réclamons de mettre un agenda pour la libération des autres prisonniers, et d'assurer leur libération dans le cadre d'un agenda clair et précis, ainsi que dans le cadre de plans d'exécution à court terme.
- Ne tenir aucun sommet, quel que soit sa forme et son lieu, sans garantir l'exécution de ce qui a été défini.
- Tout sommet ne réglant pas ce dossier sera considéré nul et sera refusé, et considéré comme un coup porté à notre lutte et notre souffrance. Il sera de même largement refusé par notre peuple et toutes les forces nationales et islamiques.

Politique internationale des territoires occupés 
3-1 Onu
08-02
Annan a noté l'engagement du président Abbas à la sécurité et à la réforme démocratique, ainsi que le plan de Sharon d'évacuer les colonies de Gaza et d'une partie de la Cisjordanie appelant à une application rapide de ce retrait en coordination avec la direction palestinienne, comme une étape importante vers la réalisation de " La feuille de route
08-02
Annan à estimé que lutter contre la pauvreté des Palestiniens était un "impératif humanitaire et une importante contribution à la paix".
"Le souffrance économique des palestiniens exige attention et action", a-t-il déclaré devant le Comité de l'Assemblée générale pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Les agences onusiennes d'aide aux Palestiniens ont besoin d'un soutien important et continu de la part des donateurs.
"J'appelle tous les Etats membres à aider les deux parties à respecter leurs engagements et à renforcer leur coopération, pour saisir fermement l'opportunité de progrès vers la paix qui se présente actuellement"
 
3-3 Usa
Du cinéma ...
04-02
Dans un entretien à la BBC (Breakfast with Frost".), Rice s'est dite "impressionnée" par le président Mahmoud Abbas. "Nous espérons qu'il va continuer à faire plus", "Jusqu'à présent, l'élection de Mahmoud Abbas a été un vrai 'plus' pour le processus et il a démontré sa volonté de faire des changements.
Il a dit que l'Intifada armée avait échoué et qu'il est temps d'avancer vers les négociations",
08-02
suite de (Breakfast with Frost".),
Sharon s'est empressé de déclarer que si les Palestiniens ne faisaient pas davantage d'efforts pour lutter contre le terrorisme, le processus de paix ne pourrait pas être relancé.
08-02
Fin de (Breakfast with Frost".),
Alors, comme dans un film de cinéma où le scénario est écrit d'avance et où il est exigé de tous les acteurs de jouer le rôle qui leur est assigné, Mme Rice réplique : "Nous allons demander à nos partenaires et amis en Israël de faire en sorte qu'Israël continue de prendre les décisions difficiles ..."
 
Mais arrêtons-nous une seconde et réfléchissons sur ces décisions si difficiles à prendre.
Se pourraient-elles être :
1 - La libération de tous les détenus palestiniens
2 - Le retrait de l'ensemble des territoires occupés depuis 1967
3 - Le démantèlement de toutes les colonies
4 - Le retour des réfugiés dans leurs foyers
5 - La reconnaissance de Jérusalem comme capitale de la Palestine
Car si aucune de ces cinq décisions n'est prise alors franchement, aucune autre n'est si difficile à prendre comme le prétend Mme Rice.
Sharon et elle jouent parfaitement leur rôle et tout ceci n'est que cinéma dont Charm El Cheikh est un tragique épisode de plus, même si le film porte le fabuleux et attrayant titre " Le Grand Moyen-Orient ".
3-6 Dans le monde 
France
08-02
Le président Mahmoud Abbas a déclaré que la France a un rôle vital à jouer dans le processus de paix israéliano-palestinien,.
" Alors que nous parlons du plan de paix " La feuille de route ", appuyé internationalement,  nous ne devrons pas oublier que toutes les parties impliquées, y compris l'Union Européenne, ont un rôle à jouer jusqu'au moment où le plan sera conclu ",

Barnier." Je pense profondément que Mahmoud Abbas est le partenaire pour la paix pour Israël",
Barnier a déclaré que son pays coopérait avec des amis et partenaires, tels que les Etats-Unis, la Russie, les Nations Unies, la Jordanie et l'Egypte pour arrivé à une paix réelle.
Barnier a pris le temps de se recueillir sur la tombe de Yasser Arafat.
selon WAFA
 



4 La Résistance dans les Territoire palestinien occupé :  
4-1 Décompte des pertes humaines (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000 )
2-1 Palestine : 
Civils & résistants  tués                                                                                :  3.838
                                                                                                  dont :  645 de moins de 21 ans
Internationaux  soutenant la Palestines                                                       :       3
Palestiniens blessés par les forces israéliennes et les colons                :  43.596
(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)
Arrêtés     :                                                                                                            :  40.022(1)
En prison  :                                                                                                          :   8.000 (2)
Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                        :  + 10
Autres actes           
Journalistes tués                                                                                              :  9
Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partielemnt démolies :  66.237
2-2 Occupants:
Israéliens  tués                                                                                               : 1.039
                                                                                                           320 militaires
Israeliens  blessés                                                                                         : 5.691
                                                                                                                          1173 militaires
 
Chiffres tenu à jour  par ML (suivant un décompte gouvernemental palestinien (pour la Palestine) & de Arouts 7( pour israël)

4-2 Détails
Cisjordanie  
Naplouse (nord de la Cisjordanie)
 
Pendant que le sommet de charm el-cheikh se déroulait, que le président palestinien Mahmoud Abbas essayait de faire passer ses revendications nationales dans un sommet conçu essentiellement pour mettre à genoux le peuple palestinien
La ville de Naplouse a été transformée en une grande prison, le temps d'une réunion pompeusement exhibée dans les télévisions du monde.
Tôt le matin, les forces de l'armée israélienne ont fermé tous les passages vers et de la ville de Naplouse.
Toutes les routes conduisant à la ville ont été occupées, les voitures et les cars palestiniens étaient interdits de s'approcher des barrages militaires.
d'après www.arabs48.com

 

08-02
Les forces d'occupation israélienne ont continué ses agressions contre le peuple palestinien
et ont fermé les passages militaires autour la ville 

empêchant les citoyens de entrer ou de sortir de la ville déclarant la région '' zone militaire fermé '' .
 
08-02
Les Israéliens kidnappent "Abou Tarek" et sa fille "Malak" la nuit de l'Aïd et les jettent en prisons.
Elle est restée devant la porte de sa maison pendant des heures après que les soldats l'aient autorisée à revenir chez-elle.
Mais son mari et sa fille ne sont encore pas rentrés à ce jour.

 

 
 
Autres territoire palestinien en Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967
 Village de Kafen . (Tulkarem)
08-02
Les forces  ont procédé à des perquisitions maison par maison et ont arrêté Fadi Katale, 25 ans, Rabir Amar, 27 ans.
 
Tubasse
09-02
les troupes israéliennes ont envahi aujourd'hui matin le village de Tubasse
La famille de Nasiriya dit que les soldats israéliens ont obligés tous les habitants de quitter la maison et ont arrêté Atba Faleh Abou Nasiriya et conduit vers une destination inconnue.

5 Dossier Sharm El-Sheikh

a) Sommet Abbas / Sharon Processus de paix ou entreprise sécuritaire ?

Alors que les déclarations optimistes déferlent à propos de l’espoir qui renaît au Proche-Orient, le sommet Sharon / Abbas de ce mardi 8 février à Charm El-Cheikh en Egypte va, encore une fois, marquer la défaillance profonde de ce qui est, depuis 1993, communément appelé " processus de paix ". Ce qui est attendu de ce sommet est déjà connu : tout au plus une officialisation de la trêve de facto observée depuis le 19 janvier, un grand nombre de mesures sécuritaires en échange de " gestes " accordés par Israël concernant le retrait de quelques villes de cisjordanie et la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens.

On en est loin d’un processus portant sur les questions de fond, comme l’occupation, Jérusalem, les réfugiés, les colonies, le mur, ou l’Etat palestinien. Alors que l’horizon des vraies négociations s’éloignent indéfiniment, le sommet Sharon / Abbas ainsi que le principal du processus qui va suivre, au moins jusqu’à la fin 2005, sera essentiellement sécuritaire… avec des annexes " démocratiques " et " économiques ".

Un nuage d’optimisme pour rien

Le vide politique de ce nouveau sommet contraste avec le ciel chargé d’optimisme creux qui l’accompagne. Une " occasion " à ne pas manquer, " un moment d’espoir ", selon Condoleeza Rice. Un contexte qui ouvre la possibilité d’une " percée " historique vers " la sécurité et la paix ", selon Ariel Sharon. " Des progrès sont enregistrés ces jours-ci pour la réalisation de la paix tant attendue dans la région ", selon Mahmoud Abbas. Une " opportunité " pour " réaliser des progrès tangibles " selon l’Egypte. Une nouvelle " dynamique " de la paix, selon Michel Barnier. Etc, etc...

Mais dans ce sommet, " Il n y aura pas de négociations politiques ", a catégoriquement tranché le gouvernement israélien ce jeudi 3 février dans une déclaration à l’AFP. Une déclaration qui prend d’autant plus d’importance qu’ elle survient après des délibérations de haut niveau avec l’administration américaine. Le 31 janvier, craignant que le sommet soit l’occasion pour les Palestiniens de soulever la moindre question sérieuse, Ariel Sharon a dépêché ses plus hauts conseillers, conduits par Dov Weisglass, le révélateur du formol, à Washington. Il fallait rencontrer Condoleeza Rice avant son arrivée à Jérusalem et verouiller le cadre de la période " historique " qui sera inaugurée par le sommet de Charm El-Cheikh.

Pas de négociations politiques, avant que…

" Il n’y aura pas de négociations politiques ", ni maintenant, ni avant que " les Palestiniens respectent leurs engagements inclus dans la feuille de route ", poursuit la déclaration. L’Autorité Palestinienne avaient pourtant pris ce dernier temps des mesures pour lesquelles le nouveau Président palestinien avait été jugé " impressionnant ", et ce par Shimon Peres et Condoleeza Rice en personne. N’avait-il pas déployé plus de 4000 policiers à Gaza pour empêcher les tirs de roquettes sur Israël et permettre même à Ariel Sharon de tenir son conseil de ministres à Sdérot pour sauver la face alors que l’armée israélienne avait été jugée incapable d’y parvenir ?[1] N’avait-il pas réussi à convaincre le Hamas et le Jihad Islamique d’observer une trêve alors que les incursions et arrestations continuaient du côté israélien ? Ou n’a-t-on pas, de toute façon, fait croire au monde, qu’il suffisait aux Palestiniens de procéder à des élections démocratiques pour que la paix soit enfin à nos portes, ou comme le dit aujourd’hui Georges Bush, que l’Etat palestinien soit " à portée de main " ?
Tout cela n’est finalement pas " suffisant ". Selon l’accord conclu entre Condoleeza Rice et Dov Weisglass, les Palestiniens ne peuvent se contenter du déploiement des policiers, mais il faut, avant toute négociation " qu’ils commencent vraiment à démanteler les organisations terroristes ". De plus, précise Sylvan Shalom, ministre des affaires étrangères, le cessez-le-feu, négocié actuellement par le Président palestinien avec les groupes radicaux, que le sommet du Charm El-Cheikh est censé traduire en " armistice " ne contentera même pas Israël[2]. L’enthousiasme de la presse à propos de l’espoir de paix suscité par cette même trêve peut ainsi partir en fumée.
Les exigences israéliennes sont donc reprécisées à la hausse. La perspective du démantèlement des groupes armées avait pourtant été, provisoirement, écartée après la mort de Yasser Arafat, visiblement pour permettre au nouveau Président de mener dans des bonnes conditions sa campagne électorale ainsi que les négociations/transactions qui l’ont accompagnée. Aussi bien Ariel Sharon que Mohamed Dahlan, actuellement haut conseiller de la sécurité palestinienne, ont jugé à l’époque que le désarmement de la myriade des mouvements était une affaire " plus complexe "[3].
Ce " Plus complexe " signifie bien sûr très long, ce qui permet encore de repousser l’horizon des négociations, et également, dans l’intervalle, de parfaire la bantoustanisation de la Palestine, pendant que les différentes parties, aujourd’hui sans exception, se font concurrence pour affirmer leurs attachements à la feuille de route.
" Plus complexe " signifie aussi la mise en place d’un ordre ultra-sécuritaire digne des moyens modernes de l’Empire où la "Palestine" s’aprête à devenir une de ses provinces.

La province sécuritaire de l’Empire
On peut décrire l’infrastructure de cette province sécuritaire par les immenses travaux qui se poursuivent actuellement pour construire des grandes-prisons-aux-populations, des prisons encerclées par des colonies expansives, survolées de routes " pour juifs seuls ", isolées mais (prochainement) reliées par des tunnels, pour le peuple asservi, dont des bretelles conduiront directement aux portes des zones industrielles où le capital soumettra, enfin, une main d’œuvre mille fois contrôlée, etc. [4]
Mais la période " historique " qui sera ouverte par le sommet de Charm El-Cheikh se concentrera sur la couche " complexe " que l’Autorité palestinienne doit assumer pour " le rétablissement de la loi et de l’ordre ". Les moyens financiers n’y manqueront pas puisque Georges Bush, dépassant les estimations, vient de débloquer une rallonge de 350 millions de dollars d’aide à l’Autorité pour accomplir un certain nombre de " réformes ". Parmi ces " réformes ", se trouve la construction d’un appareil sécuritaire imposant et, surtout, piloté par la CIA.
Ainsi Mme Rice et Dov Weisglass, dans les préparatifs du sommet d’Egypte, ont abordé le 31 janvier à Washington la création d’un " mécanisme supervisé par la CIA permettant d’assurer la coordination sécuritaire israélo-palestinienne, même en cas d’attentats terroristes " [5]. Dans ce cadre, le 7 février, Mme Rice a désigné le général américain William Ward " au poste délicat de coordinateur en matière de sécurité " [6]. Egalement dans ce cadre, Israël et l'Autorité palestinienne vont constituer une commission conjointe qui " traitera des cas " des Palestiniens recherchés et inscrits sur la liste noire d’Israël[7].
Des villes sous surveillance
Le mécanisme en question permettra donc une surveillance politique officiellement connectée aux organes américaines de renseignement. Outre la bande de Gaza, ce système sera mis en place dans les cinq localités de Cisjordanie qui feront l’objet d’un retrait de l’armée israélienne. L’accord devra concerner d’abord Jéricho, puis dans un délai de deux semaines, Toulkarem, Bethléem, Kalkilia et Ramallah, avant de toucher progressivement les autres localités.
Dans ces villes, les négociateurs palestiniens rapportent que les activistes recherchés par Israël seront placés sous la surveillance de l’Autorité et, donc de la comission conjointe israélo-palestinienne. Selon Amos Gilad, conseiller pour les affaires politiques du ministre de la Défense Shaoul Mofaz, Israël sera disposé à suspendre ses poursuites contre les Palestiens recherchés qui accepteront de baisser les armes[8]. Après des accords globaux avec la direction des organisations radicales, on passera donc à la répression et au " traitement " au cas par cas ?
Il sera également question d’une coopération sécuritaire entre Israël, l’Autorité et l’Egypte, en particulier pour empêcher la contrebande d’armes via des tunnels dans le sud de la bande de Gaza. Cette coopération comprendra le déploiement de renforts de policiers égyptiens le long de la frontière. A cet effet, la création d’un contingent de 750 hommes composant une force de sécurité conjointe palestino-egyptienne avait été précédement annoncée[9]. Le 2 février, une centaine de policiers palestiniens ont lancé déjà une opération contre des tunnels près de Rafah, avait indiqué Moussa Arafat, le chef de la sécurité pour la bande de Gaza.
Parmi les exigences israéliennes, l’Autorité devra également, avant toute négociation, prouver sa compétence en traquant et détruisant les caches d’armes et l’infrastructure de fabrication de roquettes du Hamas.
Il n’y a point de processus de paix dans tout cela, mais un processus d’enlisement fondé sur le dogme du tout sécuritaire, avec une absence flagrante de fond politique qui préserve et aggrave même les racines du conflit.

Un long processus de " retrait "
Sur la question du retrait d’Israël des villes de Cisjordanie pour occuper les positions d’avant l’Intifada de septembre 2000, les choses seront faites de manière à durer le plus longtemps possible. Les localités concernées dans l’immédiat sont seulement au nombre de 5. Le plan se fera par étapes et devra être étalé, au moins, jusqu’à la fin de l’année 2005.
Maniant la carotte et le bâton, Israël aura l’initiative d’annuler, de reporter des étapes, ou même de réoccuper certaines villes, selon ses propres critères. Dans l’espace " historique " ouvert par ce processus, on entendra mille fois Ariel Sharon rappeler à Abbas qu’il ne fait pas assez contre " les terroristes ". Cela sera ennuyeux et stérile dans la continuité des longs épisodes d’Oslo avec le paysage du Mur en guise de résultat.
Un aperçu de ces futures tractations destinées à remplir le vide a déjà eu lieu la semaine dernière. Le 30 janvier, Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a promis le transfert du contrôle de plusieurs villes de Cisjordanie à l'Autorité palestinienne " dans les prochains jours ", avant même le sommet d’Egypte. Le lendemain, l’armée israélienne commet une bavure. Norhan Dib, une petite écolière palestinienne de 10 ans est tuée par un tir de char israélien sur une école des Nations Unies à Rafah. Le Hamas tire en représailles cinq obus de mortier sur la colonie de Neve Dekalim. Israël reporte alors à une date ultérieure le retrait en question.
Les accords actuels continuent à lier intimement le plan de retrait militaire des villes à l’établissement de l’ordre sécuritaire renvoyant la question de l’occupation aux oubliettes. Dans cette logique, le retrait ne signifie nullement " fin d’occupation " puisque la réoccupation est possible à tout moment, pour " rétablir l’ordre ".

La libération des prisonniers
Avec le transfert du contrôle des villes, la libération d’une partie des prisonniers politiques constitue le deuxième " geste " envisagé par Israël. Sur environ 8 000 prisonniers, 900 devront bénéficier de cette mesure.
Suite à des âpres négociations, Israël a accepté le principe de créer une commission avec les Palestiniens chargée de discuter des critères pour la libération des prisonniers. Cinq cents détenus devraient être relâchés dans l’immédiat, et 400 autres dans une période de trois mois.
La libération des prisonniers, qui est de la plus haute importance pour les Palestiniens, a été une des exigences posées dans la négociation de la trêve. Mahmoud Abbas avait demandé que Qassam Barghouti (fils de Marwan Barghouti) et cinq autres prisonniers de premier plan soient concernés[10].

Bien que ca soit une mesure d’apaisement, l’aspect partiel de cette libération et les liaisons possibles avec les négociations de la trêve ouvrent le risque de soumettre cette question à la logique sécuritaire en vogue. Encore sur ce dossier, il s’agit d’une question politique, liée à l’occupation, et qui ne peut être résolue que dans le cadre d’une solution politique plus globale.

Faut-il croire Georges Bush ?
Oui, il faut le croire quand il dit qu’il n’y aura pas d’Etat palestinien avant son départ de la Maison blanche. C’était sa déclaration du 12 novembre 2004 au lendemain de la mort de Yasser Arafat. Le journal Le monde a d’ailleurs titré " Bush enterre l’Etat palestinien " suite à cette déclaration. Malgré cela, des reponsables de l’Autorité palestinienne continuent à espérer que Bush va plus s’intéresser à la Palestine durant son second mandat. Le coup d'épée dans l’eau de Tony Blair consistant à faire une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient sans la présence des Israéliens n’a pas suffit non plus à dissiper les illusions.
Le délais de 4 ans annoncé par Bush pour créer l’Etat palestinien, considéré tout de même " à portée de main ", a été jugée trop long. Ahmad Quorei, le premier ministre palestinien a réagi en exigeant un Etat dans les 13 mois. Les Palestiniens veulent aller plus vite mais les vraies questions n’ont pas de réponse : Quel Etat ? Quelles frontières ? Comment dépasser le Mur qui a le soutien de Georges Bush ? Quelle solution peut-on obtenir à la va-vite ?
C’est Condolezza Rice qui va apporter quelques éléments de réponse, en marge du sommet auquel elle ne participera pas. Ce mardi 1 février, elle a "reconnu", après une rencontre avec Dov Weisglass, qu’il ne peut y avoir de paix " sans un Etat palestinien qui soit viable ", un tel Etat qui serait " à portée de mains " doit disposer de suffisamment de terre pour exister de façon " correcte ". Ceci nécessite qu’Israël " cède des terres ", et (dans une autre déclaration) " continuer à prendre les décisions difficiles " (comme le désengagement de Gaza). La recette du formol inventée par son interlocuteur, Dov Weisglass, se précise : soit une mise prolongée sous formol " pour empêcher la création d’un Etat palestinien ", ou alors un Etat " correct " si Israël " cède " encore un peu des terres sur un territoire occupé et considéré comme acquis.
Cela pourrait revenir à un désengagement supplémentaire de quelques colonies isolées en Cisjordanie, avec, peut-être, des légères modifications sur le tracé du Mur. L’hypothèse d’un désengagement supplémentaire qu’Israël pourrait proposer comme règlement définitif du conflit est confirmée par une déclaration d’Ehud Olmert, le vice-premier ministre israélien, dans une interview publiée le 30 décembre 2004 par le Jerusalem Post. Olmert y affirme qu’Israël " ne peut se permettre de rester les bras croisés " et qu’il est dans son intérêt " d’opérer un retrait sur une plus vaste échelle que celui qui se fera dans le cadre de l’actuel plan de désengagement ".
Quant aux futures négociations de paix, Olmert, dans la même déclaration, avait expliqué comment ca marche : " Nous pourrions très bien négocier et il se peut que ces négociations soient ensuite rompues, mais Israël continuera à mettre en oeuvre des mesures unilatérales… ".

Négociations de façade et mesures unilatérales. La donne au Proche-Orient a-t-elle changé ?
Avec un désengagement supplémentaire et des modifications sur le tracé du mur, en guise de règlement définitif du conflit, le futur Sous-Etat palestinien n’est pensé que dans le cadre imposé des frontières de l’apartheid. C’est là que réside le maximum américain que personne ne peut dépasser qu’en bouleversant la logique et les étapes de la feuille de route. Ceux qui l’ont acceptée devront se contenter de ce planfond. Ceux qui recherche la paix au Proche-Orient doivent bâtir une autre route.


[1] Comme l’atteste une déclaration, le 19 janvier 2005, du ministre de l’infrastructure Binyamin Ben Eliezer : " Il faut donner carte blanche à l'armée pour qu'elle stoppe les tirs de Qassam, mais malheureusement elle a déjà presque tout tenté pour y parvenir et il faut donc accélérer la mise en oeuvre du plan de retrait de la bande de Gaza ". AFP.
[2] Déclaration à la radio publique israélienne. AFP. 3 février 2005.
[3] Lire à ce sujet un article de l’Agenda du Proche-Orient, n°3, " La légende d’Arafat fera l’après-Arafat ".
[4] Lire à ce sujet un document détaillé du PENGON, " Pris au piège comme des rats ", disponible en Français sur
www.ism-france.org.
[5] AFP, d'après la presse israélienne. 31 janvier 2005.
[6] Reuters. 7 février 2005.
[7] AFP. 2 février 2005.
[8] AFP. 2 févruer 2005.
[9] Reuters. 14 janvier 2005.
[10] AP. 6 février 2005.
(Envoyer par nghemraoui nghemraoui@eurekainfo.com -8 février 2005

b) Point de vue de Robert Fisk : Il n'y aura pas de paix au Proche-Orient sans justice

Ainsi les Palestiniens vont mettre un terme à leur occupation d'Israël. Les tanks palestiniens n'entreront plus en écrasant tout sur leur passage dans Haifa et Tel Aviv. Les F-18 palestiniens ne bombarderont plus les villes israéliennes. Les hélicoptères Apache palestiniens ne mèneront plus "d'assassinats ciblés" -c'est à dire de meurtres- de leaders militaires israéliens.

Les Palestiniens ont promis de cesser tous les "actes de violence" contre les Israéliens et Israël a promis de mettre un terme à toute "activité militaire" contre les Palestiniens. Ca y est alors. La paix est là..

Un Martien- même un Martien bien renseigné- aurait conclu que c'était ça le message, à supposer qu'il soit tombé sur le monde de "fantasy" de Sharm el-Sheikh hier. Les Palestiniens avaient utilisé "la violence", les Israéliens eux ayant mené "d'innocentes" opérations. La violence palestinienne ou "le terrorisme et la violence" - cette dernière formulation étant nettement plus populaire puisqu'elle porte le stigmate du 11 Septembre 2001- était maintenant terminée. Mahmoud Abbas- qui a dit à un proche ami libanais cette année qu'il portait un costume et une cravate pour paraître "différent" de Yasser Arafat- a accepté tout cela. Seulement quelles personnes occupaient les maisons de quelles autres personnes restait un mystère.

Mahmoud Abbas, cheveux grisonnants et chargé de sagesse, avait la tête de l'emploi. Nous devions oublier que c'était le même Abbas qui avait rédigé les Accords d'Oslo, qui, dans les 1000 pages qui les composaient avait négligé d'utiliser -ne serait-ce qu'une fois- le mot "occupation" et qui ne parlait pas de "retrait" israélien des territoires palestiniens mais de "redéploiement".

A aucun moment hier, il n'a été question d'occupation. Tout comme le sexe, "l'occupation" devait être censurée et ne pas apparaître dans le récit historique. Comme d'habitude -comme à Oslo- les vraies questions ont été repoussées à une date ultérieure. Les réfugiés, le "droit au retour", Jerusalem Est comme capitale palestinienne: occupons-nous en plus tard.

Jamais auparavant nous n'avons eu autant besoin de la voix caustique du regretté Edward Saïd. Des colonies- des colonies juives pour les juifs ,et uniquement les juifs, sur la terre arabe- on n'a, bien sûr, pas parlé hier. Pas plus que l'on a parlé de Jerusalem Est. Ni du "droit au retour" des réfugiés de 1948. Ce sont les "rêves irréalistes" auxquels les Israéliens ont fait référence hier.

De tout cela on discutera "plus tard" - comme cela était censé l'être dans les accords d'Oslo sans espoir d'Abbas. Tant que l'on peut renvoyer à plus tard les causes réelles de la guerre, tout va bien. "Un terme à la violence", qui a coûté 4000 morts- tout a été dit hier, sauf l'équation de première importance que les deux tiers de ces morts étaient des Palestiniens. La paix, la paix, la paix. C'était comme le terrorisme, le terrorisme, le terrorisme. Le genre de truc qu'on peut trouver sur une étagère de supermarché. Si seulement.

A la fin de la journée, les questions étaient les suivantes. Les Israéliens démantèleront-ils leurs énormes colonies en Cisjordanie, y compris celles qui entourent Jerusalem? Aucune référence à cela hier. Mettront-ils un terme à l'expansion des colonies juives- pour les juifs et uniquement les juifs en Cisjordanie palestinienne? Aucune référence à cela hier. Autoriseront-ils les Palestiniens à avoir une capitale dans l'arabe Jerusalem Est? Aucune référence à cela hier. Les Palestiniens mettront-ils vraiment un terme à leur intifada- y compris aux attentats suicides - suite à ces promesses qui n'existent pas?

Comme les élections irakiennes- qui ont eu lieu sous occupation étrangère- les pourparlers Israelo-Palestiniens ont été historiques parce qu'ils étaient "historiques". La Ministre américaine des Affaires Etrangères, Condoleezza Rice,a "averti" les Palestiniens qu'ils doivent "contrôler la violence" mais il n'y a eu, comme d'habitude, aucune demande de "contrôler" la violence de l'armée israélienne.
Parce que la condition sine qua non de l'équation était que les Palestiniens étaient coupables. Que les Palestiniens étaient la partie "violente" -d'où l'exhortation à ce que les Palestiniens mettent un terme à "la violence" alors que les Israéliens mettraient simplement un terme aux "opérations". Il semble que les Palestiniens soient génériquement violents. Les Israéliens génériquement respectueux de la loi; ces derniers mènent des "opérations". Mahmoud Abbas a approuvé ce non-sens.

C'était on ne peut plus clair dans la façon dont ont été rapportés les évènements d'hier. Ce qui était en jeu a dit CNN était "un terme à toute violence"- comme si l'occupation et la colonisation illégale n'étaient pas des formes de violence. L'agence de presse américaine Associated Press a parlé lâchement de "villes qui, pour l'instant, continuent à être sous contrôle israélien" en d'autres mots, sous occupation israélienne, bien qu'ils ne le disent pas sous cette forme à leurs lecteurs.

Ainsi Mahmoud Abbas va être le Hamid Karzai de Palestine, sa cravate étant l'équivalent de la robe verte de Karzai, "notre" homme neuf en Palestine, le "tsunami" qui a nettoyé la contamination de Yasser Arafat, dont Condoleezza Rice a évité la tombe hier. Mais les chausse-trappe subsistent: Jerusalem Est, les colonies juives et le "droit au retour" des Palestiniens de 48 dans les maisons qu'ils ont perdues.

Avant d'applaudir comme les "faiseurs de paix" de Sharm El-Sheikh hier, nous ferions mieux de comprendre que, à moins d'apporter une réponse à ces importantes questions sur l'injustice maintenant, ce nouvel acte d'"accord de paix" se révèlera aussi sanglant qu'Oslo. Demandez à Mahmoud Abbas. Il était l'auteur de ce premier accord fatal.

A aucun moment hier il n'a été question d'occupation.

Par Robert Fisk
The Independent, 9 Février 2005
http://news.independent.co.uk/world/fisk/story.jsp?story=`9177
Traduit par Danielle Mourgue.

5 -2
Madeleine Rebérioux :
Palestine - Israël : quelques réflexions
 
La formule célèbre attribuée à Théodore Herzl selon laquelle la Palestine, " terre sans peuple " était destinée aux juifs, un " peuple sans terre ", ne saurait être exclusivement attribuée à l’ignorance. Théodore Herzl, l’Autrichien, Israel Zangwill, l’Anglais, et Haïm Weizmann, l’Américain qui devint président du congrès sioniste mondial puis premier président de l’Etat d’Israël, savaient bien que la Palestine historique, existait dans le cadre de l’empire ottoman, puis du mandat britannique au lendemain de la Grande Guerre, et n’était pas vide d’hommes. Ils voulaient dire qu’il s’agissait d’un pays assez peu peuplé et, surtout, habité par des nomades ou des paysans incapables de la mettre en valeur. Eux, au contraire, les amants de Sion, les sionistes, allaient en faire non pas tant – ou seulement – une terre de refuge au moment où, depuis les années 1880, de nouveaux modes d’antisémitisme se développaient en Europe, mais un pays prospère et moderne.
Cette représentation était et est largement restée typiquement coloniale. Elle n’est pas propre aux relations entre les fondateurs de l’Etat d’Israël et les Palestiniens. On la retrouve en Algérie. On la retrouve en 1913 à propos du Maroc : il fallut l’œil prompt et l’énergie de Jaurès pour obtenir cette année-là que la tendance dite guesdiste du groupe parlementaire socialiste renonce au projet de transférer les fellahs marocains d’une vallée pour que celle-ci, remise dans les mains exemplaires de socialistes français, se trouve modernisée et fertilisée [1] .
Et cette image du colonisé arriéré, le colonisateur étant porteur du progrès, n’est pas absente d’un récit célèbre du grand écrivain Jean-Richard Bloch, lorsqu’il rédige en 1926, le Robinson juif, à son retour des cérémonies qui ont marqué, dans la Palestine mandataire, l’inauguration de l’Université hébraïque de Jérusalem [2] ; ces textes, ainsi rapprochés sur une période relativement courte – un peu plus d’un quart de siècle – n’oblitèrent en aucun cas le judéocide nazi. Ils ne diminuent aucune des responsabilités de l’Europe dans la tragédie hitlérienne. Mais ils nous suggèrent de situer les conséquences palestiniennes de cette tragédie dans une séquence plus longue, typiquement coloniale. Que ce soit au nom du progrès, des droits de l’Homme ou de Dieu, la constitution d’un second peuple sur un territoire déjà peuplé, celle d’un État moderne dont ce peuple se considère le porteur et le moteur, ne peuvent se séparer de ce contexte [3] . La référence au caractère premier, et donc primordial, du peuple juif en Palestine a exalté la foi et l’espérance. Elle a nourri la volonté des pionniers. Elle constitue l’élément le plus original du nationalisme sioniste.
Il n’empêche : il n’y a pas de peuple-race. Sur 2000 ans, les droits dits " historiques " sont imaginaires. Ce qui n’a pas empêché nombre d’Israéliens de s’en réclamer, sincèrement. Et l’Etat d’Israël, né en 1948, de se constituer sans autre perspective que celle de ce nationalisme [4] , sur la base de ce qu’il faut bien appeler une contre-vérité historique.
Ce nationalisme colonial a conduit sinon à la totale invisibilité, du moins à la très faible visibilité du peuple palestinien, sur près d’un siècle. Palestinien, quel drôle de mot ! Ce sont des Arabes, certes pas tout à fait comme les autres, mais quand même ! Comme dans un film récent, l’image que s’en font les Israéliens est celle d’un paysan pourvu d’un ou deux moutons, d’un ânon, de quelques enfants et d’une femme.
Benny Morris, lui-même, un des " nouveaux historiens israéliens " [5] dresse la liste des 369 villages d’où les Arabes furent finalement exilés. Une liste est une liste. Une image pèse d’un autre poids. Pourquoi ces " départs ", cet exil ? C’est un autre problème sur lequel je reviendrai dans un instant. Mais dès lors que l’expulsion est un fait acquis, que les Palestiniens sont expulsés – paysans, petits commerçants des villes – et peuplent les camps, au Liban, en Jordanie, etc. [6] , ce sont les Etats arabes qui accèdent au devant de la scène. En novembre 1947, ils avaient dénoncé avec vigueur la décision de la jeune ONU, acquise avec le soutien de l’URSS et ses alliés, matrice internationalement légitime de la création de l’Etat israélien. Ils réapparaissent ensuite à maintes reprises, plus soucieux sans doute de consolider leur influence que d’aider à la reconnaissance d’un peuple, à l’émergence d’un État palestinien. Au reste, la Renaissance arabe, la Nahda, contemporaine des débuts du sionisme, n’a pas de raisons sérieuses, même quand elle décide publiquement de s’y opposer à partir de 1947, de valoriser les Palestiniens en tant que tels.
La suite des événements (1948-49, 1973, etc) n’a pas démenti ces prémices.
Il a fallu, dans les années 1960, la création de l’OLP puis en 1988-89 son renoncement aux paragraphes de sa Charte qui visaient la disparition de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat hébreu (je n’oublierai jamais ce 2 mai 1989 où, invité par le président de la République, François Mitterrand, Yasser Arafat vint faire part à une centaine de militants et d’intellectuels français de la " caducité " de la Charte), il a fallu enfin les accords d’Oslo (1993-1994) pour qu’une stratégie palestinienne devienne peu à peu visible. Elle les émancipait des protecteurs arabes, sans renoncer bien sûr à obtenir leur soutien. Elle faisait du peuple palestinien un acteur collectif, l’acteur de sa propre histoire. Un acteur qui s’appuyait sur le droit international, les célèbres résolutions 194 et 242, et qui leur donnait chair. Pour que le droit international cesse d’être un thème juridique, il lui faut s’incarner. C’est ce que les accords d’Oslo ont, temporairement, rendu possible. Sur la scène internationale, sur la scène française, l’émergence de l’Autorité palestinienne, au terme d’élections internationalement contrôlées et incontestables, a rendu visible non seulement le peuple, mais la nation palestinienne, son droit à un Etat. C’est elle aussi qui a rendu possible le Conseil législatif palestinien, porteur de forces vives et diversifiées. C’est elle enfin qui a rendu indispensables des négociations avec Israël. Qui ont finalement échoué [7] .
Cette façon de raconter se donne des allures " impartiales ", peu acceptables dès lors qu’il s’agit de prises de position qui visent à l’honnêteté – ne pas négliger ceux qui pensent autrement – non à une pseudo-neutralité.
L’accès des Palestiniens à la visibilité s’est aussi appuyé à l’évidence non seulement sur un processus intérieur, mais sur les scandales associés aux massacres dits régionaux (" Septembre noir " en Jordanie, " Sabra et Chatila " au Liban), mais aussi sur les initiatives d’une diaspora européenne disposant de quelque argent (il y avait une réelle bourgeoisie palestinienne dans la " Palestine mandataire ") et de brillants intellectuels : il faut souligner ici le rôle joué par la Revue d’études palestiniennes et par son rédacteur en chef, Elias Sanbar. Il faut aussi, puisque ce numéro de la revue va paraître en décembre 2002, souligner le rôle quotidien des médias dans les nouvelles figures de cette visibilité. Sans qu’il soit question de mettre en cause leur honnêteté, les pouvoirs détenus par l’audiovisuel portent la puissance et la gloire au bénéfice des Palestiniens dès lors que l’opinion, alimentée par des images, l’inscrit à leur détriment : je parle ici, chacun l’entend comme moi, des " attentats-kamikazes ", dont les victimes, toutes les victimes, contribuent à la dégradation de leur représentation. Et à un retour vers la " sauvagerie " censée significative non pas des Palestiniens en particulier, mais des Arabes (voyez le " terrorisme FLN " pendant la guerre d’Algérie). A une époque où le révisionnisme se généralise, les enseignants qui lisent notre revue doivent en prendre conscience. D’autant que, du côté israélien, l’égale visibilité n’est pas acquise. Et de loin. Un seul exemple : les interprétations de l’échec des négociations à Camp David en juillet 2000, et le récit que les Israéliens sont parvenus à imposer comme vrai [8] : les Palestiniens se sont conduits comme des ingrats, ils ont refusé une " offre généreuse ". Or celle-ci est offerte par l’occupant, à Yasser Arafat qui a reconnu l’Etat d’Israël comme détenteur de 78 % de la Palestine historique et qui a accepté de fonder le futur Etat palestinien sur 22 % de ce territoire. Faut-il ajouter que sur ces " 22 % " s’accumulaient ce que les négociateurs palestiniens ont pu qualifier d’escroqueries : dans les terres que les Israéliens refusent de rétrocéder, il y a tous les territoires qu’ils déclarent stratégiques, et ceux qui sont occupés par les colonies, sans que cela soit dit clairement.
Non, les Palestiniens ne sont pas encore pleinement visibles. La transparence a fait quelques progrès. L’égalité de visibilité n’a pas été acquise, fût-ce au plan diplomatique, et malgré les efforts de Charles Enderlin. Il est encore long, le chemin qui mènera à la fin de l’humiliation. Et à l’indépendance.
Derrière l’humiliation, les questions de fond…
On ne saurait pourtant réduire à ce débat les questions de fond, largement esquivées à Camp David, abordées, à tout le moins, dans la précipitation et génératrices d’un échec dont les conséquences dramatiques se déroulent aujourd’hui sous nos yeux. A supposer qu’on laisse de côté la question de l’eau, pourtant vitale et à propos de laquelle les responsabilités d’Israël ne sont pas douteuses, trois principales questions se dégagent :
La question des colonies tout d’abord.
Elle devrait être la plus simple à régler car l’Etat d’Israël, après avoir conquis son droit à l’existence devant les instances internationales, après avoir obtenu par la force ou la peur le départ de son territoire de quelque 700 000 à 800 000 Palestiniens (tout en en gardant à peu près autant) dont il a, en vertu d’une loi de décembre 1948, confisqué les biens, a reconnu qu’il devait revenir à ses frontières de juin 1967, et donc démanteler de très nombreuses " colonies " construites dans les territoires palestiniens occupés depuis cette date. Pourtant il n’en fait rien. Les nouveaux colons, souvent liés aux partis nationaux religieux, sont plus de 200 000 en 2002. Leur nombre a triplé depuis les accords d’Oslo. Le " cancer " des colonies s’étend non seulement en raison de cette croissance, encouragée par l’Etat, mais grâce aux réseaux de routes de contournement, de check-points et autres lieux de contrôle qui assurent leur domination sur l’espace palestinien.
Qu’est-ce qui en sort ? Un pseudo Etat, semé de trous, divisé en quatre régions encerclées de blocs de colonies qui ne peuvent communiquer entre elles ; un Etat non viable et invivable. Uri Avnery, dans un article du 26 octobre 2002, a décrit la situation des villages palestiniens dont les oliveraies bordent une colonie, et où les colons contrôlent la situation : si un propriétaire s’approche pour cueillir ses fruits, les colons lui tirent dessus, en coordination avec l’armée. Ainsi vont les colonies : les villageois palestiniens s’en iront peut-être... Bon exemple du " transfert " dont on dira sans doute, plus tard, qu’il fut volontaire [9] .
Le mouvement " La paix maintenant ", affaibli mais non moribond, a fait de l’évacuation des colonies son cheval de bataille face à Ariel Sharon. Il y a de l’espoir.
Y en a-t-il aussi pour la deuxième interrogation sur laquelle a buté Camp David qui concerne les lieux saints ? Cette question est enseignée, sous différentes formes, dans les manuels d’histoire, mais notre culture laïque, sans la récuser, la considère avec quelque méfiance. Terre natale des trois grandes religions issues d’Abraham, comment doit être gérée Jérusalem ? S’agit-il de la ville tout entière où les Israéliens ont multiplié les implantations ? Ou des seuls " lieux saints " (mur des lamentations, esplanade des Mosquées, sanctuaire relevant des églises chrétiennes) ? Entre les Palestiniens (restés en Israël ou vivant dans les territoires occupés) et les chrétiens, il y a d’autant moins de désaccords que beaucoup de Palestiniens sont chrétiens. Deux solutions ont été envisagées : une gestion internationale des lieux saints, la reconnaissance de la souveraineté palestinienne sur Jérusalem-Est, sur le mont du Temple et la zone qui l’entoure. A Camp David (juillet 2000), le débat, à ce stade insoluble, car il renvoie à la part du sacré dans les deux camps et aurait donc dû exiger de très larges négociations, met en évidence les contradictions.
Deux mois plus tard, alors que la question du pouvoir politique domine Israël, Ariel Sharon se rend sur ce que les juifs israéliens appellent le mont du Temple et les Palestiniens l’esplanade des Mosquées. Le 28 septembre au matin, il y arrive entouré de nombreux policiers. Après divers incidents, ce comportement, jugé provocateur, participe fortement au déclenchement de l’Intifada-al-Aqsa [10] . Relance tragique : les oppositions politiques et sociales fondamentales sont débordées par le sacré et ses manipulations. Il faut du temps.
Rien, ou peu, de sacré en revanche dans la troisième question. Elle concerne le droit au retour des Palestiniens. Qu’il s’agisse d’un droit internationalement reconnu est indiscutable. La résolution 194 de l’ONU adoptée en 1948 en fait foi : " Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible ". Année après année, l’ONU le confirme. En 1950, quand l’ONU entérine l’entrée d’Israël, alors que la décolonisation des peuples et des nations arabes commence à peine, elle lui demande d’accepter solennellement ce droit au retour. Voilà pour le droit, notre horizon certes. Mais qu’en est-il de la réalité ? Pas si simple ! Première question : combien de personnes sont concernées ? Entre 3,5 et 4,5 millions (estimation basse, estimation haute) résident aujourd’hui hors des frontières de la Palestine historique (couverte par l’Autorité palestinienne ou par l’Etat d’Israël). Il s’agit de Palestiniens réfugiés dans des camps, dans divers pays arabes, et de la diaspora palestinienne (celle-ci est composée de ceux qui ont eu assez d’argent et d’influence intellectuelle ou de chance pour se réfugier en Europe ou aux Etats Unis). Leur soutien aux autres Palestiniens est essentiel. Un seul exemple : sans eux, sans Elias Sanbar, Camille Mansour et d’autres, la Revue d’études palestiniennes n’aurait pu ni vivre, ni survivre.
Mais aussi, seconde question : quelles pourraient être les conséquences de l’application intégrale du droit au retour ? Au-delà d’Israël, et parmi les personnes d’origine juive les plus attachées à l’émergence de l’Etat palestinien, s’exprime une inquiétude de type démographique : ne s’agit-il pas d’arabiser Israël en en bouleversant la démographie ? [11] Les concepts sont complexes, les statistiques confuses, assurément. Les dynamiques urbaines mettent en lumière l’évolution de la natalité, y compris chez les Palestiniens. N’empêche : l’inquiétude existe. Beaucoup de Français d’origine juive et nullement sionistes se sentent néanmoins solidaires du caractère propre de cet Etat, Israël, où vivent nombre de leurs amis, de leurs cousins, de leur parentèle. Elias Sanbar formule la réponse suivante : il faut négocier, non pas le principe du droit au retour, mais son application [12] . C’est possible dès lors que les Palestiniens ont accepté de partager leur patrie. C’est possible, non pas en se référant à Camp David (juillet 2000) mais aux négociations de Taba (janvier 2001). C’est possible à condition que l’Etat d’Israël reconnaisse le " déplacement et l’expropriation de la population civile palestinienne " en 1948. C’est possible en discutant de la réalité (de nombreux Palestiniens ne souhaitent pas rentrer en Israël) et des modes d’indemnisation susceptibles d’être débattus.
Nous sommes à la fin de 2002. Aucune de ces questions de fond n’a été sérieusement discutée ; ce n’est pas une raison pour les négliger.
Mais, surtout, la dégradation de la situation a atteint une telle ampleur que ces problèmes paraissent presque obsolètes. La peur domine les Israéliens menacés par les attentats-suicides : nous devons condamner ceux-ci fermement. La rage, la fureur dominent les Palestiniens : impossibilité de circuler, couvre-feu infernal qui rend dérisoire le concept et la pratique du droit à l’éducation, humiliation permanente, chômage d’une incroyable ampleur, etc. Dans quel ordre faut-il énumérer cette souffrance, ce malheur, ces sources de toute résistance qui font de chaque Palestinien un kamikaze en puissance [13] ?
Voilà où nous en sommes.
Rien ne subsiste des accords d’Oslo sauf... qu’ils ont été signés devant les caméras du monde entier. Rabin a été assassiné par un Israélien pour les avoir signés. Arafat est désigné par la droite et l’extrême droite israéliennes comme celui qu’il faut éliminer, étant entendu que son éventuel successeur devrait plaire aux Israéliens. Excusez-nous : la campagne contre Arafat ne nous convient guère, quelles que soient les critiques qui peuvent lui être adressées. Aux Palestiniens de dire ce qu’ils en pensent.
Pour qu’ils le disent librement, il faut que recule le système infernal, l’engrenage de la mort. Les élections qui auront lieu bientôt en Israël vont être l’occasion d’un vrai débat. Il est vital, ne serait-ce que pour créer de nouvelles conditions au droit à l’éducation des enfants palestiniens et à la coopération entre universités françaises et palestiniennes, que Palestiniens et Israéliens reprennent des négociations concrètes, que l’occupation cesse, que les Palestiniens dénoncent les attentats-suicides. Bref, que leur visibilité fortement soutenue fasse échec aux projets de " transfert " qui continuent de dominer le Likoud et impose la reconnaissance de tous leurs droits.
Egalité, voilà le vrai mot d’ordre. Sa mise en œuvre suppose en tout état de cause que la guerre de Bush contre l’Irak n’ait pas lieu...
Notes :
[1] G. Haupt, M. Rebérioux (dir.), La deuxième Internationale et l’Orient, Cujas, 1967, p. 157-161.
[2] Michel Trébitsch prépare une édition critique du Robinson juif.
[3] H. Laurens, La question de Palestine, tome 2, 1922-1947, Fayard, 2002.
[4] Zeev Sternhell, The founding mythes of Israël, Princenton University Press, 1998 ; voir aussi un article de Shlomo Sand, Le Monde, 5 janvier 2002.
[5] Benny Morris, The birth of the Palestinian refugee problem, 1947-1949, Cambridge University Press, 1987.
[6] Farouk Mardan-Bey, Elias Sanbar (dir.), Le droit au retour, Actes Sud, Sindbad, 2002, p. 207-262.
[7] Ch. Enderlin, Le rêve brisé, Fayard, 2002.
[8] Elias Sanbar, " Pourquoi Camp David a-t-il échoué ? ", Trop c’est trop, Bulletin de liaison, octobre 2002.
[9] U. Avnery, " Naborh avait une vigne ", Solidarite-palestine.org, octobre 2002.
[10] Je suis ici le récit du Rêve brisé, op. cit.
[11] Y. Courbage, " La démographie des Palestiniens ", in Le droit au retour, op. cit.
[12] E. Sanbar, " Le doit au retour est-il négociable ? ", in Le droit au retour, op. cit.
[13] U. Avnery, " Comprendre la rage ", Le Monde, 24 novembre 2002.

 

Source : lemaire.marcus@skynet.be

 

Ce texte n'engage que son auteur et ne correspond pas obligatoirement à notre ligne politique. L'AFPS 59/62,  parfois en désaccord avec certains d'entre eux, trouve, néanmoins, utile de les présenter pour permettre à chacun d'élaborer son propre point de vue."

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