AFPS Nord Pas-de-Calais CSPP

   


Hashim Hamdane
www.arabs48.com

Dans le cadre des discussions sur le cessez-le-feu, l'accalmie, les "concessions douloureuses israéliennes" et les tentatives de montrer une nouvelle image de Sharon comme un homme de paix faisant face à une droite extrémiste( tout attérés que nous sommes, et nous restons bouche bée par une telle image), dans le cadre des efforts palestiniens officiels pour faire accepter cette image dans la rue palestinienne, traduisant cela en garanties pour arrêter l'Intifada, et préparer la disponibilité, sous prétexte de réalisme, à accepter cette réalité sans cesse renouvelée par les actes israéliens, réalité qui exige des concessions palestiniennes à n'en plus finir, non seulement douloureuses mais qui sont au coeur de la question, question qui reste pourtant le mot d'ordre large pour tous les groupes politiques, pour se contenter d'une mémoire courte, il est important de considérer tout ce qui s'est passé sur le terrain, dans le cadre de ce processus pacifique.

Au moment où les Palestiniens sont unanimes à considérer la nécessité de libérer tous les prisonniers, comme condition essentielle non discutable, Israël libère 500 prisonniers dont 120 détenus administratifs, et 200 qui ont accompli plus d'un tiers de leur condamnation. Le pire, c'est que les forces de l'occupation ont arrêté plus de 400 prisonniers le mois dernier (janvier).

Le gouvernement israélien approuve le nouveau tracé du mur de l'apartheid qui confisque 10% des terres de la Cisjordanie et divise les terres palestiniennes en zones, Gaza, Khalil, Ramallah, isole al-Quds avec ses habitants, et conserve à l'est les colonies israéliennes comme Kiriat Arbaa, Ofer, Beit Il, Alon Moreh et d'autres, avec une déclaration de Sharon la semaine dernière que ces blocs de colonisation feraient partie d'Israël dans l'avenir. Et Sharon n'arrête pas de déclarer, jour et nuit, en s'appuyant sur les garanties de Bush, que le désengagement ne se ferait pas sans contrepartie.

Et même le retrait des colonies de la bande de Gaza qui, à la rigueur pouvait porter à un "optimisme", à condition de voir ce geste dans le vide et hors de son contexte, n'est plus ainsi, puisqu'il s'agit d'un retrait en 4 étapes, et pour l'exécution de chaque étape, il faut une approbation, une étude des conditions, et ainsi, le retrait est devenu une carte de menace qu'Israël brandit quand il veut.

Il semble que l'appétit de Sharon ait suscité celui de Pérès. Ce dernier a déclaré, en insistant sur le fait que le désengagement n'est pas gratuit et pour alléger les "souffrances" des concessions, que le développement du Naqab et de la Galilée est l'acte le plus important du mouvement sioniste dans les prochaines années. Le temps ne s'arrête pas, ici, et les inondations précèdent la pluie à venir...

Source : R Ousseiran
Liste Assawra

 

Ce texte n'engage que son auteur et ne correspond pas obligatoirement à notre ligne politique. L'AFPS 59/62,  parfois en désaccord avec certains d'entre eux, trouve, néanmoins, utile de les présenter pour permettre à chacun d'élaborer son propre point de vue."

Retour  Ressources  -  Débat  -  Communiques  -  Accueil