Palestine, 78 ans après 1948 :
La Nakba est bien plus qu’un souvenir
Soutenons le peuple palestinien
Imposons le droit !
le 12 mai 2026
Les 15 et 16 mai, nous nous joindrons aux Palestinien-nes pour commémorer
le 78ème anniversaire de la Nakba : le processus violent,
planifié et organisé, par lequel les milices du mouvement sioniste, puis
l’armée du nouvel État d’Israël ont, tout au long de l’année 1948,
expulsé 800 000 Palestiniens de leurs villes, villages et terres.
La Nakba n’est pas qu’un événement du passé. C’est un
processus continu de dépossession et de déplacement forcé du peuple
palestinien qui se poursuit sous nos yeux encore aujourd’hui.
À Gaza, les destructions massives, les
bombardements, la famine et le confinement de la population dans un
espace toujours plus réduit illustrent cette réalité. En
Cisjordanie, la colonisation s’accélère, les terres sont
confisquées, les communautés palestiniennes attaquées et déplacées. À
Jérusalem-Est, expulsions et démolitions se multiplient. En
Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes,
ils sont visés par des lois discriminatoires qui en font des citoyens de
seconde zone. Dans les camps de réfugiés au Liban, en Syrie et en
Jordanie, les conditions de vie se dégradent sans cesse.
La Nakba est aujourd’hui ouvertement revendiquée par de
nombreux responsables politiques israéliens, qui affirment leur
détermination à poursuivre ce processus et à « le mener à son
terme ».
Ce processus s’étend aux pays voisins : en
Syrie, au-delà du plateau du Golan annexé illégalement, Israël a
étendu le territoire sous son contrôle. Au Liban,
l’offensive israélienne lancée le 26 février a fait 2 500 morts, et un
million d’habitants sont désormais déplacés. Israël vide le sud du Liban
de sa population et détruit méthodiquement ses villages. Comment
accepter ce cycle perpétuel de guerre et de conquête ? Israël,
de concert avec les États-Unis, a lancé une guerre dévastatrice contre
l’Iran, dont les conséquences pour l’économie et la sécurité mondiales sont
d’une ampleur imprévisible.
La Nakba n’est pas qu’un souvenir : les
800.000 personnes expulsées en 1948, auxquelles s’ajoutent les 300.000
expulsées en 1967, sont devenues, avec leurs descendants, 5 millions de
réfugiés et d’exilés, qui ont un droit inaliénable de retour sur
les terres d’où leurs familles ont été chassées.
L’UNRWA, agence des Nations unies chargée des
réfugiés palestiniens, assure des services essentiels d’éducation,
de soins de santé et de sécurité alimentaire. Elle est devenue une
cible privilégiée pour Israël : campagnes de dénigrement,
interdiction sur le territoire israélien, destruction de son siège à
Jérusalem-Est, fermeture de ses écoles dans certains camps comme celui de
Shuffat. A-t-on déjà vu une agence officielle des Nations unies
se faire interdire par un État membre, qui en détruit le siège en toute
impunité ?
Ces 78 ans de la Nakba nous posent une question simple : voulons-nous
d’un monde régi par la loi du plus fort, où un peuple peut être
expulsé et privé de ses droits, ou d’un monde fondé sur la justice et le
respect du droit international ?
Nous exigeons :
· La fin immédiate de l’occupation, de la
colonisation et des politiques d’apartheid ;
· L’arrêt immédiat des agressions israéliennes :
génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem,
bombardements et déplacements massifs au Liban
· La protection de l’UNRWA ;
· Le respect du droit au retour des
réfugiés palestiniens ;
· L’arrêt du commerce d’armes avec
Israël ;
· Des sanctions contre Israël, dont la
suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne
et Israël.
·
Nous saluons les Flottilles de la Liberté, dénonçons leur
arraisonnement par Israël dans les eaux internationales, ainsi que la
détention de militants par Israël. Nous exigeons du gouvernement
français qu’il dénonce ces actes de piraterie et agisse pour la
libération immédiate de toute personne qui serait détenue. Nous
exigeons l’ouverture complète et sans restriction de la Bande de Gaza à
l’aide humanitaire, aux journalistes, et à toutes les personnes qui
veulent leur témoigner leur solidarité.
Nous appelons à une mobilisation massive les 15 et 16 mai
pour faire entendre ces exigences.
Membres du Collectif
national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
signataires :
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – Agir
pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) - Alternative
Communiste - Américains contre la guerre (AAW) – Anciens Appelés en
Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre (4ACG) - Apel-Égalité -
Association de Solidarité Inter Peuples -Association des Travailleurs
Maghrébins de France (ATMF) - Association France Palestine Solidarité
(AFPS) - Association pour la Taxation des Transactions financières et
pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre
les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) -
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en
Palestine (AURDIP) - Cedetim / IPAM - Collectif Faty Koumba :
Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence - Collectif
Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix
Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix
Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine
et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Internationale
Solidaire et Écologiste (CISE) - Droit-Solidarité – Fédération des
Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération
Syndicale Unitaire (FSU) - Femmes Égalité - Forum Palestine Citoyenneté –
L’Alliance Pour la République Écologique et Sociale (L’Après) - La
Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) - Les Femmes en noir
(FEN) – Les Écologistes EELV – Mouvement pour une alternative
non-violente (MAN) - Mouvement de la Paix - Nouveau Parti Anticapitaliste
(NPA-A) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti
Communiste Français (PCF) – Participation et Spiritualité Musulmanes
(PSM) – Pour une écologie populaire et sociale (PEPS) – Réseau Coopératif
de la Gauche Alternative (RCGA) - Union communiste libertaire (UCL) -
Union étudiante - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union
Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union pour la Reconstruction
Communiste (URC) - Union syndicale Solidaires
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